Contradiction quant à la date de l’arrestation du prévenu: La partie civile parle d’une distraction de mauvais goût

par -
0 392
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

A l’audience foraine du Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe siégeant à la prison militaire Ndolo, dans la commune de Barumbu, le prévenu qui est passé hier devant la barre, Reagan Mugeni Lumenga, a voulu malencontreusement conduire le Tribunal sur une piste politique. Et le Tribunal a eu  les mots justes pour lui dire que ce procès ne concerne en rien l’UDPS, les Kasaiens et les gens du Bandundu. Il y a des faits précis  pour lesquels des poursuites son engagées. Pour tenter de se disculper, il s’est caché derrière le doute au sujet de la date de son arrestation. Fait que la partie civile Rdc considère comme une contradiction inventée de toute pièce et parle même d’une distraction de mauvais goût. Et le Ministère public de faire observer que le prévenu se croyait malin, malheureusement, il tombe dans la divagation.

A l’audience d’hier, le prévenu a tenté malgré lui de recoller les morceaux, faisant croire à l’assistance qu’il s’agissait d’un procès politique. Loin de là, parce qu’à en croire le président du Tribunal qui a rappelé l’article 246 alinéa 2 du Code judiciaire militaire, le procès ne concerne pas Ne Mwanda Nsemi et le contrat judiciaire concerne des personnes bien identifiées déférées au tribunal par l’organe de la loi. Et le Ministère public d’ajouter que les actes posés le 17 mai 2017 ont provoqué l’évasion massives des détenus. Peut-être que le prévenu veut nous parler de sa bravoure et c’est important qu’il nous dise, où se trouve Ne Mwanda Nsemi !

Pour sa part, la défense a rappelé, s’adressant au tribunal, que vous êtes un juge de répression et non d’homologation. « Vous n’allez pas homologuer la décision de renvoie. Il y a des principes que lorsque vous volez attraire quelqu’un en justice, que vos soyez conséquent », a indiqué la défense, qui a insiste sur le fait qu’il existe une nuance entre la régularité d’un procès verbal et le contenu qui s’y trouve. De son côté, le Ministère public précise que le dossier contient les aveux qui sont au sommet de la pyramide. C’est à lui de démontrer que le client souffrait des troubles mentaux. Et de renchérir que les photos sont les constations directes et des preuves attestant qu’il y a eu mort d’hommes ont été présentées.

Pas de contradiction

Au sujet de cette supposée contradiction quant à la date d’arrestation du prévenu, la défense martèle : « Heureusement que vous dite que le Ministère public a dit, mais il n’a pas prouvé. Je me suis servi des procès verbaux que ses Officiers de police judiciaire ont instrumentalisés. Quelle est la vraie date ? Il est important de soulever cela pour mettre en œuvre le manque de cohésion dans la décision de renvoie du Ministère public qui est l’organe accusateur. Il devait faciliter le Tribunal qui rendra sa  décision au nom du peuple et sera exécutée au nom du président de la République, que cette décision cadre pas avec la loi pénale qui est de stricte interprétation », précise-t-il, avant de se demander, est-ce qu’il s’agit des aveux judicaires ou extrajudiciaires ?  Est-ce qu’ils peuvent lier le Tribunal, non, parce qu’obtenus en dehors du Tribunal.

Il a terminé par demander au Ministère public de bien vouloir favoriser le Tribunal de mettre à notre disposition des indices matériels démontrant la commission de l’infraction. Le Ministère  public nous a brandi un certificat de décès, mais aussi un procès verbal d’audition. C’est ainsi que nous sommes entrain  de faire cette gymnastique pour qu’il nous éclaire. Ce sont les pièces qui jusqu’à ce jour n’implique pas l’imputabilité.

Pour le Bâtonnier Mbere, la contradiction,  c’est dans la tête du prévenu ; Ce n’est pas dans la tête du Tribunal et de la partie civile. C’est une contradiction inventée de toute  pièce pour essayer de se disculper. « Quant à ce qui concerne son arrestation, il n’y a pas de problème. Il y a eu d’abord l’audition et puis l’Officier de police judiciaire a décidé de passer par l’arrestation.  Et cela est conforme au Code procédure pénale. C’est la distraction de mauvais goût. Il a été entendu le 06 et arrêté le 7, c’est normal. Il n’y a pas de contradiction », explique-t-il.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse