Commerce ambulant Les mineurs face à leur destin

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Le commerce jadis réservé aux initiés constitue en effet, un métier pour lequel le jeune s’adonne au quotidien. Pourtant, l’Organisation Internationale du Travail aussi bien le Bureau International du Travail interdise d’employer les jeunes enfants au métier qui relève de la responsabilité des adultes. Cependant, dans la commune de Mont Ngafula, plus précisément au quartier Kimbwala, les jeunes s’adonnent fréquemment à la vente à la crié.   Ce phénomène  qui prend de l’ampleur au vue et su de tout le monde y compris les responsables directs, incapable de mettre fin à ce métier des petits enfants.

La plus part d’entre eux sont à l’âge de la scolarité, par le concours de circonstance, ils sont devenus des vendeurs ambulants. Ce qui veut dire à dieu l’école.

Au regard de l’ampleur que prenne ce métier d’exposé les enfants dans la rue, dans le seul but de vendre au quotidien qui, de l’eau, de sucrée, de la cigarette, du jus, du pétrole, des oranges, la vie semble un parcours de combattant pour les uns, et un casse-tête pour les autres. A en croire certains parents, les causes de cette délinquance commerciale sont légions du fait que certains parents ont perdu de l’emploi, d’autres enfants sont orphelins et/ou issue de famille pauvre. Ainsi donc, pour survenir aux besoins de leurs familles, plusieurs d’entre eux ont abandonné le chemin de l’école pour se consacrer à ce commerce ambulant. De ce fait, l’envie de cet amour de palper prématurément l’argent domine  sur ces mineurs.

Interrogée à ce propos, Maman Rose Mbuyi, veuve de son état et mère  de 5 enfants s’exprime en ces mots : « Mon mari est décédé il y a  des années. Il m’a laissé la charge de 5 enfants, ce qui fait que je ne peux même pas compter sur ma belle-famille, ni sur la mienne. Pour résoudre tant soit peu à mes besoins  je me débrouille avec mon fils ainé  âgé de 16 ans, question de réponde aux besoins de ses frères et sœurs. Je vends la braise, la farine de maïs et la farine de manioc  mais cela n’est pas suffisant pour subvenir à tous nos besoins. Alors j’envoie  mon fils ainé dans la rue pour vendre de l’eau et le jus ». nous a confié Maman Rose Mbuyi.il fait vrai que tous ceux qui vendent n’ont pas abandonné le chemin de l’école. Les autres par contre le font selon l’horaire de leur école qui, de l’avant midi, qui de l’après-midi.

Dans son ca, Joël Tumba, âgé de 15 ans, vendeur de papier mouchoir explique en ces termes : «  Je vends des papiers mouchoirs pour me scolariser ;  je suis en 2ième année secondaire et chaque matin, je vais au cours. A la  sortie, je recommence mon petit travail de vendeur ambulant et lorsque les besoins se présentent,  je m’absente pendant au moins deux semaines pour me consacrer à  mon commerce question de réunir les fonds nécessaires aux besoins inhérents de l’école étant donné que mes parents n’ont pas assez de moyen », dit-il.

Plutôt que de décourager certains enfants et/ou les condamner, les avis sont partagés. Pour ceux qui estiment que les enfants peuvent continuer leur commerce d’ambulant, sont d’avis que la vie est un éternel combat, et ce ne sont que ceux qui persévèrent qui s’en sortent. Tandis que les autres estiment que cela expose les enfants à tout le danger possible, face parfois aux inciviques qui les agressent, ravissent leurs marchandises et qu’il revient aux parents d’assumer leur responsabilité alimentaire, scolaire et hygiénique.  Ces derniers s’inscrivent dans la logique de l’organisation internationale de travail qui interdit le travail aux enfants de moins de 18 ans.

La responsabilité partagée

Pour les analystes et observateurs de l’emploi, la responsabilité face à ce phénomène de la vente à la crié des enfants qui font le commerce ambulant revient d’une part aux parents qui doivent s’assumer, et d’autre part à l’Etat, ayant la charge de la gestion au quotidien des citoyens. A en croire Armel Mwamba qui  affirme ce qui suit : « la faute revient aux parents premièrement et  gouvernement ensuite. Nous reprochons au gouvernement le fait qu’il ne crée pas emploie pouvant permettre aux parents de prendre en charge et leur responsabilité vis à vis de leurs enfants. Aux parents, je leur dis ceci, lorsqu’on désire avoir autant d’enfants, il faut s’assumer et non prendre les responsabilités qui sont les leur au bénéfice des enfants que nous sommes», nous a-t-il raconté.

Pour enrichir les propos de son prédécesseur, Monsieur Jacques Ndangano a déclaré en ces termes: «  Il n’est pas normal qu’un enfant qui n’a pas encore atteint l’âge adulte de pourvoir à la survie de sa famille ou encore se scolariser lui-même. Je dis que le plus grand et beau cadeau  qu’un parent peut offrir à son enfant ce sont les études. Et si les moyens ne sont pas fréquents,  le parent peut inscrire son enfant dans un centre pour apprendre ne fut ce qu’un métier. Sinon, je m’en veux proposer que l’Etat congolais prenne des mesures fortes contre les mineurs qui vendent sur les artères. Cependant, il faut que le gouvernement crée des centres de formation gratuit en vue d’aider ces enfants  ».

Sous un soleil de plomb, les enfants s’exposent au prix de leur vie, tandis que les parents qui les envois se la coule douce. C’est ici le lieu d’interpeller le Gouvernement de la République de veiller à l’application stricte de loi interdisant aux mineurs d’exercer un quelconque métier. Il en va e même des organisations de défense des droits des enfants de s’y pencher pour mettre fin à cette forme d’avilissement des mineurs avant l’âge mature.

(Djeria Muanza kazadi /stagiaire upn )

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