Chaire Cardinal Malula: Mission universelle et tribalité décortiquée en conférence

par -
0 389
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La 48ème session de la Chaire Cardinal Malula s’est déroulée hier jeudi 15 mars à la mission Oblats de Marie immaculée (l’Institut Saint Eugene de Mazenod), sise commune de Kintambo à Kinshasa.

Le thème  général de cette conférence a porté sur la « Mission universelle et tribalité ». Cette initiative sur l’étude ou l’enquête sur cette mission se révèle au mois de novembre 2016 où  le Préfet de la congrégation pour l’évangélisation des peuples s’adressait a une vingtaine de prêtres, dont la plupart sont venus d’Afrique pour participer au programme de recyclage organisé par l’Université pontifical et urbaine.

A cet effet, le Cardinal Filoni fustigeait alors cette intelligence qui privilégie le particulier au détriment de l’universel. Et ce brouillard qui flouait le prêtre à ne pas savoir les causes discriminatoires  tribales entre les prêtres et les fidèles laïcs dans certains diocèses. Là, on n’acceptait pas des nouveaux évêques venus d’ailleurs. D’où, des enquêtes que doivent mener les prêtres, afin d’éradiquer cette dérive qui doit être dénoncée.

Le  vif de la conférence, chacun des quatre orateurs a exposé sur la problématique de ce fait tribal, autour du centre d’intérêt : « Mission universelle et tribalité ».

Le Jésuite père Léon de Saint Moulin a été le premier intervenant. Il est professeur émérite de l’Université catholique du Congo. Il a parlé notamment de : l’unité dans le Christ et identité ethnique en RD Congo.  Il soulève le point sur le fondement de l’unité se trouvant dans l’opus. Ce qui explique l’appel à la doctrine sociale de l’église. Il faut régler certains conflits, réguler la surface sociale. En résumé,  nous sommes multi appartenances, indique l’orateur. D’où, il faut la transformation des conflits d’intérêts. C’est donc la gestion des identités ethniques.

Il a été suivi par l’abbé François Batuafe, dont l’exposé a eu pour intitulé : « la tribalité dans la Bible et en Afrique ». Et cela, dans une approche interculturelle. Dans cette perspective, une mise au point a porté sur la tribu hébraïque. Différents contextes ont été ressortis, entre autres le contexte faisant appel à la généalogie des tribus (Genèse 10) ; le contexte numérique dans la Bible : où retrouve-t-on les douze (12) tribus d’Israël ? ; Le contexte symbolique ; le contexte sociopolitique, ainsi que le contexte religieux.

La troisième contribution a été celle de la sœur Josée Ngalula, religieuse de St André. Elle est professeure de Théologie à l’Institut Saint Eugene de Mazenod. Elle va mener ses enquêtes sur l’impact de la tribalité dans la communauté ecclésiale vivante de base (C E V B)  dans l’Archidiocèse de Kinshasa.

La sœur mène les études sur les références tribales. On retrouve la dynamique de l’ouverture. Les enjeux du pouvoir et on doit influencer ceux de ma famille, de mon ethnie… c’est la satisfaction du moi, c’est donc l’égocentrisme.  Dimension d’exclusion qui fait le dérapage.

La fraternité universelle de base. Par-là, souligne la professeure, les fidèles tombent dans la tentation. Elle conclut qu’il faille combattre ce fléau de la dimension exclusive. Et cela faisant partie de l’étude de la responsabilité.

Et enfin, le père Patience Mpayembe, religieux de Saint Vincent de Paul. Il est professeur de la missiologie dans cet institut des Oblats. Il  a intitulé son exposé : «l’église et sa mission universelle en milieu urbain et ethnique ».

(Grace Nlemvo)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse