Contentieux à Papakin

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Controverse autour de la résiliation du contrat du Chef d’antenne Mbanza-Ngungu

Beaucoup d’eau coule sous le pont du Programme d’appui aux pôles d’approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraîchers (PAPAKIN) après le licenciement de l’ingénieur Bruno Kitiaka. Ce dernier a estimé dernièrement au cours d’une communication que pour sa part, son licenciement est abusif. A cet effet, l’ingénieur Bruno Kitiaka se dit prêt à saisir la justice pour obtenir réparation du préjudice lui causé.

L’affaire remonte d’un marché VSAT conclu avec la société Axenet pour la fourniture Internet à ce programme financé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) jugé malencontreux par la hiérarchie. Il s’en est suivi à l’endroit de plusieurs cadres de Papakin impliqués dans la gestion de ce dossier, sur proposition de la mission d’enquête initiée à cet effet, des sanctions allant jusqu’à la cessation de leur collaboration à l’instar de l‘ingénieur agronome Bruno Kitiaka. D’après ce dernier, son cas résulte de la confusion, des tiraillements et autres luttes d’intérêt qui rongent ce programme.

Licencié abusivement pour des « initiatives malencontreuses » qu’il aurait prises dans le cadre dudit marché négocié, selon certains, en dehors de la procédure, Bruno Kitiaka revient à la charge pour réclamer justice contre son ancien employeur. Il estime qu’il n’a posé aucun acte délictueux. Il démontre dans ses propos que son licenciement à un caractère irrégulier. « J’ai participé à l’évaluation des offres, le coordonnateur a signé la lettre d’attribution y compris le contrat et l’avenant (…). Ceux qui voulaient mon départ ont conclu que c’est moi qui ai fait signer à tous le PV ayant attribué le marché à Axenet », se plaint-il à la presse. L’ingénieur Bruno Kitiaka s’inscrit en faux quant à la charge des « initiatives malencontreuses » aussi longtemps que le document fut signé par les différents responsables en charge du dossier, même si certains se sont ensuite rétractés en alléguant y avoir été forcés, témoigne-t-il. « L’évaluation des offres s’est passée le 16 septembre 2013, et la formation sur la passation de marché a eu lieu au mois d’octobre 2013. On ne peut donc pas nous accuser d’avoir des connaissances sur la passation des marchés », estime Bruno Kitiaka. Revenant sur le caractère de son profil en rapport avec son poste de travail lors de recrutement tel que porté sur son grief, l’orateur avance : « « On ne peut pas revenir après une année de service sur mon recrutement. La période légale d’essai (six mois) étant passée, Papakin ne pouvait pas me licencier en avançant un tel argument ». Selon le grief, une erreur s’était glissée lors de son recrutement vu que son profil ne correspondait pas au poste lui octroyé. L’orateur soutient que la commission d’enquête instituée par le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture pour faire la lumière sur cette affaire a, après avoir entendu toutes les parties, conclu que la responsabilité était partagée et a recommandé dans son rapport final la réhabilitation de Bruno Kitiaka au poste de Chef d’antenne à l’issue de sa suspension. Alors que l’intéressé s’attendait à être rétabli dans son poste de Chef d’antenne, il a été désagréablement surpris par une lettre de fin de prestation de service au Papakin qui lui fut adressée par le même secrétaire général qui, paradoxalement, se serait référé au rapport de la commission d’enquête et à celui d’évaluation du personnel de Papakin. En attendant l’issue de cette affaire, l’ingénieur Bruno Kitiaka réclame à son ancien employeur son décompte final évalué à 31.500 dollars ainsi que le paiement du per diem pour la mission effectuée à Kinshasa du 30 mars au 11 novembre 2013 évaluée à 23.500 dollars.

(St. Hervé M’Buy)

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