Choléra au camp Luka: Un nouveau centre de traitement prêt à ouvrir ses portes

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Vue un nombre élevé de cas de choléra déjà enregistré dans ce coin de la Capitale congolaise, à la place de les achever loin pour leurs traitements, soit au centre de traitement de choléra à  pakadjuma à Limeté, le principal centre à Kinshasa qui traite tous les cas de choléra, Médecin sans frontière, en collaboration avec le ministère de Santé publique congolais a décidé de construire, sur place au camp Luka, un nouveau centre de traitement de choléra  en vue  d’intervenir de façon plus rapide. Et ce centre est en voie d’ouvrir ses portes pour accueillir et traiter tous les cas de choléra qui s’avèreraient dans ce milieu du camp Luka et de ses environs.

Le choléra appelé aussi maladie des mains sales, est une maladie contagieuse, qui se propage suite aux mauvaises conduites hygiéniques d’une population.

Signalons que ces mauvaises conduites hygiéniques sont observées au camp Luka depuis des années. Ces habitants n’ont trouvé l’unique choix de vivre dans cette promiscuité qui a conduit plusieurs fois au déclenchement de cette épidémie de choléra. Camp Luka a donc une mauvaise réputation d’un environnement moins propre.

Depuis la fin du mois de novembre dernier, 220 cas ont été enregistrés, 23 malades sont morts, les inondations de ces derniers jours font craindre une aggravation de cette épidémie à Kinshasa. Médecins sans frontière en apport avec le ministère congolais de la santé publique est en train de construire un centre de traitement au camp Luka, un coin considéré comme l’épicentre de l’épidémie. Les travaux de cette construction vont bon train .Kevin, membre de l’équipe de logistique des médecins sans frontières et ces collègues espèrent même terminer ces travaux d’ici peu, a indiqué hier le reportage de Rfi. « On a commencé quatre jours passés, et on espère ouvrir ce lundi, les portes du centre, parce qu’à présent dans ce site, il y a beaucoup de malades », c’est ce qu’a montré Kevin.

« Dès l’arrivée d’un cas suspect dans ce centre, le circuit du patient a été conçu de façon à permettre une prise en charge médicale rapide et efficace », a expliqué Dr Oly Ilunga, ministre de la santé, indique toujours la même source. Si le patient est en stade de dégradation sévère, il va passer aux zones C, s’il est en stade de dégradation moins sévère, il est en zone B et après la zone A, ce sont des personnes prêtes à rentrer chez eux à domicile, a poursuit le ministre.

Et sur le plan logistique et hygiénique, rien n’est laissé au hasard, assure Kevin. Ce centre aura deux douches et deux latrines, et ce site où se trouve le centre nécessitera le nettoyage. Malgré toutes ces mesures, Zola, voisin du centre ne cache pas ses inquiétudes. Ça doit inquiéter, car le choléra peut attraper tout le monde. Kevin comprend ces craintes et espère une meilleure communication pour assurer les voisins. « Ces derniers ont peur un peu parce que je pense que la compréhension du choléra n’existe pas », a démontré Kevin. Ici, le ministère de la santé et médecins sans frontière insistent sur  le caractère communautaire de l’approche. Les relais communautaires ont été mis en contribution pour sensibiliser les habitants du quartier dans la lutte contre cette épidémie de choléra.

 

(Mamie Ngondo)

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