Congo-Brazzaville: Plus de 19 chefs d’Etats attendus au 1er sommet du Fonds bleu pour le Bassin du Congo

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La République du Congo abritera ce dimanche 29 avril prochain le premier sommet des chefs d’Etat et des gouvernements de la Commission du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. La rencontre va se tenir au Centre international des Conférence de Kintele, Banlieue de Brazzaville située dans le Département du Pool Nord.

Ce  sommet qui verra le Fonds Bleu, dont l’acte de naissance fut délivré il y a tout juste un an à Oyo, devenir enfin une réalité concrète, marquera à coup sûr une avancée décisive dans la longue marche de l’Afrique Centrale vers l’émergence.

Ce Sommet confirmera, simultanément, que le Congo entend bien en être le véritable moteur sans pour autant marginaliser ses partenaires, ni écarter les puissances extérieurs, comme le Maroc qui ont joué un rôle important dans la définition de ce Grand dessin et dont la plus haute autorité, le Roi Mohammed VI, sera, d’ailleurs, présent.

Pour comprendre l’enjeu primordial que constitue la mise en route de cette institution et la volonté qui préside à ses destinées, il faut avoir présentes à l’esprit les deux donnée fondamentales.

La première est le rôle essentiel que devra jouer, dans les décennies à venir, le Bassin du Congo dans la lutte contre le dérèglement climatique qui menace aujourd’hui la planète toute entière. Si en effet, cette partie du monde, qui en est le deuxième poumon après le Bassin de l’Amazone en Amérique du Sud, ne protège pas la nature, l’on peut être certain que le réchauffement de l’atmosphère provoqué par la surindustrialisation de l’hémisphère nord générera un désastre global que personne ne pourra plus combattre. Pour dire les choses encore plus clairement, c’est bien le bassin du Congo qui à aujourd’hui des clés de la survie de l’espèce humaine comme le démontre l’importance des tourbières où se trouve stockée l’énorme mase de carbone dont la libération anarchique accélèrerait de façon irrésistible et mortelle la hausse des températures terrestres.

La deuxième donnée n’est géographique ni climatique, mais stratégique au sens le plus précis du terme. Comment, en effet, la protection de la nature sur toute l’entendue du Bassin du Congo serait-elle possible, voire même envisageable dans les années à  venir si la paix, le développement, le progrès social, la mise en valeur rationnelle des immenses  ressources naturelle de cette région du monde ne figurent pas au cœur de la politique menée par les Etats qui la composent ?  Et comment ce placement en tête des priorités régional serait-il possible si le Fonds bleu ne devient pas très vite réalité ? De la même façon que la création de l’organisation des Nation Unies à l’échelle internationale a permis de préserver la paix mondiale depuis près de soixante-quinze ans, de la même façon le Fonds bleu protègera le bassin du Congo des dérives de toutes sortes qui le menacent et dont témoignent les désordres qui dévastent la Centrafrique comme l’Est de la République du Congo.

Lors du conseil des ministres du 20 avril 2018, avait fait au sujet, des tourbières du bassin du Congo. Intervenant au sujet des tourbières du bassin du Congo, Me Arlette Soudan Nonault, ministre du Tourisme et de l’Environnement a d’abord tenu à expliquer ce qu’on entend par tourbières pour permettre une parfaite maîtrise de leurs enjeux au niveau mondial.

En termes de tourbières, il faut entendre des zones humides caractérisées par l’accumulation progressive de la tourbe. Celle-ci étant une matière combustible qui résulte de la décomposition de végétaux à l’abri de l’air.

Ces tourbes contiennent des quantités très importantes de carbone et en deviennent un réservoir naturel en absorbant du carbone en circulation dans la biosphère. Piégé ainsi dans les tourbes, le carbone est alors séquestré dans la matière organique morte ou dans une roche dite biogénique et ne peut plus être en contact avec l’oxygène pour former le gaz carbonique destructeur du climat.

Interpellant les membres du gouvernement sur cette importante communication de la ministre du Tourisme et de l’Environnement, le président de la République du Congo a instruit le gouvernement à intensifier le travail de communication et de diplomatie pour faire percevoir tant à la communauté nationale qu’à la communauté internationale, la nécessité d’un important investissement sur les tourbières sans lequelles, il ne sera possible d’atteindre l’objectif de l’accord sur le climat. Ni de gagner la bataille contre les changements climatiques.

(Roch Bouka/Correspondant permanant de la RTGA World au Congo Brazzaville)

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