Communication environnementale en Rdc

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« Déficit et paradoxe dans le secteur de télécommunication », une étude de Marc Kilenge

Comment les acteurs du secteur de télécommunication en l’occurrence l’Etat congolais, les Opérateurs, les parties prenantes et les groupes de pression communiquent-ils afin de protéger l’environnement contre les impacts négatifs de cette industrie en RDC ? Telle est la question principale ayant fait l’objet d’une étude que M. Marc Kilenge Toko Puku, Chef des travaux à l’Université de Kinshasa, Faculté des Lettres et Sciences humaines a menée en vue de l’obtention d’un Diplôme d’études approfondies (DEA). C’était le mercredi 29 avril 2015.

L’impact néfaste des fléaux environnementaux sur l’homme peut être atténué par la mise en œuvre des actions de communication environnementale efficace, susceptible d’informer, de sensibiliser mutuellement et d’instaurer un dialogue entre acteurs, doit-on retenir de prime abord de cette précieuse étude.

Structuration du travail

Sur plus d’une centaine de pages, ce travail compte trois chapitres. Le premier fixe le cadre conceptuel : l’aperçu général concernant les télécommunications, la communication environnementale, la communication publique, le développement durable, la réglementation, et fait une présentation de la RDC.

Le 2ème chapitre est consacré au cadre théorique et méthodologique, en s’appuyant sur les théories du marketing sociétal, de la responsabilité sociale d’entreprise, de parties prenantes et   celle interactionniste comme soubassements investigationnels de cette étude, approfondissant aussi la notion théorique de la systémique.

Enfin, le 3ème est focalisé sur la présentation du secteur de la télécommunication en RDC, l’identification et la caractérisation des problèmes environnementaux et sociaux du secteur de télécommunication et d’un état des lieux de la pratique de la communication environnementale des acteurs sur ces problèmes environnementaux et les perspectives de leur résolution satisfaisante.

Conclusions et recommandations

Par ce travail qui couvre la période allant de 2010 à 2013, prenant en compte toute l’étendue géographique de la RDC, concernée par les effets de la communication artificielle sur l’environnement, le Chef des travaux Kilenge a fait un état des lieux sur la mise en pratique de la communication environnementale, identifiant et qualifiant les causes de ses problèmes. Au finish, il appert que la communication environnementale dans le secteur des télécommunications en RDC est déficitaire et paradoxale.

En clair, l’on retiendra que l’Etat congolais communique avec les entreprises de télécommunication plus sur les aspects règlementaires fiscaux sur les taxes et les redevances dans le cadre du principe de pollueur payeur, alors qu’il est signataire de multiples conventions et accords internationaux en matière environnementale, susceptibles d’être vulgarisés auprès des autres acteurs dans le sens de la promotion d’éco-civisme.

Du côté des médias, à l’exception du Journal info environnement, les médias congolais ne communiquent que sur les aspects généraux de l’environnement, dans le cadre des informations générales.

Les entreprises de télécommunication qui communiquent avec leurs publics ne font pas ce qu’elles disent dans leur communication. Et la communication devient pathologique où chaque acteur communique à sa manière suivant son objectif.

En termes de prospectifs, Marc Kilenge Toko Puku a proposé « que l’Etat congolais inscrive la communication environnementale dans les perspectives de la communication publique ». Ce, au regard de l’intérêt général qui caractérise la question environnementale. D’autre part, il suggère « que les sociétés de télécommunication intègrent la communication environnementale dans la logique de la communication durable, la communication participative et de la communication responsable avec ancrage dans la théorie du marketing social et celle de la responsabilité sociale d’entreprise ».

Au terme de cette défense, après un moment de questions-réponses, le récipiendaire a obtenu son le Diplôme d’études approfondies. Mention finale : Grande distinction. Le jury était composé des profs Charles Mazinga, Vicky Elongo, Lino Pungi et Kamate Mbuyiro en qualité respectivement de Directeur, Président, Membre et Secrétaire.

(Emmanuel Badibanga)

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