Célébration de la journée internationale de la liberté de la presse: L’Ucofem et la FRPC priment des professionnels des médias

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La salle « Main d’Or » de l’hôtel Beatrice à Kinshasa, a servi de cadre pour la remise de prix aux lauréats de la deuxième édition du concours de meilleures productions médiatiques dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse. Cette dernière,  célébrée chaque 3 mai. Ces prix ont été remis grâce à la Fédération des Radios de Proximité du Congo(FRPC) et l’Union congolaise des femmes des medias (UCOFEM), avec l’appui du Programme de Développement du Secteur des Médias (PDSM) financé par USAID avec un financement complémentaire de la coopération suisse et exécuté par Internews.

Pour cette deuxième édition du prix de « meilleure production radio communautaire et des jeunes  femmes journaliste », les choix de la sélection ont porté sur quatre lauréats. Ce qui veut dire deux lauréats dans chaque catégorie, dont deux filles et deux garçons.  Le concours était lancé sur l’ensemble du pays. Si l FRPC s’est limité aux radios communautaires, suivant son mandat, l’Ucofem, elle, a ciblé la presse écrite, la radio, la télévision et même la presse en ligne. Ce, grâce  à la publicité faite autour de l’événement et à l’implication des réseaux des radios de proximité de coordination provinciales de l’Ucofem. Sélectionner quatre candidatures parmi une cinquantaine n’était pas du tout facile, mais comme il fallait trier les meilleurs, les sélectionneurs  se sont servis de leur tic et de quelques normes journalistiques pour primer ceux qu’ils estiment, selon les normes, avoir respecté les règles. « Des esprits critiques pour des temps critiques : les rôles des médias dans la promotion des sociétés pacifiques, justes et inclusives », c’est le thème qui cadre bien avec l’événement. Dans la mesure où un concours est une occasion pour critiquer un travail, une critique constructive pour plus de professionnalisme s’avère importante.

Cette journée a été rendue possible grâce aux soutiens de plusieurs partenaires, entre autres le programme de Développement du secteur des medias financé par USAID, avec un complément de coopératif suisse et la mise en œuvre par internews.

« Primer les jeunes femmes journalistes de moins de 30 ans est une fierté pour l’Ucofem. On ne cessera jamais de le dire : les conditions difficiles de travail de journalistes n’encouragent pas les jeunes femmes à faire carrière. Ce prix a pour ambition de leur donner de l’espoir ; qu’elles n’oublient pas qu’elles ont choisi un métier noble qui leur donne de la possibilité de s’épanouir ; s’épanouir dans le journalisme congolais », a déclaré Madame Anne Maimouna, directrice exécutif de l’Ucofem.

Les lauréats s’expriment

La première à prendre la parole c’est Isabelle Ruba Kazinguvu de la radio « Mayendeleyo » à Bukavu dans le Sud-Kivu. « Remporter le premier de prix ne fait de moi plus intelligente que les autres, mais c’est simplement  une interpellation et un début pour un plus d’effort et cela renforce ma conviction pour ce choix porté sur ce beau et noble métier qui est le journalisme », a-t-elle glissé après sa nomination.

Et pour Fidel Buifonde de la radio « Don Bosco » de Lubumbashi : « C’est le résultat de plusieurs années d’effort ; je me suis donné à fond, comme un soldat dans un champ de bataille. J’ai associé l’amour de ce métier et le savoir-faire appris auprès de mes ainés. Oui, ce n’était pas facile car recevoir un prix, vous donne le droit de dire que vous êtes arrivé. Je crois en moi et mes capacités. Je pense pouvoir faire mieux pour les jours avenirs ».

« Je suis celui qui a obtenu le second prix. J’ai toujours rêvé aller loin de ce métier que je fais. Et avec ce coup de pouce, je pense avoir suffisamment eu de quoi à être encouragé pour percer non seulement à Kinshasa, mais partout dans le monde. Certes, ce travail n’est pas facile mais avec un peu de bonne volonté, nous espérons apporter un plus à ce qui est déjà fait », a déclaré Dan Aigle Tshinguta de la Radio Shaloom Africa émettant à Kinshasa.

Enfin, un appel est lancé aux professionnels des médias et aux organes professionnels à s’engager et se mobiliser pour redonner à la presse ses lettres de noblesse.

(Blandine Zawadi Kanza/ stagiaire)

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