Conflit d’exploitation à Kingabwa

par -
0 706
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Taxis et « Esprit de mort » ligués contre « Esprit de Vie »

Les bus « Esprit de vie » sont empêchés de desservir la ligne Victoire-Kingabwa. Il nous revient que cette décision ne relève pas des autorités locales, mais des taximen et autres équipages de 207, communément appelés « Esprit de mort ». « Des chauffeurs de taxis et ceux de 207 se sont ligués contre les équipages de bus Esprit de vie. Il leur a été signifié qu’ils ne devraient pas exploiter la ligne Victoire –Kingabwa. Nous avons même appris que cela vaut une menace, car de jeunes désœuvrés seraient mobilisés sur place à Kingabwa, pour éventuellement endommager des engins Esprit de vie », ont témoigné des passagers trouvés Place de la Victoire.

Un bras de fer évité à raison

Les équipages des bus Esprit de vie ne décident pas de la ligne à desservir. Quand ils enregistrent des menaces comme celles dont ils sont la cible sur la ligne Victoire–Kingabwa, ils prennent bonne note et font rapport à qui de droit, pour appréciation. Car en réalité, nul contribuable n’a la prérogative de priver à son semblable d’espace à exploiter. L’avènement des bus « Esprit de vie » a sonné le glas pour les fourgonnettes 207, appelés par écœurement « Esprit de mort ». C’est pourquoi les équipages de ces mini-bus et les chauffeurs de taxis n’ont pas bien digéré une concurrence où ils étaient pressentis perdants. Aussi constate-t-on que par instinct de survie, ils soient prêts à jouer le tout pour le tout. Surtout qu’au lancement des engins « Esprit de vie », les fourgonnettes 207 avaient souffert d’un mépris de la société entière, au regard notamment de la fréquence des accidents. D’où, le surnom « Esprit de mort ».

A l’heure où des menaces sont proférées au grand jour sur la ligne Victoire –Kingabwa, les bonnes consciences ont les yeux tournées vers l’autorité qui devrait s’impliquer, pour remettre les pendules à l’heure. Il est vrai que dans tous les parkings de Kinshasa, la cohabitation entre « Esprit de vie » et « Esprit de mort » repose sur un ressentiment observable. Toutefois, en dépit de cette répugnance, il n’a pas été donné aux chauffeurs de taxis et aux équipages « Esprit de mort » d’empêcher l’exploitation aux bus « Esprit de vie ». Ce qui se passe sur la ligne Victoire-Kingabwa est une première. Si l’autorité laisse faire, les différents parkings d’autres quartiers de la capitale pourraient mordre à l’intox, par effet de chaîne. Le cas échéant, les bus Esprit de vie se verraient donc privés de droit de cité, sous la barbe de l’autorité. Car un abus non réprimé fait le lit d’un autre abus et partant, l’anarchie généralisée disqualifie l’autorité. C’est notamment ce qu’a démontré la série d’actes de vandalisme portés sur des bus Transco, respectivement à Kimbanseke et sur la Place Triangle, à proximité du rond-point Ngaba. Ces actes n’ont donné lieu à ni à l’interpellation ni à l’arrestation de présumés auteurs.

Diligenter une enquête pour démasquer les vandales

Dans sa parution du 6 octobre dernier, L’Avenir a déploré dans ses colonnes (dont un extrait de l’article suit), la résurgence de la pratique dite demi-terrain. Cela est survenu après le sabotage des bus Transco respectivement à Kimbanseke et à Righini.  

Au moment où des voix s’élèvent pour déplorer la résurgence de la pratique dite « demi-terrain », les observateurs pensent que l’entreprise lésée se garderait de mettre la charrue avant le bœuf. Ceci pour dire que la reprise de la desserte sur les lignes à problème serait soumise à quelques préalables, pour ne pas prêter le flanc à d’éventuels récidivistes. En effet, des inciviques ont endommagé deux bus Transco sur la place publique, dans des circonstances similaires. C’était respectivement vers fin août dernier, sur la route de Kimbanseke-cimetière et le saccage survenue lundi 28 septembre dernier sur la place Triangle sue évoquée. Face à cette forme de violence qui devient tradition à Kinshasa, la série de sabotages fait penser à l’existence d’une hargne ciblée contre les engins Transco. Pourtant, recommande la sagesse africaine, il faut savoir poser son problème pour se faire écouter. « Ce qui étonne plus d’un observateur, c’est la barbarie avec laquelle ces inciviques ont réagi. Pourquoi mettre le feu à un engin d’une telle valeur ? Ces bus, achetés avec l’argent du contribuable, ont pourtant été mis à la disposition des Congolais et au service des gagne-petit, y compris les étudiants de l’Université de Kinshasa.

(Payne)

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse