Japon-Afrique : un nouveau type de relations ?

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Vue des intervenants à la conférence de Londres (ph. tiers)
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« Faire quitter l’Afrique du continent africain du statut de dépendant à celui d’autonome » avec l’aide des partenaires au développement, a été au centre d’une rencontre à Londres, mercredi 20 juillet courant, renseigne un communiqué de presse.

Organisé par Royal African Society et soutenu par le Japon, cette conférence qui a eu un principal questionnement « Japon-Afrique : un nouveau type de relations ? », a connu deux intervenants majeurs et experts dans le domaine de développement mondial, il s’agit de Charles O. Boamah, Directeur financier et vice-président de la Banque africaine de développement et Akihiko Tanaka, professeur à l’Université de Tokyo et ancien président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Dans son mot, Akihiko Tanaka a estimé que les pays africains devraient jouer un rôle inestimable pour le Japon dans les décennies à venir, en tant que partenaires toujours plus importants et qui représentent un énorme potentiel commercial.

Le développement de l’Afrique en quatre points

Pendant son discours, M. Tanaka a présenté son plan de développement pour l’Afrique en quatre points essentiels ; premièrement, la Croissance durable : ce qui est consommé en Afrique doit être produit en Afrique. Le Développement inclusif : importance de l’infrastructure économique. Troisièmement : Bonne gouvernance : accélérateur de croissance. En dernier lieu : Sécurité : même si le nombre de guerres civiles a diminué, les citoyens sont toujours menacés par le terrorisme et la violence.

« Habituellement, lorsque l’on entend parler de l’Afrique, il est rare que l’on pense au Japon et vice versa. En fait, le Japon et l’Afrique travaillent en étroite collaboration depuis des décennies et nous nous rapprochons de plus en plus », a-t-il soutenu.

Dans le cadre des perspectives, le Professeur Tanaka a confirmé le besoin de renforcer le cap de développement de l’Afrique dans la première décennie du 21e siècle en optimisant les capacités humaines, en développant les infrastructures et en encourageant le secteur privé dans le but de faire progresser les investissements. Pour y parvenir, il propose que les efforts se redoublent pour faire face à la baisse des prix de certains produits de base comme le pétrole et juguler les courants d’extrémisme violent qui se sont infiltrés dans certaines régions de l’Afrique ».

Pour Charles Boamah, pour l’Afrique, les priorités doivent être : apporter éclairage et électricité, faire face au déficit énergétique, améliorer la productivité dans l’agriculture; l’industrialiser en remédiant à sa faible contribution aux échanges industriels. Il a aussi cité l’intégration de l’Afrique dans le commerce interrégional, ceci dans le but d’améliorer la qualité de vie des Africains, en termes de travail et de compétences.

La TICAD et le Japon ont, ensemble, reconnu que le développement commence avec l’appropriation du processus par les Africains, avec le soutien des partenaires et amis.

Notons que cet évènement s’est déroulé en prélude de la 6e conférence internationale de Tokyo, sur le développement de l’Afrique (TICAD VI) qui se tiendra à Naïrobi, au Kenya les 27et 28aout prochain, le premier sommet TICAD jamais organisé en Afrique.et c’est sera pour la première fois que le continent accueille une édition de ces assises internationales.

 

(Onassis Mutombo)

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