Combattre la discrimination de femmes vivant avec handicap

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Sans tenir compte de leurs défauts, les femmes handicapées sont souvent marginalisées et prises sans considérations par ceux qui les entourent. Les conditions de vie souvent médiocres, malgré cela elles tentent toujours à exister.

Certaines femmes handicapées vivent dans leurs foyers, d’autres sont dans la rue et quelques-unes ne baissent pas les bras et cherchent par leurs propres efforts de trouver un gagne-pain. Tel est le cas de Bert Sipa, qui vit dans la commune de Bandalungwa.  Cette femme a perdu l’usage de sa jambe gauche à l’âge de 12 ans, suite à un accident de circulation. Pour elle, c’est le calvaire qui commence. « Une triste expérience pour une adolescente que j’étais. Depuis ce terrible événement, j’étais devenue un objet de moquerie de calomnie en présence de mes amis et de mon entourage », dit-elle. A cause de cette situation, elle se décide de vivre seule, s’est résignée être à l’écart pour éviter toute médisance sur elle. «  Les résultats de l’hôpital n’ont pas été fameux, j’ai été obligé d’accepter cette condition », déclare Bert Sipa.

Aujourd’hui mère, abandonné par son mari, elle ne s’est pas laissé faire. « Je n’ai pas voulu croiser les bras ; parce que ma famille n’était pas capable de me prendre totalement en charge, je me suis plongé dans la couture que j’ai apprise à Kisangani pour élever mon fils », poursuit-elle. Malgré les efforts fournis pour le bien être de son fils, elle rencontre certains difficultés à cause de la garantie qui autrefois revenait à 50 dollars, et aujourd’hui s’élève à 100 dollars. Aussi le taux de change qui n’est pas stable pose énormément problème sur son revenu.  « Nous n’avons pas tous la chance pour se marier, c’est beaucoup plus difficile pour nous. Sur ce, l’Etat doit nous considérer à même titre que les autres et devoir nous privilégier à cause de notre handicap. On ne nous accepte pas quand nous allons solliciter un emploi. Ils m’ont toujours dit que je ne suis pas apte », explique Mme Bert.

L’Etat doit servir d’arbitre

Par ailleurs, Marceline Eyaba, couturière de formation, travaille au Centre de Rééducation pour Handicapés Physiques sur l’avenue des Huileries et forme aussi les enfants souffrants des retards mentaux. Atteinte de la poliomyélite à 4 ans, elle est devenue handicapée. Engagée au centre, elle ne rencontre pas de problèmes à son lieu de travail, mais elle pense que tout ce que l’Etat fait, il le fait pour des personnes qui sont normales. « Les toilettes publiques ne sont pas appropriées pour nous, on a vraiment du mal à se retrouver », explique-t-elle. Le grand problème soulevé  est celui de l’emploi. « L’emploi nous est toujours refusé, on n’a pas besoin de connaitre nos compétences, nos qualités », ajoute Marceline Eyaba.

La discrimination est la cause première de la mendicité de femmes. Evelyne Kabeya borgne, accompagnée de son fils Jérémie qui lui sert de guide, passe sa journée à mendier sur le Boulevard du 30 juin. « Je suis contraint de demander de l’argent aux passants, pour moi et mon enfant. Sans quoi, je n’aurai pas à manger ni à boire, encore mois se vêtir. Le plus grand problème c’est quand je retourne de chez moi les mains vides, sans avoir reçu de l’argent de la part des personnes », livre la dame. Elle conclut pour dire : « nous sommes toutes les mêmes et nous avons droit aux mêmes privilèges parce que nous avons fait les mêmes études ».

Annette Apudu, médecin, encourage les femmes à ne pas tomber dans la mendicité, mais plutôt à se débrouiller pour vivre. « Une femme qui vie avec un handicap physique est un être humain comme tout autre. Malgré les défauts, nous avons tous nos talents, qui nous démarquent des autres. Il suffit de les exploiter », conclu-t-elle.                               

(Addy Kitoko Mangala /stagiaire Ifasic)

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