Clôture du mois de l’agriculture: Les notables Ne Kongo informés sur l’engagement de la BM dans le secteur agricole

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De g à d, Amadou Oumar Ba (BM), Ahmadou Moustapha Ndiaye (BM), Alain Lungungu (PDPC) et Emmanuel Pinto Moreira
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Devant les notables Ne Kongo, la Banque mondiale, à travers son Directeur des Opérations Ahmadou Moustapha Ndiaye,  a expliqué hier et dans un hôtel de la place, l’engagement de cette Institution de Bretton Woods  dans le secteur agricole. Mieux, il était question  pour les députés, sénateurs, notables et opérateurs économiques  de savoir ce que fait réellement la Banque mondiale, à travers le Projet de développement des pôles de croissance Ouest (PDPC), dans le développement de la province du Kongo Central.  Le n°1 de la BM en Rdc était entouré d’Amadou Oumar Ba, responsable du PDPS au niveau de la Banque mondiale ;  Alain Lungungu, Coordonateur du PDPC et Emmanuel Pinto Moreira, Economiste en chef de la Banque mondiale et qui a présenté un rapport de suivi de la situation économique récente du Kongo Central sur les « Enjeux de la modernisation d’une province à fort potentiel face à la qualité de vie de sa population ».

En dépit des potentialités  énormes de la Rd Congo et qui ne sont plus à démontrer, la Banque mondiale qui vient en appui au Gouvernement du pays a opté pour une approche provinciale du développement. C’est cette option qui permet aujourd’hui d’apprécier les efforts qui ont été fournis dans l’amélioration des conditions de vie des populations du Kongo Central.  Voilà pourquoi l’accent a été mis sur la partie Ouest du pays, surtout le Projet de développement de pôles de croissance ouest (PDPC, 2013-2019, 110 millions de dollars Us) qui s’y exécute. Ce projet dont Alain Lungungu en est le Coordonateur, a pour but de soutenir le développement de chaines de valeur agricole et d’appuyer des partenariats entre organisations de producteurs et investisseurs agro-industriels dans la province du Kongo Central, mais également d’accompagner le développement d’une zone économique spéciale à Maluku. Et ce sont 50.000 ménages de petits producteurs qui bénéficieront de ce projet avec la création potentielle de 11.000 emplois.

Relever les défis

Par la suite, la parole a été accordée à M. Emmanuel Pinto Moreira, Economiste en Chef de la Banque mondiale pour les deux Congo, pour présenter les conclusions du rapport de suivi de la situation économique récente du Kongo Central intitulé : « Enjeux de la modernisation d’une province à fort potentiel face à la qualité de vie de sa population ». Outre le fait que la province est dotée de sols fertiles, le Kongo Central bénéficie d’un contexte provincial favorable. Et ce, à cause de ses infrastructures de transport bien souvent supérieur à celui du reste du pays, sa position géographique favorable pour servir de liaison aux corridors commerciaux majeurs avec les autres pays et les provinces du pays via Kinshasa, une économie potentiellement agricole avec un secteur des services dynamiques tributaires des échanges commerciaux et une richesse énergétique incommensurable (2178 MVA dont 478 opérationnelles) pour hisser le développement de la province.

Dans ces conditions, relever les défis de la diversification de l’économie et de la réduction de la pauvreté dans le Kongo Central exige de bâtir sur ses opportunités et ses atouts. Pour ce faire, les autorités tant du gouvernement central que provinciales devraient : exploiter le potentiel agricole de la province et lever les contraintes à sa relance par le développement des chaines de valeur des filières clés, la réhabilitation et l’entretien des routes de desserte agricoles tant nationales, provinciales que locales ; moderniser et réformer les infrastructures portuaires, incluant le développement d’un port en eau profonde (à Banana), et des transports pour tirer profit de position géographique favorable et améliorer les échanges commerciaux et culturels ainsi que la mobilisation des recettes domestiques pour le central et la province ; poursuivre le développement des ressources énergétiques variées pour desservir le pays et une grande partie de l’Afrique, en même temps que renforcer et créer des capacités de la gouvernance locale pour permettre à l’Etat de mieux jouer son rôle et développer le secteur privé au niveau de la province.

Que des interventions

Cette rencontre très riche a connu plusieurs interventions et préoccupations importantes. M. Tosi Panu-Panu s’est même mué en chanteur du PDPC et pense qu’au plan politico-administratif, il y a la loi organique de 2008 qui est un véritable outil de démocratisation. Il permet une meilleure prise en charge des ressortissants de la province. Au plan environnemental, il ne présente pas assez de risques. Il est aussi intéressant, car faute de débouchés, la population se retourne vers la carbonisation. Au plan financier, il a noté qu’il peut bénéficier d’un co-financement, parce qu’il vise la déforestation. Et sur le plan du genre, il a expliqué que ce projet aidera à apporter un meilleur revenu aux mamans. Voilà qui lui permet de dire que le projet est porteur d’ambition et remet l’agriculture au centre de tout.

Alphonse Kisolokele qui évolue dans le pétrole a fustigé le fait que le projet de Kondi est délaissé dans le schéma du PDPS, D’autres se demandent si les 110 millions de dollars sont suffisants et quid de la pérennisation du projet. L’honorable Fabrice Pwela, élu de Matadi a révélé qu’il y a un sérieux problème, parce que le lien entre un Mukongo et le sol est inexplicable. Il a fustigé la spoliation des sols suivie de la paupérisation de la population. En plus, on ne peut pas penser développement sans parler de la réhabilitation des routes de desserte agricole. M. Nzolantima a épinglé le taux d’intérêt qui tourne autour de 1% en Europe, 14 à 20% dans le circuit bancaire congolais et que faire pour rembourser ? Les honorables Konde Vila Kikanga et Gilbert Kiakwama n’ont pas loupé cette occasion pour présenter leurs préoccupations. Même le chanteur Ferré Gola, Ne Kongo de son état, a aussi été convié à ce grand rendez-vous.

Dans sa réponse, le Directeur des Opérations de la Banque mondiale a indiqué, en ce qui concerne la pérennisation des acquis du projet, que nous regardons le long terme, mais aussi el court terme. Et ce projet s’appuie sur des structures étatiques et on espère qu’à la fin, des capacités institutionnelles seront renforcées. Il n’a pas manqué de dire que la Banque mondiale concentre ses activités pour des résultats visibles, même s’il faut commencer par quelque part. Pour terminer, il a dit que l’objectif n’était pas de discuter de l’approche globale du développement, mais c’était une question des priorités, mais aussi du choix par rapport aux ressources très limitées. Il a émis le vœu que les échangent continuent pour voir quels ajustement peuvent être faits.

(Jean-Marie Nkambua)

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