Congo-Brazzaville: Ouverture du dialogue national sans l’opposition

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La séance d’ouverture le lundi 13 juillet 2015 a permis d’installer le présidium des travaux désormais dirigé par le président du Sénat, André Obami Itou. Le go est ainsi donné pour cette rencontre qui, jusqu’au 17 juillet, s’articulera autour de deux thèmes, à savoir : la gouvernance électorale et la réforme des institutions de la République.

Dès le lundi, les 500 participants ont été répartis en deux sous-commissions pour plancher autours de ces deux problématiques.

S’adressant aux participants, réunis dans la salle des banquets de la Direction départementale des douanes, Firmin Ayessa a insisté sur la nécessité du « consensus, rien que le consensus » au cours de ces assises, après avoir déploré le comportement des Congolais qui refusent le dialogue.

En effet, côté participation, l’on assiste quasiment au même scénario que lors des dernières consultations organisées par le président de la République avec l’absence des partis de l’opposition (en dépit de la présence de quelques acteurs proches de ce parti, tels que Joseph Kignoumbi Kia Mboungou. Même constat du côté du MCDDI où seuls les députés Théodorine Miacongo Kolélas et Mienandi, actuellement en froid avec le Secrétariat général du parti, ont accepté  de faire le déplacement de Sibiti.

La mise en place du bureau des travaux tient compte des sensibilités présentes à ce dialogue. Ceci, conformément aux orientations du décret présidentiel et aux consultations préalablement menées par le ministre de l’Intérieur  et de la décentralisation.

Outre le président des travaux de ce dialogue, désigné par le chef de l’État, le premier vice-président, Jean-Pierre Manoukou Kouba, est issu de la majorité et le deuxième vice-président, Christ Antoine Walembau le troisième vice-président, Jean-Michel Bokamba Yangouma. Pour le reste des membres du bureau, le poste de  secrétaire-rapporteur sera assuré par Marius Mouambenga, Commissaire général du Comité de suivi de la convention pour la paix. Côté organisation, malgré l’enthousiasme des populations de Sibiti qui saluent le choix porté sur leur localité pour abriter ces assises, bien de choses sont à déplorer.

Pendant cinq jours, les participons aux assises de Sibiti  débâterons de l’avenir du pays.

Les débats seront axés sur deux principaux thèmes : l’avenir des institutions et la méthodologie à employer pendant les élections avenir, notamment pour la présidentielle de 2016.

Mais les discussions des de Sibiti son loin d’être inédites. Il s’agit là d’un énième dialogue que organise le Congo-Brazzaville, après la conférence national souveraine, qui à ouvert la voie au multipartisme en 1991.

L’opposition congolaise a exigé le retrait du thème de l’ordre du jour dudit dialogue, mais n’a pas obtenue  gain de causse et a donc décidé de ne pas participer à cette  messe.

«Aucun divertissement ne nous concerne, quel que soit le nom qu’on lui donne. Tout cela ne doit tromper personne. Jamais le dialogue n’a été un piège qu’on tend aux autres. Nos regards doivent restés rivés sur le calendrier et la loi», a déclaré André Okombi Salissa, député du Parti congolais du travail (PCT),  parti au pouvoir dans la circonscription unique de Lékana, département des Plateaux. C’était devant la presse, ses militants et quelques membres de l’opposition.
Un assaut contre la paix
Même sur la réforme des institutions de la République et le changement de la constitution, M. Okombi Salissa a dénoncé, ce qu’il a appelé « l’organisation d’un assaut contre la paix, l’ordre et la stabilité. Selon lui, personne n’a démontré en quoi la constitution actuelle a été nuisible pendant treize ans. Personne n’a démontré ce que nous avons perdu avec cette constitution. Personne non plus n’a démontré ce que nous gagnerons avec le changement, en dehors du statu quo.

Le président de la Convention pour l’action, la démocratie et le développement (CADD) veut que l’élection présidentielle de 2016 se déroule dans le respect du calendrier et selon les règles acceptées par toutes les parties prenantes. «Ma conviction profonde est que l’alternance démocratique et politique est une chance que nous devons saisir. 2016 est une chance qui nous attend au versant de l’année en cours», a-t-il dit.

Les prises de position de l’ancien coordonnateur du Comité d’action de défense de  démocratie mouvement de jeunesse (CADD-MJ) ne peuvent surprendre personne. Pas plus tard que le 3 juillet dernier, il annonçait qu’il devrait se retirer du Rassemblement pour la majorité présidentielle (RMP). Avant cela, il a toujours appelé au sursaut national indiquant que «le Congo est à la fin d’un cycle de l’histoire  et que le temps d’une autre génération d’hommes politiques est venu». Comme il faut dire des choses  sans détoure, soulignons que ce dialogue s’ouvre dans un climat politique très tendu.

(Roch Bouka/Correspondant RTGA World à Brazzaville)

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