Chef d’antenne de la librairie livres pour les grands lacs

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Selemani Mwati constate : « Les gens achètent timidement des livres »

Dans la vie courante, beaucoup de Congolais passent le gros de leur temps loin du livre. C’est dire qu’ils fréquentent moins les librairies, pour se procurer le savoir caché dans les livres. Parlant de ceux qui ne lisent pas, un adage populaire ironise en ces termes : « Si vous voulez cacher quelque chose à un Congolais, il faut placer cela dans un livre, car il ne va pas l’ouvrir ». Partant, le journal L’Avenir a accordé la parole à un homme du monde du livre. Il s’agit de M. Selemani Mwati Kabala, chef d’antenne de la librairie livres pour les grands lacs. Ce lieu de vente de livres est situé au croisement des avenues Kasaï et Commerce, dans la commune de la Gombe.

A cette occasion, Selemani Mwati a évoqué des causes de la faible fréquentation des librairies et les moyens de remédier à cette situation. Il est remarqué que des gens manquent la culture de fréquentation des librairies pour se procurer de livres. Ce qui fait que la spéculation bat son plein dans le chef des lecteurs potentiels. Une opinion pense que dans les milieux congolais, n’eurent été les établissements d’enseignements qui donnent l’occasion de se procurer un livre, à ceux qui les fréquentent. Plusieurs facteurs sont à la base de ce manque de culture, a dit Mr Selemani. Il a montré que la plupart des fois, ce sont des manuels scolaires qui sont le plus sollicités dans leur librairie. Cette tendance est due au fait que les enfants d’âge scolaire ont davantage ce besoin d’accéder aux connaissances. D’où, il est normal qu’il y ait ce besoin de leurs fournir de la documentation. Dans le même ordre d’idée, quelques juristes montrent de l’intérêt, en se procurant des publications touchant leur domaine. Dans d’autres secteur, les gens achètent timidement des livres.

Parmi les causes de la faible fréquentation des gens dans les librairies, l’orateur a épinglé notamment le problème du pouvoir d’achat. Sur ce, il a montré que le livre coûte cher. Si bien qu’il n’est pas courant de voir une personne acheter un livre sans que cela soit une nécessité.

Un autre fait qui bloque la culture d’achat des livres surtout chez les étudiants, c’est le fait que les professeurs dans les universités les obligent à acheter le syllabus. Et cela amène les étudiants à se focaliser sur l’achat du syllabus, mettant à l’arrière-plan le livre. Pourtant, le syllabus n’est qu’un assemblage d’idées, contrairement à un livre qui est toute une étude approfondie, a indiqué Mr Selemani.

Il y aussi un fait ne favorisant pas les gens d’acheter le livre dans des librairies. C’est qu’actuellement, beaucoup de livres sont téléchargeables sur Internet.

Une autre réalité qui bloque la culture d’achat du livre : notre société n’est pas compétitive sur le plan intellectuel, a-t-il martelé. Pour lui, le savoir, il faut le prouver à tout prix. Or de nos jours, dans la société congolaise, le savoir n’est pas encore à solliciter dans certains domaines. C’est plus le clientélisme, le tribalisme qui prennent l’élan, et découragent les autres qui ont le souci du savoir. Ce qui fait que d’autres personnes ne sont plus intéressées au savoir, qui est le fruit des lectures.

Quant aux remèdes, il faut d’abord susciter l’esprit de compétitivité ou cultiver le principe de la méritocratie : placer chacun à la place qui lui revient. S’il faut être ce qu’on mérite, il faut être un homme de savoir, ce savoir on l’acquiert en lisant beaucoup. Mais s’il faut demeurer dans le favoritisme et autres antivaleurs, les gens n’auront pas la culture de se procurer de livre. Tout le monde cherchera à vivre de sa manière, sans toutefois s’intéresser à la culture de lire.

Le monde actuel est en mutation, des choses changent de temps en temps. D’où, il faudrait aussi être à la page pour pouvoir mieux se défendre en cas d’un enjeu quelconque. Ce qui ramène à dire que la culture de la lecture s’avère importante pour une personne cultivée, a épinglé l’orateur.

Créer des astuces telles que susciter le goût de la lecture dans les élèves, en leur demandant de faire des exposés en classe.

Ne pas seulement imposer l’achat de syllabus pour les étudiants mais organiser aussi des échanges entre ces étudiants, à partir de leurs propres exposés. Ceci amènera les apprenants à approfondir leurs connaissances.

Il a suggéré que les entreprises puissent avoir en leur sein de mini- bibliothèques, dont les livres seront du domaine dans lequel elle œuvre. Il donne l’exemple d’une maison de presse qui regorgerait de livres dans le domaine de la communication.

(Mamie Ngondo)        

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