Contrairement aux allégations d’une certaine presse

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Ngoyi Kasanji n’a jamais encouragé la fraude dans le secteur des mines

Dans un droit de réponse adressé à l’hebdomadaire « Le Maximum » et dont le quotidien L’Avenir a reçu une copie, des faits ont été imputés au Gouverneur du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, qui les rejette en bloc. Le même document renseigne que le Gouverneur Ngoyi Kasanji n’a jamais encouragé la fraude dans le secteur des mines. Pour appuyer son argumentaire, plusieurs éléments sont donnés en soutien.

Au sujet de la problématique de l’exploitation artisanale du diamant et la spoliation des concessions MIBA, le document en notre possession souligne que c’est depuis 1960 que la MIBA était la seule société à détenir les périmètres miniers des deux provinces du Kasaï. Elle y assurait au quotidien le contrôle et toute personne qui exploitait illégalement le diamant dans les deux provinces susmentionnées était arrêtée.

C’est vers les années 1980, à la suite de l’arrestation des creuseurs clandestins du diamant, qui a causé la mort de plusieurs personnes, que le Président de la République de l’époque (Joseph Mobutu), interpellé par les Organisations de défense des droits de l’Homme, s’est vu dans l’obligation de libéraliser l’exploitation artisanale du diamant sur les concessions de la MIBA en 1982.

A l’avènement du Code minier en 2002, l’un des soucis du Président de la République était de créer la classe moyenne. C’est pourquoi il a été préconisé l’encadrement des creuseurs artisanaux à travers les coopératives. C’est ainsi que le Gouverneur Ngoyi Kasanji s’est employé pour que soient créées les zones minières dans sa province. Sur les 120 zones d’exploitation artisanale proposées, seule une vingtaine a été créée et le processus de leur bornage est en cours.

« Les concessions de la MIBA dont on parle, n’ont jamais été bornées. Le seul périmètre borné et sécurisé « le Polygone » n’est exploité jusqu’à ce jour qu’à moins de 20% selon les experts. La MIBA n’a jamais exploité l’ensemble de son polygone. Libres depuis 1982, tous les autres périmètres sont exploités par des artisanaux. Pour ce faire, ils ont placé leurs dragues sur plusieurs rivières des deux Kasaï. (Tshikapa, Sankuru, etc.) », explique le document qui ajoute que dans le souci de permettre à la MIBA de gagner les revenus de ses périmètres miniers non protégés, le Gouverneur du Kasaï-Oriental a facilité la coopération entre les coopératives minières et la MIBA. Dans ce cadre, Alphonse Ngoyi Kasanji a mis en contact Mercures Ressources et la MIBA.

Du contrat signé par la MIBA avec Mercures Ressources et du départ de Kazadi Mabika

Nous apprenons que le contrat signé entre Kazadi Mabika et Mercure Ressources n’a jamais été autorisé préalablement par le Conseil d’Administration conformément aux Statuts de la société. L’organe suprême de la MIBA a constaté que dans ce contrat, la Société ne gagnait absolument rien. Mercure Ressources devait apporter juste un prêt de 4 millions $ remboursable par la MIBA. En conséquence, la MIBA n’avait droit qu’à un pourcentage des bénéfices générés par l’exploitation de ses gisements par MERCURE utilisant les 4 000 000 $ susvisés. Donc la MIBA pouvait se retrouver avec des gisements épuisés, sans bénéfices mais obligée tout de même de rembourser le prêt susvisé.

A l’arrivée des chinois de l’AFFEC, explique-t-il, c’est le Gouverneur Ngoyi Kasanji qui a aidé Kazadi Mabika à déclarer la liquidation de la Société Congolaise d’Investissement Minier SCIM pour permettre l’investissement de 500 Millions $ qui font tourner l’actuelle Société Anhui Congo d’Investissement Minier SACIM.

Il explique que les raisons du départ de sieur Kazadi Mabika de la tête de la SACIM sont essentiellement l’organisation d’un réseau maffieux d’enrichissement illicite au détriment de l’Etat congolais. Cela en complicité avec certains partenaires chinois de mauvaise foi. Ce réseau a été démantelé grâce à la vigilance de la ministre du Portefeuille.

Partout où il est passé, explique-t-on au niveau du gouvernorat du Kasaï-Oriental, Kazadi Mabika s’est toujours comporté en potentat, l’homme à tout faire. Il se fait aussi passer pour l’homme du Président de la République qu’il verrait à tout moment et dans n’importe quelle circonstance. Quelques heures après sa suspension, Kazadi Mabika s’est permis d’empêcher les membres du Conseil d’administration de la MIBA d’accéder dans leurs bureaux. Cela durant 3 heures. Il a fallu l’intervention du ministre des Mines pour lever le dispositif policier placé devant les différentes portes.

Et de préciser que la société SOGEWIS est aujourd’hui l’une des retombées de la politique du Gouvernement provincial du Kasaï-Oriental qui a toujours voulu que la MIBA profite des revenus de ses périmètres non protégés. Elle ne peut pas être considérée comme étant une manœuvre pour détruire la géante minière. La gestion d’une société peut être assurée par toute personne majeure et jouissante de ses capacités et droits civiques. Même si ladite personne a une parenté avec l’autorité directement liée à la situation de la société.

Le Gouverneur peut toujours proposer son expertise

Il n’est pas interdit à un Gouverneur qui a une expertise avérée du diamant de continuer à l’évaluer. Président de la Fédération Congolaise de l’Or et du Diamant et ancien dirigeant du Conseil Provincial des diamantaires, Ngoyi Kasanji fait aujourd’hui partie des meilleurs experts du diamant que compte la République démocratique du Congo. Le Gouverneur Ngoyi Kasanji soutient les efforts que déploie M. Pascal Nyembo du CEEC pour éradiquer tant soit peu la fraude minière. Ce sont les mêmes efforts qu’il fournit au quotidien au Kasaï-Oriental. Ngoyi Kasanji a été élu démocratiquement Président de Sa Majesté Sanga Balende, le club le plus populaire de la ville de Mbuji-Mayi. Il le finance avec de l’argent généré par ses affaires. Ceci peut à tout moment être prouvé.

En conclusion, Ngoyi Kasanji est contre la fraude minière. En sa qualité de Gouverneur du Kasaï-Oriental, il participe au quotidien, avec tous les services étatiques concernés à la lutte contre la corruption et la fraude dans le secteur minier. Il milite pour la canalisation des taxes minières vers les comptes du trésor et souhaite que l’Etat donne des moyens au SAESCAM pour l’encadrement et l’assistance des artisanaux dans les coopératives tel que prévu par les textes légaux. Le gouverneur Ngoyi Kasanji l’a toujours clamé haut et fort : « …la Canalisation des ressources minières vers les circuits officiels est le seul canal par lequel l’Etat congolais peut avoir les moyens suffisants de sa reconstruction… » Le souci de cet homme politique est qu’un jour la géante minière de Bakwanga soit totalement relancée, pour permettre le redémarrage du boom économique du Kasaï-Oriental. Il n’a par ailleurs jamais cessé de faire le lobbying dans ce sens auprès des décideurs et a même réussi à arracher quelques mois de salaires et autres avantages en faveur de la MIBA auprès du Chef de l’Etat avant sa relance.

JMNK

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