Centre d’enseignement Mboloko

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283 enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire recyclés

Le Centre d’enseignement, C.E Mboloko « Les Gazelles » de Kalamu a abrité une session de formation des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire. L’école conventionnée relève de la Communauté presbytérienne de Kinshasa, CPK. Le préfet Boyi Kizito a rappelé la vocation de cet établissement, samedi à la clôture : « Notre école s’inscrit dans la logique d’un type d’enseignement élitiste en RD Congo. (…) Nous sommes engagés dans la formation des enseignants, une sorte de remise à niveau de leurs capacités.», a-t-il relevé.

  1. Arthur Mubuma Makope est l’inspecteur du pool (inspool) secteur Kalamu. Dans son allocution de clôture, il a notamment exhorté les participants à faire la restitution de ce qu’ils ont appris. Il a rappelé que la mondialisation mise sur la compétence. D’où, s’ouvrir constamment à la formation, c’est se garder compétitif », a-t-il dit. Dans leurs témoignages, des participants ont reconnu que le temps passé ensemble a répondu à leurs attentes. C’est le cas de MM Mpia Edouard, André Kahungu et Eke Mpongo respectivement de l’Ecole primaire EP V/ Kisenso, du Groupe scolaire Farel de Ngaba et du Collège Des Génie Ruta de Ngiri-Ngiri.

Pour toute la session, a renchéri le préfet, nous avons aligné deux cent quatre-vingt-trois (283) participants, qui ont reçu des attestations à la clôture. L’année prochaine, nous allons pouvoir étendre le réseau d’information, pour atteindre un grand nombre.

A la question : Quels ont été les objectifs assignés à la session ? L’orateur : C’est une session de recyclage, c’est-à-dire une remise à niveau des capacités des enseignants dans les degrés, les classes où ils œuvrent généralement. Une session de formation pour : les éducatrices de la maternelle (toutes les trois classes), des enseignants de l’école primaire (toutes les six classes) et ceux du secondaire (les préposés au cours d’informatique, parce que c’est une discipline qui vient d’être annexée comme matière dans le programme national), ceux de mathématique- (nous avons expressément retenu cette année la géométrie)-, une matière qui n’est pas donnée dans beaucoup d’écoles, parce qu’il y a des difficultés à remonter les compétences même des enseignants et les conditions de réalisation de cette branche). Nous avons retenu les professeurs de français, parce que c’est la langue de l’enseignement. Si les enseignants n’ont pas les techniques pour aider les élèves à acquérir certaines capacités, le reste de la formation est très souvent handicapé.

Le cours d’informatique posant problème, les organisateurs ont-ils donné aux participants, avant la formation, l’occasion de dévoiler leurs difficultés ?

Nous commençons les séances par les attentes des participants. Qu’est-ce qu’ils aimeraient recevoir comme formation par rapport au projet initial que nous avons arrêté. Et nous trouvons un accord. Généralement, ce que nous prévoyons rencontre leurs attentes. Partant, nous continuons avec le projet engagé initialement. Le contenu est fait en sorte que nous puissions, dans un premier temps, examiner le programme national et être capables de pouvoir l’interpréter. Le cours d’informatique est assorti aussi d’un programme, et ceci a été analysé. Dans la plupart des cas, ce cours est dispensé par des gens qui sortent des instituts qui ne sont pas pédagogiques. Ils ont, dans l’application, des difficultés pour n’avoir pas appris la didactique. C’est à cela que nous œuvrons pour leur apprendre les méthodes du travail.

La session s’est étendue pendant combien de jours ?

Le secondaire, c’est une semaine, du lundi au samedi. La cérémonie de clôture a été précédée d’une séance d’évaluation. Il n’y a aucun critère de sélection des participants. Nous lançons des invitations aux écoles, et recrutons les volontaires qui répondent à cet appel. Pour toute la session, nous avons aligné deux cent quatre-vingt-trois (283) participants. L’année prochaine, nous allons pouvoir étendre le réseau d’information, pour atteindre un grand nombre.

Après la session, qu’est-ce que les organisateurs attendent des participants et des décideurs ?

Nous sommes en train d’aider nos collègues enseignants à pouvoir résoudre les problèmes qu’ils ont dans l’exercice de leur profession. Que les participants puissent mettre en pratique les techniques et méthodes apprises, qui permettent de réduire les difficultés d’apprentissage. Chez nous, l’on sent que les élèves apprennent et qu’ils reflètent le niveau de leur classe, tandis qu’ailleurs, un enfant qui est par exemple en 2ème année, mais qui justifie un niveau au rabais. C’est-à-dire que le cursus d’apprentissage n’a pas suivi les compétences que l’élève devait acquérir, à chaque niveau de l’enseignement.

Vous avez tenu, vendredi, une conférence-débat sur la nouvelle loi-cadre de l’enseignement. C’était dans quel but ?

Dans le cadre de la session, il n’y a pas seulement les travaux pratiques mais aussi la communication que nous voulons bien apporter aux participants. La nouvelle loi-cadre a été votée puis promulguée par le Président de la République, mais je pense, tel qu’il a été attesté lors de ma communication, qu’un grand nombre n’est pas au courant de ce changement. Et comme enseignants, c’est une lacune que nous comblons en essayant de leur apporter cette information : la loi elle-même, ses mesures d’application et des difficultés plausibles dans son application sur terrain.

En tant que formateur, vous avez eu par le passé à sillonner l’arrière-pays. Où situez-vous davantage des difficultés ?      Les difficultés sont partout, en provinces comme à Kinshasa. La première difficulté, c’est le niveau des enseignants. Nous sommes personnellement triste de remarquer par exemple qu’au niveau du primaire, des enseignants ne maîtrisent pas les tables de multiplication. Comment un enseignant dépourvu de compétence peut-il prétendre développer celle des élèves ? Nous avons aussi constaté de plus en plus de monitrices de la maternelle qui ont des difficultés de diction. L’on se demande alors ce qu’elles vont concrètement transmettre aux tout petits.

(Payne)

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