Centrafrique: Retour de 108 casques bleus congolais de la Minusca

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Cent et huit casques bleus congolais de l’Unité de police constituée (UPC) ont regagné leur pays, vendredi 15 janvier, après deux ans et demi des services de sécurité, à Bangui en République Centrafricaine. « Le départ des FARDC (Forces armées congolaises) de la Minusca est souhaité rapidement mais dépend, évidemment, de l’arrivée des troupes remplaçantes », confie un haut-fonctionnaire de l’ONU à New York. « Pour cela, il faut que les soldats soient opérationnels dès leur arrivée sur zone : paquetage, matériel, etc. » Disons que seuls dix parmi les cent dix-huit qui sont restés en République Centrafrique pour des travaux logistiques, renseigne une dépêche.

C’est depuis le 31 décembre dernier que ces policiers étaient arrivés fin mandat, après une prolongation d’un mois pour sécuriser les élections à Bangui. Vendredi 8 janvier 2016, l’ONU a annoncé que le contingent de quelque 850 hommes de la RDC ne serait pas renouvelé dans la Minusca. Motif officiel : celui-ci ne répondrait pas aux critères requis en termes d’équipement, de contrôle de recrutement et de préparation au combat. Le nouveau contributeur de troupes de la Minusca n’est pas encore dévoilé. « Les candidats sont peu nombreux. L’insécurité grandissante n’aide pas à la mobilisation. Les moyens financiers ne sont pas extensifs et chaque pouvoir préfère assurer ses arrières plutôt que projeter ses forces » à l’étranger, commente le haut-fonctionnaire.

A la descente d’avion à l’aéroport international de N’djili (Kinshasa), ce contingent était accueilli par une dizaine d’officiers de la police nationale congolaise. Le commandant du contingent congolais, lieutenant-colonel Lyly Lenge a remercié le gouvernement pour son soutien: «Avec notre professionnalisme et savoir-faire, ils nous ont demandé de proroger d’un mois».

Elle a cependant rejeté les accusations selon lesquelles les troupes congolaises seraient expulsées pour viol. «Je ne confirme pas ça. On est en train de mélanger des histoires. Ils n’ont même pas de preuves», a souligné le lieutenant-colonel Lyly Lenge.

Pour sa part, le porte-parole de la police nationale congolaise, colonel Mwanamputu, qualifie l’accusation sur le viol d’une machination. «A ce jour, les Nations Unies ne sont pas capables de nous prouver et d’apporter une pièce quelconque portant accusation de cette infraction au niveau du code pénal. La presse a parlé. Voilà qu’ils sont rentrés avec toute dignité», a-t-il indiqué.

Les policiers congolais de l’UPC étaient arrivés à Bangui (RCA) le 12 décembre 2013 au plus fort de la crise, dans le cadre d’abord de la Force multinationale de l’Afrique Centrale, puis de la Mission internationale se soutien à la Centrafrique (Misca) et enfin au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) depuis septembre 2014.

Disons que la décision de l’ONU a étonné plus d’une personne à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Sinon, même si le contingent avait un petit problème de logistique, son action sur terrain était appréciée tant par les Centrafricains que par d’autres contingents. A lire de près le déroulement des événements, les raisons ont été collectées, parce qu’il fallait renvoyer les vaillantes FARDC à la maison. Qu’à cela ne tienne, la campagne de la Centrafrique est une expérience qu’il faudra capitaliser. Peut-être que prochainement, les efforts seront fournis pour être irréprochables.

(JMNK)

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