Contrairement aux folles rumeurs sur leurs libérations: Diomi et Muyambo restent en prison

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A en croire une rumeur largement rependue sur les réseaux sociaux et prenant à témoin Me William Kalombo, avocat de Jean-Claude Muyambo, son client, ainsi qu’Eugène Diomi Ndongala, respectivement président de la Solidarité Congolaise pour la Démocratie et le Développement (SCODE) et président de la Démocratie Chrétienne (DC), devaient être libérés hier mardi 20 février 2018. Nombreuses sont les rédactions qui ont mordu l’hameçon et laissé les plumes, en voulant accréditer cette rumeur qui n’avait aucun fondement juridique. Et qui, vraisemblablement, était lancée dans l’objectif de créer un soulèvement populaire, en faisant croire à l’opinion qu’il y a une main noire qui ne veut pas la libération de ces prisonniers emblématiques, du reste concernés par la décrispation politique.

Dans une ville consommatrice de la rumeur comme Kinshasa et dont une moindre exploitation peut provoquer des étincelles, il revenait au Gouvernement de la République, à travers le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Me Alexis Thambwe Mwamba, de préciser les uns et les autres. Mieux, il y a le Conseil national de Suivi de l’Accord et du Processus électoral (CNSA), sous la direction de son président  Joseph Olenghankoy Mukundji, qui mène un travail de fourmi ensemble avec le ministre de la Justice, qui pouvait apporter cette information à la population.

Contacté par une radio périphérique, le ministre a rétorqué que cette information était totalement fausse, et que 17 personnes seraient en effet libérées, mais ils n’ont rien à voir avec Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo.  Et le ministre de préciser que leur libération n’a jamais été d’actualité, ces deux cas ne sont pas à l’ordre du jour pour une quelconque libération. Sinon, lorsqu’on jette un coup d’œil sur ceux qui ont été appelés à donner cette information, il n’y avait rien de crédible, mieux de responsable. Tenez, c’est l’élu de Kasangulu dans le Kongo Central, Jean-Claude Vuemba qui, la semaine dernière avait annoncé cette libération. Mais en quelle qualité et avec quels éléments entre ses mains ? Car, dans le cas d’espèce, l’information pouvait venir  du ministre de la Justice seul. Ici, la femme de Diomi Ndongala s’est même permise de dire « qu’on le donne libre à 99%, il ne reste qu’1% pour sa libération », celle-ci n’était pas une source d’information crédible. Parce que tout le monde s’est rendu compte qu’il s’agissait des affirmations qui n’étaient assises sur aucun document, mais répandue quand même dans la presse accro au sensationnel.

Une fois de plus, soit lundi dernier, c’est  l’avocat de Jean-Claude Muyambo qui s’est invité dans le débat, disant à qui voulait l’entendre que le directeur de la prison de Makala est déjà notifié (par le ministre de la Justice) pour cette fin. « La notification de la libération des prisonniers Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo vient de parvenir au directeur de la prison de Makala.  Demain mardi 20 février, ils seront libres », a-t-il affirmé. C’est comme si l’avocat de Muyambo était l’adjoint du directeur de la prison de Makala pour savoir les tenants et les aboutissants de tous les documents qu’il réceptionne. Malheureusement, rien de tel ne s’est produit et les deux condamnés restent toujours en prison.

Soulignons que les deux ont été condamnés pour des infractions de droit commun, c’est-à-dire, qui n’ont aucun lien avec la situation politique du pays. Comme pour dire que Diomi Ndongala aurait été condamné à 10 ans de prison pour “viol sur mineure”, alors que Jean-Claude Muyambo aurait écopé de 26 mois de prison pour “stellionat”. Dans ce sens, il est difficile d’affirmer que les deux seront libérés dans le cadre de la décrispation politique, d’autant plus qu’il y a des plaignants qui attendent soit la réparation du préjudice subi, soit qu’ils purgent toutes leurs peines conformément  au Code pénal congolais.

Pour rappel, le Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Electoral (CNSA) qui s’était réuni le mardi 21 novembre 2017 en séance plénière ordinaire sous la présidence de Joseph Olenghankoy Mukundji, son Président, avait décidé de mettre en place une mission de décrispation conduite par son Président pour s’enquérir précisément des cas des personnalités suivantes: Moïse Katumbi, Franck Diongo, Jean-Claude Muyambo, Eugène Diomi Ndongala. Il lui revient donc à lui, et à lui seul de révéler aux Congolais les conclusions de cette mission, vu la qualité des personnes concernées.

(JMNK)

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