Conflit au Kasaï La Monusco reste mobilisée

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Comme chaque semaine, la Monusco était hier en face des journalistes, soucieux d’en savoir un peu plus sur la dernière évolution de la situation sécuritaire en Rd Congo. Ainsi, plusieurs questions pont été posées à la Monusco, notamment celle de savoir, pourquoi les provinces du Kasaï, victimes des affres des miliciens Kamwina Nsapu, semblent être abandonnées à leur triste sort. M. Théophane Kinda, Coordonnateur de la Division de l’Information publique et porte-parole par intérim de la MONUSCO  a expliqué que tout le monde n’ignore pas que la situation au Kasaï est très préoccupante, mais nous sommes très conscients des derniers développements. « Nous sommes conscients des violences qui touchent effectivement d’autres provinces avec même des conséquences au-delà des frontières, comme l’Angola.  Vous savez très bien qu’il y a un peu plus d’un million de personnes déplacées internes, 1 300 000 personnes plus exactement, et il y a au moins 639 écoles primaires et secondaires qui ont été détruites ou qui ne sont pas en état de fonctionnement. C’est pour vous dire que c’est une situation préoccupante pour nous. Nous suivons très attentivement le développement », dit-il.  Et pour ce faire, ajoute-t-il, nous avons essayé de renforcer notre présence dans le Kasaï de façon à diminuer justement ces violences. Et la réaction du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme par rapport à cette situation nous interpelle et c’est dans le même sens que, nous ici, nous sommes très préoccupés par cette situation.

Il a rappelé que le 2 juin passé, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies ici, Maman Sidikou avait, du reste, attiré l’attention en disant : « les Nations Unies condamnent vigoureusement ces attaques et appellent toutes les parties impliquées dans les violences dans le Kasaï à respecter les centres de santé et les écoles comme des zones de paix ». C’est vous dire à quel point nous sommes préoccupés et nous suivons au jour le jour le développement de la situation. Je ne sais pas si Florence Marchal a quelques éléments d’information pour compléter.

Il a été complété par Mme Florence Marchal, Coordonnatrice du Groupe de Communication des Nations Unies, qui a réaffirmé que la Monusco est non seulement conscients de la situation dans les provinces du Kasaï, mais qu’elle est mobilisée afin de trouver des solutions. « Comme annoncé par Fabien Faivre [du Groupe de Communication des Nations Unies], il y a quelques minutes [dans son propos liminaire], le Dr Diallo en sa qualité de Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, de Coordonnateur humanitaire et de Coordonnateur résident du système des Nations Unies en RDC, était sur le terrain ces deux derniers jours afin de rencontrer les communautés, de rencontrer les autorités, d’évaluer la situation et aussi de faire un plaidoyer afin que les conditions sécuritaires puissent permettre l’accès des humanitaires vers les zones où les populations ont besoin de recevoir une assistance », précise-t-elle.

Mais aujourd’hui, la Monusco est mobilisée, elle essaye de se mobiliser, on vous en a déjà aussi parlé plusieurs fois, des fonds afin de pouvoir répondre efficacement à cette crise. Des fonds d’urgence ont déjà été alloués mais maintenant, il faut que l’assistance puisse parvenir à ceux qui en ont besoin, et donc la priorité aujourd’hui, c’est d’avoir accès à ces personnes et donc que la sécurité soit  améliorée. Oui, nous sommes conscients et oui, nous sommes mobilisés et nous continuons notre mobilisation et notre plaidoyer.

Pour un effort constant en vue de l’enrôlement dans le Kasaï

Comme Florence Marchal l’a dit tout de suite, le Représentant spécial adjoint et Coordonnateur humanitaire était en visite à Kananga, le 5 juin, c’est-à-dire lundi passé. Et dans sa démarche, il a lancé un appel justement à ce que dans les zones où l’enrôlement n’a pas encore commencé, c’est-à-dire dans le Kasaï et le Kasaï Central, nous puissions aussi, la CENI puisse aussi faire des efforts avec l’appui logistique et technique de la MONUSCO pour que ces zones-là ne soient pas écartées ou délaissées dans le processus d’enrôlement. Donc, c’est un effort constant, continu, nous y croyons et nous l’avons dit clairement, il faut que dans ces zones-là, personne ne soit laissé de côté dans le processus d’enrôlement. Et c’est ce qui est en cours.

(JMNK)

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