« Combat du siècle » Muhammad Ali, une carte de visite pour Kinshasa

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Les médias du monde qui ont diffusé la nouvelle de la disparition de Muhammad Ali, le week-end dernier à 74 ans, l’ont accompagnée toutes les trente minutes, du nom de la capitale de la RD Congo, Kinshasa. Celui qui se faisait appeler «The Greatest », pour dire le plus grand (triple champion du monde poids maximum), a rompu avec le monde des vivants, dans la nuit du samedi au dimanche dernier, après quelque trente ans de maladie de parkinson. Joe Kimpwani (boxeur puis entraineur de boxe d’origine congolaise établi en France), a rendu de l’Illustre disparu le témoignage de légende de la boxe moderne. Le pasteur américain Jessy Jackson a salué la mémoire d’un homme qui était légende dans le ring, et héro dans son engagement citoyen. Les funérailles de Muhammad Ali auront lieu  vendredi 10 courant à Louisville, sa ville natale à Kentucky. Selon les dernières informations, en effet, l’ancien président américain Bill Clinton prononcera l’éloge funèbre.

Kinshasa a abrité le « combat du siècle »

« Un bienfait n’est jamais perdu », renseigne un adage. Le 30 octobre 1974, Kinshasa avait abrité le combat dit du siècle, au stade du 20 mai, actuellement Tata Raphaël, mettant aux prises Mohammad Ali et George Foreman. Les caméras du monde entier avaient leur optique sur la capitale du Zaïre. Quarante-deux (42) ans plus tard, Kinshasa récolte une campagne médiatique, bon an mal an, à l’occasion de la disparition de celui qui avait, en ce temps-là, détrôné « le monstre du ring », George Foreman. A la mort d’Ali, ce dernier a témoigné que l’Illustre disparu était aussi bien un poète qu’un sportif. Il s’avère que Kinshasa, pour avoir abrité le « combat du siècle », récolte ce jour une campagne médiatique, le bénéfice d’une vision politique. Il y a quatre ans, jour pour jour, la fille ainée de Mohammad Ali, la trentaine, a foulé le sol congolais. Dans son agenda figurait la visite du stade qui avait abrité le « combat du siècle ». Comme on le comprend, Kinshasa est liée au Curriculum vitae, CV de ce géant de la boxe.  Samedi dernier, un reportage sur RFI a ressorti un constat de déficit : c’est qu’à ce jour, aucune plaque (cuivrée) n’indique, sur les murs dudit stade, que ce lieu avait abrité un événement sportif de haute portée internationale.

Pour l’heure, les observateurs sont d’avis que le développement du tourisme devrait figurer en bonne place, dans l’agenda politique des décideurs. Ceci dans le souci de préserver cette notoriété qui permet à des peuples lointains de « rêver de Kinshasa ». Il est vrai que toutes les grandes villes du monde font rêver, pour une raison ou une autre. La mort de Mohammad Ali a fait se déchaîner les médias de la planète entière sur Kinshasa, cadre du combat du siècle.

Le ministre du Tourisme place 2016 sous le  signe de la relance des activités touristiques en RDC

Dans un reportage qui remonte au 10 mai  dernier, « L’Avenir » sous la plume de Rebecca Muzama, a révélé les projections du ministre du Tourisme, pour sortir le secteur du sentier étroit. Car la RD Congo a vocation touristique qui appelle la mise en musique d’une politique. « Le ministre a invité les acteurs du secteur du tourisme à l’organisation d’un salon du tourisme en juillet 2016 à Kinshasa. Une opportunité à la RDC de promouvoir tous ses potentiels touristiques », lit-on dans la parution du 10 mai 2016.

Le ministre du tourisme a fait remarquer que la RDC dispose d’un potentiel touristique riche de neuf Park nationaux dont cinq classés au  patrimoine culture ; riche de plus de 2.500 dialectes et 450 ethnies avec autant d’attraits touristiques, suscitant la curiosité des touristes. Le fleuve Congo, deuxième au monde des chutes de la Lofoï, les hautes d’Afrique, la haute réserve en matière de biodiversité sont comptés parmi les sites les plus attrayants  pour la promotion  du tourisme au pays.

La RDC a sombré, poursuit le ministre pendant une quinzaine d’années, présentant l’image d’un pays  en guerre.  C’est pourquoi il a été résolu qu’au cours de cette année 2016, de relever les défis majeurs qui freinent  le développement du tourisme en RDC. 

Parmi ces défis, l’amélioration  de l’image de RDC pour traduire  la volonté du Chef de l’Etat de faire du secteur du tourisme, un pilier de la croissance. C’est dans ce cadre que le Premier ministre, et la relance  du secteur passe par la mise en œuvre  du projet d’aménagement  de la tour de l’échangeur  de Limeté et la construction de la route  de l’esclavage  sur recommandation de l’Unesco dont les fouilles ont commencé avec des équipes mixtes d’archéologues congolais, belges et britanniques, afin de reconstituer ce travail de mémoire et de le valider scientifiquement.

(Payne)

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