Comité préparatoire du dialogue: Les partis émanant des groupes armés exigent un quota de 8 délégués

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Entant que forces politiques non alignées, ils réclament leur quota de huit délégués au Comité préparatoire du Dialogue politique en vue. Dans leur déclaration politique d’hier à Kinshasa, ils soutiennent le Dialogue, et plaident-ils pour que ce forum se penche également sur l’adaptabilité de la Constitution aux réalités sociopolitiques et économiques actuelles du pays ; sur la problématique de l’insécurité dans l’Est de la Rdc ainsi que sur l’évaluation des résolutions du Dialogue inter congolais de Sun City. 

Les Patriotes résistants Maï-Maï (PRM), le Mouvement Maï-Maï (MMM), les Forces républicaines fédéralistes (FRF), les partis signataires des Accords de Goma du 23 mars 2009, la Dynamique Hewa Bora, les personnalités et alliés réunis en conseil politique à Kinshasa, viennent de rendre publique hier jeudi 21 avril 2016 à Kinshasa, leur déclaration politique commune, vu les enjeux du Dialogue politique convoqué par le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange.

Dans cette déclaration lue par le secrétaire général des PRM, Ghyslain Buhendwa Burhabale, ils disent de ce fait, suivre avec attention l’évolution de la situation politique actuelle en Rdc, laquelle est basée sur la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies adoptée le 30 mars 2016. Ainsi, saluent-ils la désignation par l’Union africaine de l’ancien premier ministre togolais, M. Edem Kodjo, comme facilitateur international du Dialogue politique national.

Ils l’invitent à faciliter la mise en place d’un processus démocratique participatif, cyclique, crédible et durable, différent du type de la République centrafricaine et celle de Burkina-Faso, « car les réalités sont différentes », disent-ils.

D’autres préoccupations pour le dialogue

Ces anciens combattants des ex groupes armés de l’Est de la République, aujourd’hui convertis en partis politiques (membres de la Majorité présidentielle), affirment leur soutien au Dialogue politique national inclusif. De ce fait, ils exhortent la classe politique et les forces vives de la Nation à y prendre part en vue de dégager un consensus national.

Lequel se basera non seulement sur le processus électoral en cours, mais aussi sur l’adaptabilité de la Loi fondamentale, entendu la Constitution du 18 février 2006, aux réalités sociopolitiques et économiques actuelles de la Rdc ; la problématique de l’insécurité dans la partie Est de la République et de tout le pays en général ; ainsi que l’évaluation des résolutions du Dialogue inter congolais de Sun City.

Ils exigent leur quota de huit délégués au Comité préparatoire du dialogue

Et considérant le quota fixé par le facilitateur aux forces vives de la Nation en vue de la réussite du Dialogue politique en vue, ces partis politiques qui émanent des anciens groupes armés exigent leur quota de huit délégués au Comité préparatoire de ce forum, en tant que forces politiques non alignées « pour faire 12, 12, 6, et 8 comme ce fut le cas au Dialogue inter congolais de Sun City.

Ils dénoncent et condamnent le caractère discriminatoire et sélectif « entretenu par certains politiques, tendant à confisquer l’exclusivité de ce forum pour leurs intérêts égoïstes, en lieu et place de l’intérêt général, péchant ainsi contre le sacré caractère inclusif dudit dialogue, au risque d’hypothéquer toute sa substance ». Prenant à témoin la Communauté nationale et internationale, ils annoncent que tout débat qui ne tiendrait pas compte des questions sus évoquées et auquel ils n’auront pas été associés, n’aura aucun effet sur leur action politique et « nous serons dans l’obligation de tirer toutes les conséquences qui s’imposent ».

Du partage des réflexions

Signalons que les responsables de ces partis politiques des anciens chefs de guerre de l’Est ont animé simultanément un point de presse après leur déclaration politique hier à Kinshasa. Ils ont à cette occasion, répondu à diverses questions leur posées par les journalistes des médias nationaux et internationaux.

Bien avant cette séance des questions-réponses, ils avaient également partagé quelques réflexions avec l’assistance, notamment autour de la tenue du dialogue ; des résolutions du dialogue inter congolais de Sun City ; de la Loi fondamentale (Constitution) ; et autour de la problématique de la sécurité en Rdc. Des contributions entre autres, du ministre honoraire du Développement rural Philippe Undji Yangya, cadre fondateur des PRM ; du président des FRF, M. Zebede Kasore ; du représentant des partis signataires des Accords de Goma, M. Bitaki ; et du vice-président du MMM, M. Mbilizi Piko.

La réunion était présidée par le président national des PRM, M. Pardonne Kaliba, ministre honoraire du Sport et du Développement rural, et ancien député national élu du territoire de Fizi.

(Lepetit Baende)

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