Cholera à Pakadjuma: Inena Kasongo propose la délocalisation du site

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Le site de Pakadjuma qui regorge un nombre important de la population, vit dans des conditions d’hygiène précaire. Ce qui  ne cesse d’enregistrer le cas de choléra et, peut, toutefois faire l’objet d’une délocalisation, telle est la plus grande proposition parmi tant d’autres pour  l’éradication du choléra dans cette contrée a suggéré, M. Inena Kasongo, le Coordonnateur du bureau technique de l’hygiène de la Santé pour la zone de santé de Kinshasa/Limete. C’était au cours d’une interview accordée hier à notre journal.

Cette proposition découle du fait que la localité de Pakadjuma devenu depuis un temps, la cible favorable de l’épidémie du choléra. Ceci, suite à son environnement qui ne répond guère aux conditions hygiéniques adéquates. Ce qui fait que les gens qui  vivent dans ce quartier de la capitale congolaise, sont exposés à cette épidémie dite maladie de mains sale ou de manque d’hygiène. Une maladie infectieuse diarrhéique,  à caractère épidémique qui se transmet par voie digestive.  La personne peut être contaminée en consommant de l’eau non traitée ou des aliments souillés par la bactérie, vibrio cholerae. Sa durée d’incubation  est de  2 heures. C’est ici ou se situe la gravité de cette maladie.

D’où lorsqu’une personne présente des symptômes, allant dans le sens du choléra, tels qu’une diarrhée abondante ayant la consistance de l’eau de riz, de  couleur blanche aqueuse,  accompagné de vomissement avec asthénie, la fatigue,  il  faut  rapidement se rendre dans un centre de santé pour de soins appropriés. Plus la prise en charge est tôt, plus la guérison est garantie et  plus la prise en charge tarde plus la guérison n’est pas garantie.

A ce mois de septembre 2017, il est compté 5 cas  de choléra qui sont pris en charge par l’unité de traitement UTC, situé à Pakadjuma, en vue de l’évacuation rapide des malades de cette épidémie. Toutefois, l’UTC qui est  dans des conditions hygiène garantie, accueille d’autres cas de choléra  venant de part et d’autres de la ville de Kinshasa.

Notons que pas plus tard qu’hier, l’OMS avait publié dans un communiqué, la propagation  de l’épidémie de choléra dans 20 provinces sur les 26 que compte la RDC à cela il faut ajouter la province de Kinshasa.

Du moins ce qu’il faut savoir, la cholera n’a pas commencé directement  à  Pakadjuma,  indique Inena Kasongo. Du moins, il est un site ou il y a eu beaucoup de cas de choléra compte tenu de son environnement moins propre.

Le cholera est entré à partir de la commune de Maluku d’où débarquent plusieurs passagers en provenance de l’intérieur de pays, précisément de la province de l’Equateur et cela prend effet à partir de 2010, indique le Coordonnateur de l’hygiène, zone de santé Limete.

D’après  le fait,   il y a eu un passager malade de cholera dans le bateau à destination de Kinshasa, lorsqu’il est arrivé à Maluku, c’est là qu’il a été récupéré pour être pris en charge. Et dans le bateau, le malade n’était pas seul, plutôt avec d’autres passagers.  Apres Maluku,  d’autres  cas ont été signalé  à Masina, ensuite  c’était à Kingabwa qu’on a répertorié les cas de choléra. Etant donné que  Kingabwa est voisin à Pakadjuma, c’est ainsi qu’il a eu également des cas dans cette localité.  Il faudrait signaler aussi que les gens qui atterrissent aux ports tout près de Pakadjuma, venant de l’intérieur du pays, font introduire cette épidémie par  trop de mouvements des vas et vient. Vu qu’il y a eu trop de cas de choléra à Pakadjuma, le besoin de la prise en charge se fait sentir.  C’est ainsi qu’il a été créée l’unité de traitement de choléra, UTC, pour pouvoir traiter les malades sur place. L’UTC bien qu’installée dans un milieu favorable à la propagation du choléra, est dotée des mesures d’hygiène assurant la non propagation de la maladie. Cette unité est tout le temps désinfectée, a indiqué le Coordonnateur de l’hygiène.

Pour éviter la propagation de l’épidémie, ce dernier  insiste sur la prévention par l’hygiène personnelle et collective ;  l’assainissement des milieux, l’installation des installations sanitaires dans ce site, l’assurance de l’eau potable et ainsi que  la plus grande proposition des mesures d’éradication avant de songer à la délocalisation de ce site et d’occuper immédiatement cet espace d’une activité en vue d’empêcher les gens d’y retourner comme ce fut le cas dans le passé.

 

(Mamie Ngondo)

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