Commune de Bandalungwa: Antoine Longange veut mettre fin aux tapages diurnes et nocturnes

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La municipalité de Bandalugwa est l’une de 24 communes de la ville province de Kinshasa où les bruits désordonnés sévissent bien dans plusieurs quartiers et ce, chaque jour. Cela est occasionné par différents terrasses, bars, bistrots et des églises indépendantes qui occupent des emplacements d’usage domiciliaire. D’où, la décision de l’autorité municipale de cette commune à y mettre un terme au travers de la campagne lancée à la fin du week-end passé. 

Le Bourgmestre de Bandalungwa Antoine Longange a procédé au lancement de la campagne de lutte contre les tapages diurnes et nocturnes dans sa commune. Car pour lui, s’en est de trop des églises et des terrasses qui pullulent la commune de Bandal. D’où, le lancement de cette action en vue de ramener de la quiétude et de la tranquillité auprès des habitants de sa commune.

En parcourant la commune de Bandalugwa, l’on peut bien se rendre compte de cette réalité lugubre.  Au niveau du célèbre arrêt des bus Tshibangu, sur l’avenue Kasa-vubu, dans ladite municipalité à l’aile  du quartier Makelele surnommé Synkin, on ne compte pas moins de cinq débits de boissons. C’est souvent vers seize heures au coucher du soleil que ces terrasses décident de démarrer de la musique, avec une forte sonorité des baffles qui dérangent les passants et les résidents de parcelles contiguës.

Cette situation des choses semble ne pas préoccuper certains habitants de cette commune de Bandalugwa. En effet, nous avons approché quelques-uns d’entre eux et ils nous ont laissé entendre que cet état des choses n’est pas du tout ennuyeuse.

Pour Monsieur Dieudonné SAMBA, habitant de Bandal au quartier Bisengo sur l’avenue Luima dans la direction 8 décembre, qui a affirmé ce qui suit : ’’ça dépend de l’appréciation de chacun’’. A lui d’ajouter:’’ cette situation arrange certains parce qu’ils peuvent parfois rentrer à des heures tardives de la nuit ou à n’importe quelle heure, on est sûr de rencontrer des gens dehors assis dans les terrasses et, parfois,  les églises dérangent plus que les bistrots. Voilà pourquoi  ici à Bandal, on se couche tard et on se réveille également tard’’.   A en croire Monsieur Dieudonné Samba, l’appréciation de la situation dépend du jugement de chacun. Mais, il sous- entend le fait que les églises font plus de bruits dans leurs quartiers que des débits des boissons.

Un peu plus loin vers la place du bloc commercial de Bandal, célèbre dans le temps à cause de ces terrasses qui se succèdent le long de la route provocante parfois les bouchons pour les usagers de cette direction, nous avons rencontré Monsieur Tezo. A la question de savoir si ces tapages sonores provoquées par les différents discos jokers de ces terrasses  dérangeaient la quiétude des élèves qui habitent les environs, il déclare :’’ ça ne dérange pas du tout ces élèves parce qu’ils aiment se trémousser sur ces musiques. Il est rare de rencontrer des élèves avec un cahier entrain de répéter leurs cours de l’école’’. Il a encore renchérit en affirmant que les élèves passent plus de temps dans les bistrots pour danser de la musique, plutôt que d’étudier leurs leçons. Il s’inquiète surtout pour les résultats scolaires qui, selon lui, semblent être dans une courbe descendante pour cause de la pollution des oreilles des enfants par une musique dépourvue de contenue, mais teintée de sexualité.

Par ailleurs, nos deux interlocuteurs déplorent cette réalité bien triste parce que pour eux, les autorités municipales réagissent un peu tardivement. Ils souhaitent à ce que leurs réactions puissent être   efficaces contre ces antivaleurs qui se sont enracinées dans les habitudes de la population de cette commune.

D’autres nous ont laissé entendre que ces débits des boissons sont consécutifs à la conjoncture sociale actuelle. Du fait que les tenanciers de ces bars ou bistrots sont à la recherche des moyens de vivre. Et que c’est aux autorités communales de régulariser le bon fonctionnement de ces commerces et non interdire complétement l’exercice de ces activités qui font désormais parties du quotidien de ces habitants. Pour Maman Hélène, tenancière d’une terrasse :’’ sans musique, certains clients n’aiment pas s’assoir pour boire. Il faut  satisfaire leurs besoins  car ditons les clients sont roi’’.   

En somme, l’ambiance semble être caractérisée par du bruit pour certains dans la commune de Bandalungwa et cette conception parait être bien installée dans la tête de beaucoup des gens. D’où la nécessité d’une forte sensibilisation pour de nombreuses personnes, enfin d’élaguer ces vices.

(Pana Ngovudi)

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