Commerce transfrontalier dans la province du Kongo Central

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Lufu, plaque tournante du trafic triangulaire

En séjour à la frontière angolo-congolaise de Lufu, les fins limiers du Journal L’Avenir ont décrit la vie, l’ambiance du trafic transfrontalier par le trafic trinagulaire. Lufu, plaque tournante du commerce triangulaire, est un eldorado des populations de Kinshasa et du Kongo central. Les marchandises qui proviennent de la République d’Angola se vendent et se coulent avec la complicité et la complaisance des agents commis à cette tâche. Par complaisance et complicité, Lufu peut constituer une entrée facile de tout danger contre la République.

La frontière angolo-congolaise de Lufu, dans la province du Kongo-central constitue une plaque tournante du commerce triangulaire entre la République d’Angola, la province du Kongo-Central et la Ville de Kinshasa, où le commerce s’exerce entre les populations des villes et pays cités ci-haut. Lufu, une cité dans le territoire de Songololo, à 264 Km de Kinshasa à partir de la nationale n°1 et à 20 Km de la nationale n°1 constitue un eldorado pour les populations de Kinshasa et du Kongo central qui affluent à la recherche des marchandises en provenance en grande partie de la République d’Angola. Plusieurs variétés des marchandises qui se vendent et se consomment à Kinshasa et dans la province du Kongo central à savoir, riz, semoule, sucre, lait, mayonnaise, boites à conserve, thermos, verres, rideaux, draps de lit, couvertures, jouets, assiettes en porcelaine, huile d’arachide, savon détergent, dentifrices, brosse à dents se vendent à bas prix.

Cette cité est décrite par notre reporter comme une ville en devenir qui peut amasser une frange importante de la population de toutes les provinces de la République Démocratique du Congo, vu l’engouement que Lufu attire par son commerce triangulaire. Seulement la journée du vendredi, l’on pouvait dénombrer un taux estimatif de la population de plus de 10 milles qui y vit, qui va et qui rentre. Une véritable plaque tournante du trafic. Lufu est un four tout, toute la population y vit, vend, achète et transporte les marchandises. On y dénombre une grande concentration de véhicules qui font le trafic entre Kinshasa-Lufu, et Lufu Matadi, soit Boma.

Sinon, la monnaie qui s’échange est le dollar américain, le franc congolais et le Kwanza. Cette dernière monnaie angolaise n’est pas aussi préférée par les angolais eux même, étant donné sa valeur inférieure à celle du Franc congolais qui se comporte mieux à cette frontière. Bref, Lufu constitue un lieu du coulage de la monnaie congolaise et étrangère qui échappe à la province et au gouvernement central.

La problématique de l’environnement

Dépourvu du plan cadastral, de routes, bref on note une absence criante de l’urbanisation de la cité. Lufu est un fourre-tout comme nous l’avions si bien dit. La cité ne dispose pas des infrastructures sanitaires, ni de routes pour accueillir la marrais humaine qui vient de part et d’autre. Donc, il y a absence d’un environnement sain et adéquat. D’où la problématique de la maladie diarrhéique et la maladie tropicale est relancée dans cette partie de la République. L’environnement poussiéreux et la population qui s’est transformée en commerçant à la frontière angolo-congolaise vit au jour le jour, ce qui constitue une menace énorme face à ces différentes maladies, étant donné la promiscuité qu’elle côtoie chaque jour et à chaque heure.

C’est ici le lieu d’interpeller l’autorité provinciale de la province du Kongo-central pour réguler le trafic dans cette cité qui reçoit minute après minute l’afflux de la population transformée en commerçants et trafiquants.

Outre l’absence des infrastructures sanitaires, l’on a constaté l’absence de l’eau saine. Tout le monde utilise l’eau de puits, avec tout risque possible. Les perspicaces se font accompagner de bidon d’eau lorsqu’ils quittent leur ville de résidence vers Lufu, question d’éviter la contamination.

Complicité et complaisance des agents contrôleurs

Avec cette forte démographie, la vie à Lufu est très mouvementée et l’on y trouve toute catégorie de personnes en ce, y compris les Kuluna de Kinshasa qui se sont transformés en transporteurs des marchandises avec tout risque possible. Tout n’est pas rose à Lufu, certains commerçants se plaignent de la disparition de leurs marchandises par ces truands. Dans ces lots, il y a complicité et complaisance entre les agents commis à la frontière et aux tâches douanières. Entre la Police nationale congolaise et les trafiquants et/ou transporteurs, une complicité étonnante règne entre eux à travers la corruption. Il en va de même des agents de l’OCC et ceux de la Migration qui brillent dans la complaisance à travers la corruption.

Certes, Lufu constitue une plaque tournante du commerce, où un marché en plein air s’ouvre de part et d’autre de la frontière, du côté congolais, c’est une désorganisation bien organisée entre agents de l’Etat et les marchands ou transporteurs. Ainsi, la République Démocratique du Congo perd une part importante de taxes et impôts à la frontière avec son voisin l’Angola ; tandis que du côté angolais, une organisation tout azimut des agents commis à leur tâche est visible. D’où, les retombées positive dans leurs assiettes fiscales. Même la douane en cette partie de la République de nos voisins en bonne construction, notamment une route asphaltée, alors que dans la partie congolaise, partant de la nationale n°1 jusqu’à la cité de Lufu, bien que la route non asphaltée est praticable en cette saison sèche, c’est la reine poussière qui règne en maîtresse. Et si l’autorité provinciale du Kongo central s’employait à asphalter le 20 Km qui relie la nationale n°1 à Lufu, la République Démocratique du Congo sortira plus grande que son voisin angolais qui a asphalté son côté.

Les aléas de la route

Sinon, une note positive du côté congolais, c’est la praticabilité de la nationale n°1, partant de Kinshasa jusqu’à 264 Km dans le territoire de Songololo, soit une praticabilité à 95%. Toutefois, le reste est moins praticable avec quelques nids de poule sur l’asphalte après Kimpese. L’on déplore cependant, l’empressement de véhicules qui roulent à vive allure pour atteindre Lufu le premier, causant au passage accidents et morts d’hommes. Ce dont nous déplorons, et l’accident intervenu le samedi 20 juin à 6h40 entre Kimpese et Kwilu, accident causé par une voiture Lancer de couleur rouge, qui s’empressait dans un dépassement. Plus de peur que de mal, notre Reporter s’en est sorti avec un œil légèrement tuméfié.

(Pius Romain Rolland)

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