Congo-Brazzaville: Prise des mesures destinées à protéger davantage l’utilisateur de la téléphonie mobile

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Le forfait 1 giga bit au prix de 1000 francs/CFA se poursuit encore pendant une durée d’un mois, c’est à cette obligation que sont soumises MTN et Airtel Congo, deux opérateurs de téléphonie mobile. Ceci dans le but de protéger les consommateurs, face à la hausse des tarifs de communications téléphoniques, précisément des services de l’internet proposés aux clients. Aussi, le forfait 1 giga bit au prix de 1000 francs/CFA, a-t-il été reconduit pour un mois, afin de « compenser le déficit de communication des opérateurs ».

Jugeant inopportune, dans l’ensemble, l’augmentation des prix des communications pratiquée par les deux sociétés de téléphonie mobile, Léon-Juste Ibombo au cours de ces échanges, a rappelé la volonté du gouvernement congolais, qu’est celle d’assurer à tous les congolais l’accès à des services de communications de qualité et à moindre cout. A ce titre, tous ceux qui exercent ou entendent exercer dans ce secteur doivent s’y travailler.

Répondant à cette interpellation du gouvernement, l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), par la voix de son Directeur général, Yves Castanou, a apporté les conclusions du travail fait dans ce sens.

Ainsi, sur la cinquantaine de forfaits par opérateur, sept ont connu des hausses de 25 à 65%. D’autres jugés toxiques ont été supprimés par le régulateur. Mais la fin brutale de la promotion très prisée par les consommateurs des communications électroniques d’un gigabit internet quotidien a été maintenu à 1 000 francs, pendant un mois encore  au lieu de 2 500 francs, tel que décidé par ces deux sociétés. Les Congolais ont été très nombreux à l’utiliser…On ne pouvait pas leur priver brutalement cet avantage, tant le président de la République tient à l’inclusion de l’accès internet, pouvait souligner le ministre Léon Juste Ibombo.

Puisque les taxes budgétaires que l’Etat fait appliquer dans ce secteur ne présentent aucun impact et incidences considérables. En conséquence rien ne saurait justifier la hausse des prix pratiquée actuellement par ces sociétés. Dans cette perspective les associations de défense des droits des consommateurs avaient donné de la voix pour fustiger cette pratique, tandis que les gros consommateurs de l’offre enflamment les réseaux sociaux, dénonçant une tendance limitative ou privative de la liberté d’expression.

Après avoir pris connaissance des explications de l’organe technique du gouvernement en la matière, à savoir l’ARPCE le ministre Léon Juste Ibombo a annoncé la décision du gouvernement en ces termes : «  Le gouvernement marque sa désapprobation quant à l’opportunité de cette mesure et à la démarche utilisée pour sa mise en exécution ». Par conséquent, le ministre a commis au régulateur la tâche de procéder à l’annulation pure et simple de cette nouvelle tarification appliquée par les sociétés de téléphonie mobile.

Ainsi l’ARPCE, à la demande du ministre de tutelle, devrait mener une étude conséquente sur le relèvement du secteur des télécommunications, incluant les modèles économiques des opérateurs, le catalogue des prix ainsi que les capacités data, pour être portée à la validation du gouvernement dans six mois.

De son côté, tout en rappelant le rôle du régulateur de protéger les intérêts souvent contradictoires des consommateurs, des opérateurs et de l’Etat, Yves Castanou a regretté le déficit de communication des opérateurs, qui, fondamentalement, ont l’obligation légale d’informer l’opinion de toute offre deux semaines avant sa mise sur le marché ou son retrait.

Dans cette optique l’Arpce s’est souscrite à la démarche de la tutelle de reconduire la promo d’un giga internet à 1 000 francs, malgré sa « toxicité » et son caractère suicidaire pour les sociétés. La guerre des opérateurs n’est pas encore finie. Le régulateur qui entend relever le secteur, redoute le pire, surtout que la crise n’épargne pas les télécommunications. Un secteur dont « les coûts de communication voix et internet ont baissé de 75% », ces dernières années.

A l’évidence, tout changement des couts de la communication voix, data et  internet mobile reste suspendu à une décision arrêtée de commun accord par l’ensemble des acteurs, œuvrant dans ce secteur.

(Roch Bouka/Correspondant Rtga World à Brazzaville)

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