Condamné à 36 mois de prison ferme: Katumbi, c’est fini

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Arrestation immédiate requise

  • Le tribunal de paix de Lubumbashi a rendu, ce mercredi 22 juin 2016, son verdict dans l’affaire stellionat opposant l’homme d’affaires grec, Alexandros Stoupis à Moise Katumbi. A la suite des minutieuses investigations menées par les juges lushois, il s’est avéré que tous les documents détenus par le prévenu Katumbi, dans ce litige immobilier qui date de plusieurs années, portaient des signatures des personnes décédées au moment de l’établissement desdits documents
  • Reconnu coupable pour vente d’un bien immobilier appartenant à autrui, l’ancien gouverneur du Katanga aujourd’hui démembré a été en conséquence condamné à trois ans de prison ferme avec arrestation immédiate. Triste fin ou début d’un chapelet des malheurs pour celui qui pourrait ne plus fouler le sol congolais craignant que la justice vienne l’embourber

Le malheur ne vient jamais seul. C’est aujourd’hui une réalité pour Katumbi Chapwe Moïse qui, en dépit de sales draps dans lesquels il se trouvait déjà avec le recrutement des mercenaires, est encore pris dans ses jonglages. Il est d’ailleurs à parier que ce n’est qu’un début des révélations ! L’homme d’affaires que d’aucuns appelaient prématurément ‘’président’’ est mal tombé. Le tribunal de paix de Lubumbashi vient de rendre son verdict dans l’affaire stellionat l’opposant à un autre homme d’affaires, grec, Alexandros Stoupis.

La roublardise

A la suite des minutieuses investigations menées par les juges de la capitale cuprifère, il s’est avéré que tous les documents détenus par le prévenu Katumbi, dans ce litige immobilier qui date de plusieurs années, portaient des signatures des personnes décédées au moment de l’établissement desdits documents.

En outre, reconnu coupable pour vente d’un bien immobilier appartenant à autrui, l’ancien gouverneur du Katanga aujourd’hui démembré a été en conséquence condamné à trois ans de prison ferme avec arrestation immédiate.

Condamnation visiblement moins sévère pour tous les préjudices qu’il a fait subir à la partie demanderesse. M. Katumbi a été aussi condamné à verser un montant d’ 1 million de dollars US à titre de dommages et intérêts au sujet grec et devra aussi payer les frais de justice.

Ce verdict est moins sévère par rapport au réquisitoire du ministère public. A l’audience de lundi 20 juin, l’organe de la loi avait requis une peine de cinq ans de servitude pénale à l’ encontre du stellionataire Katumbi. Au cours de cette audience, les avocats du désormais condamné n’ont pas été autorisés à défendre leur client qui séjourne depuis trois semaines en Europe, officiellement pour des soins médicaux. Le tribunal a soutenu que lorsque le prévenu est poursuivi pour une infraction dont la peine est de plus de cinq ans, sa comparution personnelle est obligatoire. En l’absence de Moïse Katumbi, cette juridiction a démarré et clôturé l’instruction du dossier.

Est pris qui croyait prendre

Pour rappel, M. Emmanouil Alexandros Stoupis avait par citation directe assigné M. Katumbi devant le tribunal de Paix de Kamalondo où ce dernier n’a été ni présent, ni représenté, quoique régulièrement signifié de l’exploit introductif d’instance. Le verdict de ce mercredi le condamnant à 36 mois de prison tombe un mois seulement après que le candidat déclaré prématurément à la prochaine présidentielle, ait été inculpé pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat, et placé sous mandat d’arrêt provisoire par le Parquet général de la République.

Dans ce procès, il avait été inculpé pour recrutement des mercenaires étrangers. Malgré cette condamnation, Moïse Katumbi avait reçu l’autorisation du Procureur général de la République de se faire soigner à l’étranger. L’ancien gouverneur du Katanga avait ainsi été évacué le 20 mai dernier dans un avion médicalisé vers l’Afrique du Sud pour être soigné. Moïse Katumbi va ensuite quitter l’Afrique du Sud le 28 mai dernier pour aller poursuivre ses soins en Europe. Début d’exil ? Peut-être.

La découverte d’armes, autre accusation contre Katumbi nonobstant ce dossier de stellionat, est toujours d’actualité. Moïse Katumbi, qui se trouve actuellement en Europe pour des soins de santé appropriés, est auteur de plusieurs autres infractions notamment l’atteinte à la sureté interne et externe de l’Etat, recrutement des mercenaires et autres.

Des informations glanées dans les milieux judiciaires signalent le transfèrement par l’Auditorat général au Parquet général de la République de quatre éléments de forces de l’ordre, parmi lesquels des anciens officiers de la garde, impliqués directement ou indirectement dans le dossier Katumbi. Donc, ces anciens officiers sous sa barbe doivent répondre, eux aussi, de plusieurs chefs d’accusations dont les violations de consigne, désobéissance et autres.

Selon différentes sources près du dossier, il aurait été trouvé sur ces derniers de types d’armes n’ayant jamais fait partie de la dotation ni des FARDC ni de la PNC, en l’occurrence 2 pistolets Clock, 3 pistolets Taurus et un pistolet de type coréen. La question suspendue aux lèvres des observateurs est celle de savoir d’où ces armes sont venues ? à quoi auraient-elles servies, et qui en est le pourvoyeur ? Seuls les accusés et l’ex-gouverneur du Katanga, encore présumés innocents, s’expliqueront devant la justice probablement lorsque le président du TP Mazembe aurait repris de sa santé et comparu en leur compagnie.

 

L’Avenir

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