Clôturant le mois de la femme vendredi dernier

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La ministre Kipele : « le thème national a servi de piqûre psychologique à la femme congolaise »

Mme la ministre Lucie Kipele a d’abord félicité toutes les organisations féminines qui se sont dépensées, « même sans moyens », pour organiser diverses activités et « ont réussi un travail de titan », au cours du mois de mars dédié à la femme. Lesquelles organisations, a dit la ministre, ont révélé que la femme était capable d’excellence, et qu’elle pouvait creuser dans tous les aspects, le thème national qui « a servi de piqûre psychologique à la femme congolaise ».

Lancées le 8 mars dernier par un culte œcuménique d’action de grâce en la Cathédrale du Centenaire, les activités relatives à la commémoration du mois de mars dédié à la femme viennent d’être clôturées. La cérémonie officielle, dans cet ordre d’idée, a eu lieu vendredi 8 avril courant à Kinshasa, dans le cadre de la salle des conférences internationales du Ministère des Affaires étrangères. La journée a été rehaussée de la présence de fortes délégations de femmes militaires des FARDC, sous la conduite de la générale Bolingo (50 ans dans l’armée), des femmes de la Police nationale congolaise (PNC)  avec leurs officiers généraux et supérieurs (femmes), des organisations féminines et syndicats, de l’Association des femmes chinoises en Rdc, des représentants des missions diplomatiques, des agences du système des Nations Unies et d’autres partenaires techniques et financiers du secteur.

Dans son mot de bienvenue, la secrétaire générale à la Femme, Famille et Enfant, Mme Jacqueline Lofulo a indiqué que cet événement de clôture officielle d’intenses activités était significatif, dans ce sens que le mois de la femme édition 2016 qui a connu plusieurs activités, était placé sous le signe de l’égalité homme-femme dans un Congo en développement.

Lucie Kipele félicite les organisations féminines

La ministre de la Femme, Famille et Enfant a clôturé cette cérémonie par un discours solennel. Elle a affirmé son sentiment de satisfaction et de légitime fierté, pour l’abondante exploitation du thème national retenu pour cette édition 2016 : « Appliquons la parité homme-femme, maintenant, dans la paix, pour un développement durable d’ici 2030 ».

Elle a félicité toutes les structures et organisations féminines « qui se sont dépensées, même sans moyens…, pour organiser des activités », en présentant ses excuses pour son absence en certaines circonstances puisque, a-t-elle avoué, ne pouvant être partout à la fois. « … Je vous félicite toutes – et très sincèrement, pour ce que vous avez réussi à abattre comme travail de titan, tant dans le fond que dans la forme. Vous avez révélé par là que la femme était capable d’excellence, et qu’elle pouvait creuser dans tous les aspects cet intéressant thème national qui, je crois, a servi de piqûre psychologique à la femme congolaise », a souligné Mme la ministre, encourageant les organisations paysannes à continuer sur la même lancée.

« Demain sera meilleur qu’aujourd’hui pour la femme, la famille et l’enfant… L’année butoir 2030 doit, comme l’a si bien dit le Président de la République Joseph Kabila Kabange, être celle de l’émergence effective de notre pays », a-t-elle conclu.

Les femmes sensibilisées sur la drépanocytose

La cérémonie a été couplée avec une session de sensibilisation sur la parité et la prévention de la drépanocytose (communément appelée Anémie S.S). C’est la première maladie d’origine génétique, et elle touche le monde entier. En 2008, les Nations Unies ont reconnu la drépanocytose comme étant un vrai problème de santé publique, a expliqué un expert.

Et, la Rdc est classée troisième des nations du monde où il y a une forte prévalence de la drépanocytose, après l’Inde et le Nigeria. C’est-à-dire que trois Congolais sur dix comportent le gène S. En d’autres termes, 30 à 40 % de Congolais naissent avec le gène S. Ce qui importe à tout un chacun de connaître son groupe électrophorèse de l’hémoglobine (AA, AS ou SS) avant de s’unir avec un partenaire.

La session de sensibilisation a connu plusieurs étapes. C’était sous la Présidence du Dr – professeur Mashako Mamba, ministre honoraire de la Santé, puis de l’Enseignement supérieur et universitaire, aujourd’hui député national. Il a été membre du Réseau pour le combat contre la drépanocytose en Rdc,

D’abord, les scientifiques, docteurs et professeurs (femmes et hommes) sont passés tour à tour à la tribune, pour expliquer à l’assemblée les origines ou les causes, l’étape d’incubation et le traitement, les conséquences ainsi que les moyens de prévention de la drépanocytose. Le député Mashako a estimé, par ailleurs, qu’il y avait des avancées, dans le cadre de la lutte contre cette maladie,  permettant d’espérer à sa disparition.

Puis, la politique nationale de lutte contre la drépanocytose pour la jeune fille et la femme a été présentée à l’assistance par la directrice du Programme national de lutte contre la drépanocytose (PNLCD). Il y a eu ensuite deux témoignages de deux personnes drépanocytaires pourtant avancées en âge, et médecins de leur état.

Le premier, le Dr Placide Manzombi, a partagé une partie de son expérience personnelle, c’est la soixantaine révolue et médecin depuis 1980. Il était suivi du docteur Nyangi, une jeune dame qui garde encore les meilleurs souvenirs de son défunt qui l’a toujours aimée et soutenue. Cette session de sensibilisation, animée par des intermèdes musicaux, était clôturée par l’intervention du Père Henry de la Kethule, qui a mis en place le réseau pour le combat contre la drépanocytose.

Quant aux autres restitutions

Mais avant cela, Mme Annie Matundu, une experte du Ministère de la Femme, Famille et Enfant, a effectué une présentation succincte de la Loi n°015/013 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité. Une loi (38 articles et 5 chapitres) qui tire son origine aux termes de l’article 14 de la Constitution.

La seconde partie de cette cérémonie officielle de clôture du mois de la femme était marquée par la restitution par Mme Godelieve Kamango, la directrice de cabinet de la ministre de la Femme, Famille et Enfant, de la 60ème session de la Commission des Nations Unies sur le statut de la femme tenue à New-York, au cours du mois de mars ; et Mme Annie Matundu quant à elle, a fait la présentation de diverses activités ayant marqué le mois de mars dédié à la femme.

(Lepetit Baende)

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