Changement climatique

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Les politiques et les multinationales : regarder dans la même direction pour sauver l’humanité

La conférence de Paris sur le climat (COP 21) démarre ce lundi et les travaux s’étendront jusqu‘au 11 décembre prochain. Le Conseil des ministres de l’Union européenne, Ue a pris la décision d’atteindre au moins 40%de réduction des émissions nationales de gaz à effet de serre sur les niveaux de 1990, d’ici 2030. Ces assises se tiennent à un moment particulier où l’ONU a célébré l’an soixante-dix (70) de son existence, et exprimé tout haut, son intérêt pour la question du changement climatique. En effet, Le Secrétaire général Ban Ki Moon a visité le Pôle nord, le 8 juillet de l’année en cours. Il a constaté et affirmé que le changement climatique s’effectuait aussi rapidement qu’on ne croyait. « Nous devons agir et agir dès maintenant », a-t-il lancé, non sans angoisse. Les organisateurs de la conférence de Paris ont médiatisé à priori, l’envergure de ces assises. Cela ne met pas moins les politiques et les multinationales face à leurs responsabilités, face à cette question déterminante pour l’avenir de l’humanité. Il n’y a ni de grand ni de petit pollueur, car tous ont pollué et contribué à la dégradation climatique. « L’homme moderne, avide de confort, de vitesse et de rentabilité, a perdu tout respect pour la terre, lit-on en substance sur la couverture du livre : 5000 jours pour sauver la planète, révèle le « Réveillez-vous!» du 8 août 2003. « Les inondations catastrophiques et les tempêtes violentes qui s’abattent aujourd’hui sur nous seront de plus en plus fréquentes », à en croire Thomas Loster, spécialiste des sinistres cité par le périodique.

L’Ue est convaincue du fait que pour nous garder sur la bonne voie et donc limiter une augmentation de la température mondiale au-dessous de 2°C, il est essentiel de parvenir à des engagements internationaux équitables, ambitieux et juridiquement contraignants, d’inclure un objectif à long terme, de réduire collectivement les émissions globales d’au moins 60% en 2050 par rapport à 2010, lit-on in L’Avenir n°6266 du lundi 23 novembre2015.

En effet, le réchauffement climatique a ceci de paradoxal que tout le monde en a conscience, mais peu comprennent l’avantage de mener des actions pour changer la donne, et très peu ont la volonté d’agir vraiment. Aux temps bibliques, en effet, le récit de Noé renseigne que le constructeur de l’arche avait du mal à mettre tout le monde d’accord. Son projet était chimérique pour les uns, et paranoïaque pour les autres.

De l’irresponsabilité du présent

« C’est un droit pour tous les habitants de la terre de vivre dans un monde où le futur n’est pas compromis par l’irresponsabilité du présent ». Le président François Hollande s’est exprimé ainsi devant la presse française, le 27 novembre 2014, parlant de la perspective de la conférence sur le climat. Pendant ce temps, de plus en plus de voix s’élèvent pour rappeler à l’homme sa responsabilité. Ceci dans la mesure où, l’activité humaine est mise en cause dans le réchauffement de la planète. De conférence en conférence, il est impérieux que les acteurs majeurs s’accordent sur les principes de leurs recommandations. En décembre 2009, la conférence de Copenhagues a démontré que face à de grandes questions à l’échelle planétaire, les politiques et les multinationales pouvaient s’illustrer dans le langage des sourds. Et, dès lors que perdure pareille attitude, il est vrai, la communion d’action sera hors de question, et le temps s’écoulera, et les causes du changement climatique s’amplifieront. Dans la plupart des pays, le non accès des populations aux richesses nationales consacre la misère des populations. Cela pousse les gens à développer des activités de survie parmi lesquelles celles entraînant la déforestation.

Dans la province du Bas Congo en RD Congo, la déforestation est à l’ordre du jour, des habitants locaux ayant développé, de père en fils, la transformation du bois de chauffage en charbon de braise. Mme Wivine Nlandu qui a sonné l’alarme, est à la tête d’une ONG au niveau local, œuvrant à environ 150km de Kinshasa. Cette situation occasionne notamment des vagues de déplacés internes, c’est-à-dire des populations deviennent instables et frêles. Dans la même province, quatre ans plus tôt, le PNUD avait, dans le territoire de Kasangulu, recruté des ONG locales pour un programme de reboisement. Pour l’heure, la défaillance de fourniture du courant électrique dans les quartiers de Kinshasa a augmenté la présence de générateurs, un engin que les Kinois aiment à désigner sous le vocable groupe électrogène. Ce qui laisse comprendre une hausse relative en termes de volume d’émission du gaz à effet de serre.

(Payne)

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