Condamnant une démarche cavalière et précipitée: Pierre Kangudia reste au gouvernement, mais démissionne de l’UNC

Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Nombreux sont les analystes qui tablaient sur le retrait du ministre d’Etat en charge du Budget du gouvernement Tshibala, au regard des liens traditionnels qui l’unissaient à son ex-président du l’UNC, M. Vital Kamerhe. C’était sans compter avec la réponse de Pierre Kangudia, qui n’avait en aucun moment apprécié la démarche cavalière de son parti politique, laquelle frisait un acharnement. Sinon, comment peut-on justifier son retrait seul des Institutions, tout en laissant le représentant de l’UNC continuer l’exercice de ses fonctions à la CENI, organe attitré pour piloter les élections ? C’est le sens de la convocation de la presse, hier au 7ème niveau de l’immeuble du Gouvernement, pour donner sa position à la suite de la décision de son retrait du Gouvernement d’Union nationale, en sa qualité de ministre d’Etat, ministre du Budget, prise par son parti politique, l’Union pour la Nation congolaise (UNC).

« En effet, comme tout le monde le sait, lundi 23 octobre 2017 vers 12 heures 30 minutes, accompagné de quatre membres de mon cabinet, j’ai été reçu en audience par le Président de mon parti en sa résidence située au Quartier GB, pour m’informer de sa décision de me retirer à tout prix du Gouvernement dirigé par le Premier ministre Bruno Tshibala Nzhenze, au motif de me mettre à l’abri de toute humiliation car, m’a-t-il dit, les informations concordantes en sa possession faisaient état de mon remaniement dans les 6 heures qui suivent », dit-il, avant d’ajouter que comme il tenait à rendre public ce retrait à 18 heures 30 minutes, il m’a accordé ce délai pour rédiger et déposer ma démission.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase

Curieusement, renchérit-t-il, à peine rentré en mon cabinet, j’ai constaté que cette décision avait déjà été livrée à la presse, après l’avoir fait avaliser de façon cavalière par la Direction politique nationale élargie du Parti, convoquée de manière sélective à cet effet. Le motif évoqué pour cette décision est la non-organisation des élections par le Gouvernement dans le délai, de l’Accord de la Saint Sylvestre ainsi que la non-publication du calendrier électoral par la CENI.

Aussitôt rendue publique, cette décision a été communiquée illico presto au Premier ministre, Chef du Gouvernement, avec copie pour information au Président de la République, à travers la lettre référencée 0019/UNC/PN/VK/CL/2017 du 23 octobre 2017, réceptionnée à la Primature, à 16 heures 31 minutes, sous le numéro 35622.

« Cet empressement qui frise un acharnement sur ma modeste personne, m’a fait voir la gravité de la décision à prendre en cas de ma démission », explique le ministre d’Etat, qui donne quelques cas d’illustration. Et de se demander : comment peut-on justifier mon retrait seul des Institutions, tout en laissant le représentant de mon Parti continuer l’exercice de ses fonctions à la CENI, organe attitré pour piloter les élections ?

« Dans ce contexte, je refuse, pour satisfaire les intérêts égoïstes et personnels de certaines personnes, de créer inutilement une crise au sein du Gouvernement qui va, à coup sûr, fragiliser les membres du Gouvernement issus de l’opposition, ayant participé aux dialogues de la Cité de l’Union africaine et de la CENCO », insiste-t-il, tout en soutenant qu’aussi, tout en me remettant au service de la Nation, la décision de mon retrait du Gouvernement ayant été communiquée en ampliation au Président de la République, qui m’avait désigné le 8 mai 2017, ministre d’Etat, ministre du Budget, à travers son Ordonnance n°17/005 portant nomination de Vice-Premiers ministre, des ministres d’Etat, des ministres Délégués et des Vice-ministres, je vais solennellement me mettre à sa disposition quant à ce. Car, c’est à lui seul que revient la décision de me relever de mes présentes fonctions par un acte contraire.

L’UNC, coquille vide ?

Signalons que la maladie qui a affaibli plusieurs formations politiques, mieux le démon de la division, est entrain de contaminer progressivement l’UNC de Vital Kamerhe. Après les départs de Jean-Bertrand Ewanga Isso Ewanga, Bitakwira et Claudel-André Lubaya, la liste de l’UNC ne fait que s’allonger avec le départ également de la patronne des femmes de l’UNC, Mamie Kanku et de Pierre Kangudia, ministre d’Etat en charge du Budget. A cette allure, l’UNC risquera de ressembler à une coquille vide, au moment où les élections avancent à pas de géant.

Disons que c’est après des échanges fructueux, que la direction politique de l’UNC, prenant en considération le retard et la certitude de la non organisation des élections au 31 décembre 2017, le fait que la participation de l’UNC au Gouvernement était dans l’objectif de contribuer à l’organisation des élections dans le délai de l’Accord de la Saint Sylvestre, et compte tenu du fait qu’à ce jour, la CENI n’ait toujours pas publié le calendrier électoral conforme à l’Accord de la Saint Sylvestre, elle avait décidé du retrait du délégué de l’UNC du Gouvernement, en la personne de Pierre Kangudia Mbayi, ministre d’Etat au Budget.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse