Congo- Brazzaville: Les médecins des universités privées de Kinshasa croupissent dans la misère

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Animés par l’esprit patriotisme afin de servir leur pays et pour aider la population congolaise, les médecins congolais ayant suivi leur formation en médecine dans les institutions privée de la République démocratique du Congo ne sont pas acceptés dans les hôpitaux publics et clinques de la place, au motif qu’ils n’ont pas avoir encore d’équivalence académique de leurs diplômes.

Cela fait bientôt sept ans pour les uns, cinq ans pour les autres, qu’ils sont en attente. Ces médecins avaient à l’époque saisi par écrit les autorités congolaises jusqu’au président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso.

Toutes ces tentatives sont restées lettre morte. Pour ne pas perdre la main ou l’art de guérir, ces médecins ce contentent des prestations non rémunérées dans les hôpitaux et clinques qui les acceptent au gré des responsable des établissements.

Il faut rappeler que lors des assise de la commission nationale d’équivalence des diplômes, titres et grades académiques, tenue à Brazzaville du 26 au 27 juin 2012, il avait été émis un avis défavorable sur tous les dossiers des médecins formés en RDC, alors que la sous-commission technique de la santé, pilotée par le professeur Monebeka de la Faculté de santé avait émis un avis favorable sur ces même dossiers.

Quelques jours auparavant, ces médecins avaient été chassés dans les hôpitaux publics par le professeur Georges Moyens entant que ministre de la Santé. Il faut aussi noter que lors de l’événement douloureux du 4 mars 2012, qui avait endeuillé le pays, le même ministre lança le fameux appel pathétique à toute personne détentrice d’un diplôme de doctorat en médecine, de prêter main forte aux équipes en place. Malgré leur humiliation et fidèle à leurs serments d’Hippocrate, ces médecins avaient répondus massivement à ce cri de détresse.

D’où vient alors ce comportement peut humain?

Le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso n’a-t-il pas dit lors de son message de vœux qu’incontestablement il se soucie de la santé des Congolais sur l’ensemble du territoire national en créant des hôpitaux départementaux ?

Pourquoi ces médecins détenteurs de doctorat en médecine ne sont-ils pas recrutés comme certains d’entre eux qui ont bénéficié des avantages particuliers, soit par leur appartenance ethniques, soit par la position privilégiée de leurs parents dans la société congolaise, soit encore par cooptation, et exercent normalement dans les hôpitaux publics de la place et ailleurs ?

Ces médecins qui ont étudie dans les différentes universités de la RDC : Simon Kimbangu, Université Kongo, Bel Campus, Université Chrétienne de Kinshasa, pour ne citer que celles-là ont-ils commis un pèche ? Ou ont-ils fait le mauvais choix de revenir travailler au pays comme l’avez souhaité le chef de l’Etat lors de ses entretiens avec les médecins de la diaspora congolaise vivants en France de revenir travailler au pays après les études à l’étranger ?

D’où vient alors le comportement de ce ministre qui foule aux pieds les actions du chemin d’avenir ? Accompagner réellement le chef de l’Etat dans sa vision de créer d’emplois, alors que ces médecins qui vivent la misère noire chez eux pouvaient aller exercer librement à travers le monde comme l’on fait d’ailleurs nombreux de leurs promotions.

Ces médecins sont   profondément indignés de constater désagréablement la non reconnaissance de leurs diplômes par le professeur Georges Moyen, l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur et ancien ministre de la Santé et de la Population, lui qui à l’époque, les avaient chassés et interdits d’exercer dans les structures sanitaires publiques du pays et de faire un stage pratique au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU) ou une spécialisation à l’université Marien Ngouabi sans notification légale, alors que dans les années antérieures, les médecins internes venant de Kinshasa étaient acceptés au CHU de Brazzaville.

S’ajoute à ces interdictions le rejet en bloc de tous leurs dossiers déposés en mai 2014 en vue de l’obtention des bourses de spécialisations à Cuba, le rejet de tous les dossiers déposés en août 2013 à la Direction générale de l’administration et des ressources humaines en vue d’une intégration à la fonction publique, l’impossibilité d’être inscrit au tableau de l’ordre des médecins et par conséquent d’être admis dans les structures sanitaires privées qui exigent le numéro d’ordre des médecins. Il y a aussi le refus de la direction départemental de la santé de les autoriser un stage de perfectionnement, etc.

Vue donc tous ces contours, la dernière question qui demande à être posée est la suivante : qu’est-ce qui se passe réellement avec ces médecins diplômés des Universités de Kinshasa ? Affaire à suivre.

(Roch Bouka/ Correspondant de la RTGA Word à Brazzaville)

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