Ce que révèle la signature de l’Arrangement Particulier: L’échec de l’appel à l’insurrection de Katumbi

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Au moment où l’ensemble du peuple congolais montre son attachement à l’option du dialogue politique, initiée par le Chef de l’Etat, afin de conduire le pays à des élections apaisées, crédibles et transparentes, Moïse Katumbi veut, lui, s’emparer du pouvoir de manière illégale. Ne pouvant s’accorder une légitimité politique, puisque l’opposant fugitif agit désormais dans la clandestinité et n’a pas une assise populaire avérée, son appel au soulèvement généralisé du 10 avril dernier constituait l’étape ultime de ses aspirations à régner sur la République démocratique du Congo. Mais cette stratégie insurrectionnelle vient une fois de plus d’avorter.

L’Arrangement Particulier qui devait venir en complément de l’accord du 31 décembre 2016 a été signé hier au Palais du peuple. Ainsi, le chemin est balisé pour l’investiture du Gouvernement d’union nationale que va diriger Monsieur Bruno Tshibala Nzenze, membre fondateur de l’UDPS et du Rassemblement. Les Congolais peuvent donc reprendre l’espoir, se remettre au travail et préparer les élections en toute quiétude.

Une fois encore, les va-t’en guerre ont échoué

Il y a quelques jours, certains médias de la place ont diffusé un texte publié par l’opposant fugitif Moïse Katumbi depuis le Maroc, intitulé « lLappel de Marrakech ». Ce texte se veut un document de conscientisation du peuple congolais. En réalité, il s’agit d’une incitation à l’insurrection.

L’ancien Gouverneur du Katanga écrit : « ce 10 avril et jusqu’au 24 avril…. j’appelle tous les Congolais à répondre massivement au mot d’ordre du Rassemblement pour mettre un terme à ce pouvoir….. ». Au travers des mots doux, dissimulant mal l’intention belliqueuse, le brulot du fameux millionnaire  incite à la guerre civile.

Dans le même registre, cette fois sur les réseaux sociaux, le sieur Katumbi s’est adressé en langues nationales, Lingala et Swahili, demandant à la population de se révolter. Le minier du Katanga est allé jusqu’à inciter les policiers, les militaires et notamment la Garde Républicaine à la mutinerie. Il s’agit là d’une véritable tentative de pousser la rue à un coup d’Etat.Tout démocrate devrait dénoncer cette dérive.

La quinzaine du 10 au 24 avril s’est déroulée sans encombre, l’appel aux troubles n’a donc pas été entendu. Il faut pourtant réagir à cette incitation à peine voilée, à mettre le pays à feu et à sang, alors même que d’autres responsables s’attèlent à trouver une issue négociée à la contradiction qui nous oppose.

En réalité, « la phraséologie de Marrakech » constitue ce que les Français qualifieraient vulgairement de « piège à con ». Pour être poli, je dirais un « attrape nigaud », ou encore une «cage pour simples d’esprit ». C’est-à-dire la mise en place d’un stratagème, léger et facile, destiné à attirer les esprits faibles dans des sentiers scabreux à partir desquels ils ne manqueront pas de glisser aisément vers des abîmes profonds où les attendent des ogres impitoyables.

En quoi l’appel de Marrakech constitue-t-il un dangereux piège pour simples d’esprit ?

Afin de bien saisir le sens d’un message, il faut d’abord  s’intéresser à son émetteur, ensuite connaître le but que poursuit le diffuseur. La sagesse veut également que le récepteur d’un message connaisse, avant de l’interpréter, les valeurs que portent l’émetteur lui-même et le sens véritable du but qu’il poursuit. Dans cette quête, il est également conseillé de savoir ce qu’a déjà réalisé l’auteur par le passé.

Sans doute, Moïse Katumbi s’adresse aux Congolais parce qu’il veut un jour diriger notre pays, nous connaissons donc son but.

Cependant, quant à l’homme, nous savons qu’il a excellé dans l’affairisme, partant du petit vendeur de poissons jusqu’à devenir partenaire important de grands complexes miniers et industriels, notamment dans le domaine du cuivre. L’homme profita de sa position de Gouverneur pour s’imposer dans cette sphère, il n’a prospéré que grâce à une succession de délits d’initié. Ses amis et ennemis sont unanimes pour affirmer que ses méthodes de travail n’étaient pas orthodoxes. Un de ses anciens amis, devenu son adversaire, avant qu’ils ne se réconcilient et maintenant condamné à 5 ans de prison pour spoliation, explique dans un écrit, que quiconque peut consulter, que le candidat utilisait bien souvent des voies fort contestables.

Sur le plan politique, la providence a voulu que Monsieur Moïse Katumbi soit placé à la tête d’une des provinces actuellement les plus riches du Congo. Ce prédateur en a profité pour se bâtir, en peu de temps, une fortune considérable, d’aucuns diront scandaleuse, tout en entraînant la population katangaise dans une misère inacceptable. Le malicieux du  Katanga profitera de sa position à la tête de la province pour saboter un chemin de fer national au profit de sa propre société de transport. Peut-être qu’un jour le fisc congolais se penchera sur le volume d’impôts éludés. Ceci n’est pas sans rappeler qu’un ministre français, en l’occurrence, Monsieur Jérôme Cahuzac, purge encore une peine de prison pour des faits similaires. Faut-il revenir sur l’usage privatif accru du domaine public, par des camions d’un contribuable qui, profitant de sa position, ne remplissait pas son devoir fiscal ?

L’histoire de la province ne retiendra aucun édifice imaginé ou construit par son fait, pas de nouvelles routes tracées, aucun projet de chemin de fer, pas d’écoles ni d’hôpitaux ; à son actif, retenons toutes fois une brillante équipe de football.

Le passage de l’affairiste à la tête de cette grande entité sera marqué par le tribalisme et une insatiable boulimie. Ses collègues entrepreneurs katangais affirment qu’il ne laissait passer aucune occasion de gagner le moindre dollar. Sans état d’âme, il est allé jusqu’à porter sa lourde main sur le petit commerce de la braise, devenant ainsi concurrent direct et impitoyable de pauvres mamans qui se débrouillent dans ce secteur pour nourrir et subvenir aux besoins de leurs familles.

L’homme n’a jamais présenté aux Katangais un quelconque programme socio-économique. Et pourtant chacun sait qu’il veut devenir l’homme le plus riche  d’Afrique, ce qui est son droit. Mais, peut-on impunément poursuivre un tel objectif en écrasant toute une population ?

Après 8 ans de gouvernorat, ce candidat à la magistrature suprême n’a pas été capable de doter le Katanga d’un réseau d’agriculteurs en mesure de fournir suffisamment de maïs, denrée principale dans cette province. Répondre à la demande primaire que constitue l’alimentation n’est-ce pas le premier devoir d’un gouverneur ?

A présent, notre ambitieux personnage veut diriger l’ensemble du pays avec les méthodes qu’il a usées dans le football : la menace, le bluff et la corruption.

Au grand-dam de plusieurs militants politiques, il vient, à coup de millions, d’acheter le plus grand parti de l’opposition, l’UDPS. Avec des méthodes aussi perverses, il met la main sur les dirigeants de certains partis de l’opposition congolaise. Pour ce millionnaire, la scène politique n’est qu’un marché dans lequel, autant les hommes que les organisations sont marchandables.

Chacun peut constater les dégâts que les millions de Monsieur Katumbi ont causés tant au sein de l’UDPS que du Rassemblement : zizanie, rivalité et dislocation. Sans le moindre scrupule, l’homme va jusqu’à « acheter » la dépouille mortelle de l’ancien président de l’UDPS, dont il manipule les conditions de l’enterrement. Même nos valeurs ancestrales ne trouvent aucun respect aux yeux du fameux candidat.

Voilà ce qu’est l’homme que certaines puissances occidentales veulent placer à la tête de l’Etat congolais. Les démocrates du monde devraient se méfier et les patriotes congolais se tenir éloigner.

Une Nation peut-elle être abandonnée à un tel personnage ?

Allons-nous laisser tomber notre pays entre les mains d’un tel prédateur ?

Les Congolais accepteront-ils que la RDC devienne un marché dans lequel l’exploitation minière, l’exploitation forestière, l’exploitation agricole, les industries et que sais-je, tombent dans l’escarcelle d’une seule personne ?

Mboka na biso ezali Zando te…..

La RDC ne mérite-t-elle pas mieux ? En tout état de cause, derrière son discours en trompe-l’œil, Moïse Katumbi veut abattre la démocratisation de notre pays.

 

L’Avenir

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