Clôture du Colloque de Kinshasa: L’opposition pro-dialogue en appel à la convocation hic et nunc du dialogue

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Les chefs des partis politiques et regroupements pro-dialogue au terme du colloque de Kinshasa. De gauche à droite, Azarias Ruberwa, Justin Bitakwira, Sylvanus Mushi Bonane, Steve Mbikayi et Idambito/Ph. Avenir
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Rien ne peut plus arrêter la convocation du dialogue national inclusif, le dialogue des Congolais, pour les Congolais et par les Congolais, indiquent les chefs des partis et personnalités politiques de l’opposition favorables au dialogue national (Me Sylvanus Mushi Bonane, l’honorable Mbwela, Corneille Mulumba, Jean-Marie Ntatu Meyi, Martin Kavunja, Francis Badibangi, Idambito, Steve Mbikay, Justin Bitakwira et Me Azarias Ruberwa).

Tous ont formulé le vœu de voir le dialogue être convoqué dès le mois de juillet pour décrisper la situation politique en  Rdc, ne vue de la bonne tenue des élections apaisées et crédibles. 56 ans après, l’opposition pro-dialogue ne veut plus se référer au colonisateur pour la convocation du dialogue, mais à celui du panel des facilitateurs. Ils sont accompagnés par l’alliance des leaders de la société civile dans cette quête de la tenue du dialogue pour sauver la République.

Me Mushi Bonane exige la tenue effective et immédiate du dialogue politique entre Congolais, car toutes les conditions étant totalement réunies quant à ce. Il demande à la classe politique et aux forces vives de s’assumer et de faire traverser le peuple congolais à bord d’un bateau démocratique sans vagues ni énième bain de sang. La même classe politique doit saisir l’occasion qu’offre ce dialogue pour réaffirmer sa maturité et sa sagesse politiques en se montrant capable de trouver et concrétiser des solutions aux problèmes congolais. « Le grain de sable qui s’est glissé dans la machine est, vous vous en doutez, le retard accumulé dans la mise en œuvre du processus électoral devant renouveler les animateurs des institutions de la RD Congo dans le strict respect de la Constitution. Et pourtant, la machine doit continuer à tourner et que la classe politique congolaise, la diaspora et la société civile dans sa diversité, représentant les forces vives de la nation toute entière se doivent de se regarder en face et se parler en toute franchise, responsabilité tolérance mutuelle et aborder sans tabou, toutes les questions d’intérêt national, et particulièrement celles liées aux élections en vue de trouver un dénouement heureux et consensuel à la crise qui s’enlise », a-t-il insisté.

A en croire Francis Badibangi, Président de l’USC, il est important de fédérer autour des idéaux, en interpellant la classe politique à accepter la voie du dialogue.

De son côté, Steve Mbikayi croit fermement que tous les dirigeants réunis au colloque ont la possibilité d’éviter la burundisation de la Rdc en passant par le forum du genre vérité et réconciliation. « Nous devons parler de la vérité pour pointer du doigt le responsable de l’impasse actuelle et lui demander d’avouer son tort pour être pardonné », a-t-il dit. Et d’ajouter que s’il est vrai que le pouvoir est le premier responsable du blocage, il y a lieu de souligner que certains membres de l’opposition ont refusé de participer à la recherche des solutions pacifiques par voie de dialogue.

De sa part, Justin Bitakwira, qui se réfère souvent à sa grand-mère, symbole d’accompagnement et de bénédiction, est l’initiateur de l’opposition citoyenne et président national de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale. Il a comparé la crise politique de la Rdc comme une personne atteinte de chiques. « Notre pays est en crise, c’est ne pas la crise de l’Union européenne, ni moins celle de l’Union africaine ni encore celle du Togo. C’est la crise de la Rdc», a-t-il mentionné.

Tançant ceux qui ont provoqué les échauffourées du mois de janvier dernier, il annonce avec consternation la mort d’un manifestant atteint par une balle perdue. La famille a gardé le corps pendant deux jours parce que sans moyens et ceux qui ont occasionné les troubles, n’ont même pas assisté au deuil, ni à l’enterrement.

A en croire, Me Azarias Ruberwa qui a rappelé le parcours politique de la Rdc à travers les différents forums, il a focalisé son propos sur le plaidoyer en faveur de la tenue du dialogue politique national et inclusif.

Evoquant la campagne faite en faveur du vote de la Constitution durant le référendum, il est loin de s’imaginer que la crise actuelle naitrait, crise due à la non tenue des élections dans le délai constitutionnel. « En effet, malgré la volonté maintes fois exprimées y compris par nous-mêmes de la tenue des élections dans le délai constitutionnel, il appert de constater froidement que plus nous avançons vers le jour « J », de ce délai, plus l’espoir de tenir l’élection présidentielle dans ce délai parce que c’est d’elle qu’il s’agit essentiellement s’éloigne de nous», a-t-il mentionné. Malgré cela, rien n’amène les opérateurs politiques à bruler la case, la Rdc, argumente-t-il.

Quid des résolutions

Le forum tenu le mardi 28 juin 2016 revêt une importance capitale dans le cheminement de la Rdc vers la consolidation de la démocratie. Considérant la situation actuelle dans laquelle se trouve le Congo, situation d’impasse politique annonciatrice de crise, les participants ont pris la résolution dans un communiqué final qu’ils remettront au Président de la République, aux institutions de la République, à l’UA en ce qu’ils réaffirment solennellement leur engagement à participer pleinement aux travaux du Comité préparatoire et à ceux du dialogue proprement dit, devant porter essentiellement sur le processus électoral, notamment sur les questions relatives au renouvellement du fichier électoral, au calendrier électoral, au budget des élections, à la décrispation du climat politique, etc.

Ils demandent fermement au Facilitateur désigné par l’UA d’organiser le dialogue politique national et inclusif dans le respect de la Constitution et ce, sans délai, et de faire preuve de neutralité dans sa mission. Ils ont demandé au pouvoir d’assainir le climat politique pour favoriser  la participation d’un plus grand nombre au Dialogue politique national et inclusif.

En plus, ils ont exhorté les forces politiques et sociales encore hésitantes d’avoir un sursaut de patriotisme pour hâter le démarrage du dialogue politique national et inclusif

En outre, ils ont demandé à l’Opposition et à la Majorité au pouvoir de se concerter en vue de désigner les Co-modérateurs du dialogue politique national et inclusif tel que prévu par l’Ordonnance Présidentielle le convoquant. Ainsi, ils recommandent que le dialogue politique accouche d’un pacte républicain qui permette de remettre le processus électoral sur les rails sans énerver la Constitution et enfin encouragent l’accompagnement de la communauté internationale, de la région et de la sous-région, mais dans les limites de la souveraineté de la République démocratique du Congo.

(Pius Romain Rolland)

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