Conflit en Ituri « Une situation qui risque de compromettre aussi bien la paix que le processus électoral »

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La situation d’insécurité qui prévaut à Djugu dans la province de l’Ituri, faisant frontière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud,  ne laisse pas indifférente la Commission Electorale Nationale Indépendante, surtout en  cette année électorale.

En vue de mieux cerner cette situation déplorable qui a déjà causé plusieurs pertes en vies humaines et des déplacés internes ainsi que des réfugiés, une situation qui risque d’impacter négativement sur le calendrier électoral si rien n’est fait. Conscient de cet enjeu, le Président de la CENI, Corneille Nangaa, a échangé ce lundi 05 Février 2018 dans son cabinet de travail avec le caucus des députés nationaux de cette province conduit par son président, l’honorable Mambo. Sur les 27 députés ressortissants de cette province, plus de 15 ont participé aux échanges.

Au dire de ces élus nationaux, la situation déplorable vécue actuellement par la population de la chefferie Bahema Nord est inquiétante. Une chose est claire : il ne s’agit pas d’une guerre ethnique comme le prétendent les pêcheurs en eaux troubles qui se servent des réseaux sociaux pour tenter de mettre le feu aux poudres dans cette province qui, en fin du siècle dernier, était en proie à des violences interethniques d’une particulière cruauté entre les ethnies Hema et Lendu. Cette fois, on ne s’y trompe pas : les massacres perpétrés à Djugu ce week-end relève de la criminalité réprimée par le code pénal RD Congolais. Il n’y a pas la moindre hésitation quant à leur qualification. Aussi ceux qui les ont commis et leurs auteurs intellectuels, doivent-ils en répondre conformément à la loi.

Pour leur part, les autorités nationales sont également interpellées. Il leur revient en effet de stopper net ce foyer de tension qui, s’il est négligé, pourrait s’étendre et prendre de l’expansion et une extension spatiale à même de compromettre aussi bien la paix chèrement acquise que le processus électoral dont le calendrier est désormais connu. Il faut donc, pour éteindre ce brasier, l’implication urgente des autorités politico-administratives tant nationales que locales.

Après s’être enquis de la situation réelle qui prévaut en cette partie de l’Ituri par de l’intox véhiculé par les réseaux sociaux, Corneille Nangaa a promis à ses hôtes l’implication de son Institution pour une solution pacifique car, selon lui, les Ituriens ont droit comme leurs compatriotes des autres provinces, d’aller aux élections prévues le 23 décembre 2018 dans la sérénité.

(JMNK/Ceni)

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