Condamnation de Jean-Claude Muyambo pour stellionat: Katumbi, le suspect bénéficiaire !

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Près de deux ans d’un procès ponctués des dilatoires et des gesticulations. L’ex-Bâtonnier de Lubumbashi, Me Jean-Claude Muyambo Kyassa, ancien ministre et président du parti politique SCODE a fini par se faire rattraper.

Le verdict rendu le mercredi 12 avril 2017 par le Tribunal de Grande Instance de la Gombe, siégeant en second degré en séance foraine à la prison Centrale de Makala où il est détenu depuis près de deux ans, le prévenu a perdu ses plumes et son latin face à son accusateur Alexandra Stoupis fils, représenté par son Conseil.

Les juges ont-ils dit le droit?

La longueur du temps qu’a pris ce procès avait suscité une forte impatience dans le chef de toutes les parties au procès et même des observateurs qui avaient hâte de voir cette affaire atteindre le bout du tunnel, faisant que la sentence qui tardait à venir depuis la fin des plaidoiries était donc la plus attendue.

Dans son réquisitoire devant un auditoire mixte constitué d’observateurs et autres sympathisants de deux parties, les juges ont reconnu contre Jean- Claude Muyambo la prévention d’abus de confiance pour avoir abusé son ancien client, en aliénant les patrimoines immobiliers de ce dernier, aussi l’infraction de rétention illicite des titres immobiliers que le condamné avait, sans titre ni qualité, gardé par devers lui. Le Tribunal qui s’est voulu juste dans son prononcé, n’a pas reconnu contre le précité l’infraction des menaces et attentats contre les Stoupis, puisque non soutenue par des preuves. Comme dans tout procès du genre, Muyambo, reconnu coupable de faits infractionnels, a été condamné à 5 ans de servitude pénale et sommé de payer un montant de dix mille dollars au titre des dommages et intérêts.

Ce que l’opinion devrait retenir est qu’il y a plus de deux ans, M. Muyambo avait, en sa qualité d’avocat, reçu mandat de la famille Stoupis en vue de pouvoir récupérer pour le compte de celle-ci, tous les biens immobiliers légués par leur géniteur, M. Alexandra Stoupis, un sujet grecque venu s’installer dans l’ex-Katanga dans les années d’avant l’indépendance, lesquels immeubles dont la plupart étaient soit spoliés, soit aliénés.

Nul n’ignorait, au Katanga, ce que représentait le Cabinet Muyambo Kyassa, dont la finesse dans la défense de ses clients lui vouait une considération certaine, puisqu’obtenant toujours gain de cause en faveur de ses multiples clients. Ce qui était, du reste, pareil avec le dossier Stoupis dont l’ex-Bâtonnier Muyambo a pu, conformément au mandat de son client, récupérer tous les immeubles concernés.

Là où le bas blesse, constat de tous, est que les Stoupis, qui ont sollicité les services de l’avocat, s’étaient vus flouer sur toute la ligne, par le Bâtonnier Muyambo. Celui-ci s’était mis à vendre les immeubles récupérés, à l’insu et sans autorisation de ceux qui l’avaient mandaté, et sans qu’aucun rapport ne soit fait à ces derniers sur le fruit des ventes de toutes ces maisons parmi lesquelles figurent notamment l’immeuble de Mahenge dans la commune de Kalamalondo ville de Lubumbashi devenu, comme par magie, propriété de M. Moïse Katumbi qui pince sans rire, prétend l’avoir acheté, auprès de Jean- Claude Muyambo qui ne nie pas non plus.

Toute cette version des faits qui a permis la condamnation de Jean-Claude Muyambo tant au premier qu’au second degré s’éloigne bien de ce que d’aucuns par ignorance, assimilent à des combines politiques pour nuire à quiconque. Dura Lex, Sed Lex, le Bâtonnier devrait s’assumer et remettre les Stoupis dans leurs droits.

L’Avenir

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