Commune de la N’Sele: Les déplacés du site Sicotra veulent se confier au Ministre Kokoniangi

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Une vue de quelques déplacés de guerre/Photo Kikim
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Elles sont plus de 300 âmes. Leur âge varie entre 18 et 75ans. Ce sont des femmes et des hommes qui ne savent plus aujourd’hui où donner de la tête afin de rentrer dans leur droit. Ce sont des déplacés de  guerre en provenance du Soudan et de Kisangani par la province Orientale, de Goma (Nord Kivu), de Bukavu (Sud Kivu), de Karawa (Equateur), de Kotakoli (Equateur), de Basankusu (Equateur), de Gemena (Equateur), de Gbadolite (Equateur), de Businga (Equateur),  de Lisala (Equateur), Kalemie (Katanga), de Lodja (Kasaï Oriental), etc. Ils se retrouvent à Kinshasa depuis 1999…

A leur arrivée progressive dans la capitale congolaise, en attendant leur réinsertion définitive, les autorités avaient jugé bon de les héberger d’abord à deux endroits précis dans la commune de la N’Sele aux sites « Sicotra » à Kinkole/Lokali ainsi qu’à Nganda Mosolo.

Au moment opportun, le gouvernement congolais, soucieux du bien-être de la population avait pris la résolution par le biais du Ministère des Affaires foncières, avait opté pour le lotissement de la Cité de la Paix du côté de Mokali dans la commune de Kimbanseke où des parcelles de terre devraient être attribuées aux déplacés de guerre recensés, mais hélas ! Tel n’a pas été le cas. Des Congolais ont commencé à vivre dans leur propre pays comme des immigrés à la recherche d’une terre d’asile pour les accueillir et nonobstant leurs nombreuses descentes au bureau du Comité des Déplacés de Guerre d’Agression, CDEA.  Pour en savoir un peu plus sur leur situation et en avoir aussi une idée sur les travaux de construction qui se déroulent au site « Cité de la paix Cardinal Malula », ils se butent toujours à un point de non-recevoir. Même l’Abbé Oswald Bagaza Bala, administrateur Directeur de l’ONG « Action pour la Solidarité et le Développement », ASODEV, qui avait signé en date du 13 décembre 2013 un Protocole d’Accord avec le « CDEA » allant dans le cadre de la préoccupation du déplorable sort des déplacés de guerre hébergés aux sites Sicotra et Nganda Mosolo, est devenu intouchable et introuvable.

Après avoir toqué à toutes les portes sans succès pour revendiquer leur droit en tant que déplacés internes et face aux intempéries et autres calamités auxquelles ils sont exposés, ces derniers ont pris la résolution de contacter le camarade Kololo Makubi Mukangu Timothée, le 1er vice-président fédéral du RCD dans le district de la  Tshangu qui est aussi candidat à la députation provinciale de son parti afin qu’il puisse plaider leur cause aux niveaux concernés afin qu’ils puissent occuper l’espace que l’Etat leur a cédé. Constatant ce qui se passe actuellement sur le terrain avec l’arrivée du Ministre Kokoniangi à l’Urbanisme et Habitat où il est en train de présenter des innovations visibles et palpables dans son secteur et toujours dans la recherche d’une solution à leur problème, les déplacés du site Lokali ont trouvé en lui quelqu’un en qui se confier.

C’est ainsi que, saisissant la balle au bond et parlant au nom des déplacés, le Camarade Kolo Mukangi Timathée fait comprendre  au nouveau Ministre de l’Urbanisme et Habitat qu’il y a : «Des Congolais, déplacés de guerre et qui n’avaient  jamais l’idée de venir s’installer un jour à Kinshasa. Ce sont des circonstances de la vie qui ont fait qu’ils puissent se retrouver aujourd’hui ici dans la capitale où se souciant de leur sort, le Gouvernement les  a hébergés  dans 2 sites : à Sicotra et à Nganda Mosolo. Cela, en attendant que l’on puisse les réinstaller à la Cité de la paix vers Mokali dans la commune de Kimbanseke. Depuis lors, en dépit de toutes leurs revendications, ils se butent à un mur impénétrable. Ce qui nous pousse aujourd’hui à recourir auprès du nouveau Ministre de l’Urbanisme et Habitat pour  trouver gain de cause.

(Kingunza Kikim Afri )

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