Ce qu’a été la conférence de presse des Nations Unies hier à Kinshasa

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Comme à l’accoutumée, la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies s’est tenue mercredi 18 novembre 2015 de façon simultanée à Kinshasa et à Goma. Au cours de celle-ci, les traditionnels points ont été abordés, notamment des informations relatives aux activités des composantes de la Monusco et de l’Equipe-pays des Nations-Unies, ainsi que sur la situation sécuritaire qui a prévalu dans le pays au courant de la dernière semaine. Une séance des questions-réponses a enfin couronnée la conférence d’hier animée par le porte-parole de la Monusco, M. Félix Prosper Basse.

Parmi les différentes activités des composantes de la Monusco de la semaine dernière, nous avons entre autres noté la tenue d’un atelier au Sud-Kivu sur la protection des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes. Lequel était organisé conjointement par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), l’Ong Protection internationale et la commission PAJ de l’Assemblée provinciale.

Aussi, le chef de la composante Police par intérim de la Police Monusco, le colonel Tabasky Diouf a ouvert le 17 novembre 2015, un séminaire sur la sécurisation des élections au profit des formateurs UNPOL venues de différents secteurs et sous-secteurs à travers la Rd Congo. Et le 14 novembre dernier, Mme le chef de bureau de la Monusco/Kalemie et le chef de division unique de la province du Tanganyika ont coprésidé la cérémonie officielle de clôture d’une session de formation des formateurs de la PNC/

Une délégation de la Monusco de Beni a effectué une descente au quartier Nzuma dans la ville de Beni pour prendre contact avec les populations, les sensibiliser sur le mandat de la Monusco et les activités de différentes sections substantives. Durant la semaine, les équipes conjointes pour la mise en œuvre de la stratégie opérationnelle intégrée de lutte contre l’insécurité à Beni/Oicha ont poursuivi des patrouilles régulières de sécurisation.

Notons aussi qu’à travers sa section VIH/Sida, la Monusco a continué de suivre le déroulement de l’épidémie de manière à attirer l’attention du personnel et de la communauté locale sur l’ampleur et la nature de la situation, en collaboration avec les institutions locales.

Diverses activités de l’UNICEF et du PNUD

Quant aux activités de l’Equipe-pays des Nations Unies, Mme Florance Marchal, coordonnatrice du Groupe de communication des Nations Unies en Rdc a informé que le Ministère du Plan et l’UNICEF ont présenté hier à Kinshasa un nouveau rapport sur l’éducation en Rdc intitulé : « Vers la réalisation du droit à une éducation de qualité pour tous ». Elle a également annoncé la célébration ce jeudi 19 novembre, de la Journée mondiale des toilettes. Et pour l’Unicef, sans toilettes, la période de l’enfance est encore plus dangereuse à cause de la malnutrition.

Toujours par rapport à l’Unicef, Florance Marchal annonce aussi la tenue de la conférence sur l’équité qui sera conjointement organisée demain vendredi 20 novembre 2015 par l’Unicef et le Ministère de la Femme, Famille et Enfant sous le haut patronat du Premier ministre, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant dont le thème national est : « Equité et droits de l’enfant en Rdc ».

En 2030, toute la Rdc sera éclairée, a dit Florance Marchal parlant que la seconde édition du Forum de développement des énergies renouvelables (FODER 2015) qui a eu lieu à Kinshasa les 13 et 14 novembre derniers avec l’appui du PNUD. A l’issue de cette réunion de haut niveau, la Rdc s’est dotée d’un agenda d’actions-pays qui est une feuille de route dont l’objectif est d’éclairer toute la Rdc à l’horizon 2030.

Vers la promotion de la culture de transparence et de redevabilité, le Ministère des Relations avec le parlement en collaboration avec le PNUD, organise pendant toute la semaine en cours, deux ateliers dans le domaine du contrôle parlementaire. Les parlementaires d’Afrique francophone à l’école de la gouvernance du secteur minier. Florance Marchal fait savoir que près de 60 parlementaires francophones venus de 14 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre participent depuis mardi à Kinshasa à un atelier de deux jours sur la façon de mieux agir pour garantir « la transparence et la redevabilité dans le secteur minier » en fonction de leur triple rôle : législation, contrôle et représentation.

Puis M. José-Maria Arnaz, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) a fait part aux journalistes de Kinshasa et Goma du dernier rapport publié du BCNUDH sur les principales tendances des violations des droits de l’homme au cours du mois d’octobre 2015. Ainsi, a-t-il indiqué que durant ce mois, 407 violations des droits de l’homme ont été documentés par le BCNUDH sur le territoire de la Rdc, une baisse par rapport au mois de septembre dernier où 503 violations avaient été enregistrées.

Les provinces les plus touchées restent les provinces de l’Est de la Rdc : le Nord et Sud-Kivu et l’ex Province Orientale. Les premiers responsables de ces violations sont les agents étatiques (FARDC, PNC, ANR) et les combattants des groupes armés.

Les FARDC et la Monusco maintiennent la situation sécuritaire en Rdc

Par rapport à la situation sécuritaire qui a prévalu la semaine dernière à travers la Rdc, le lieutenant-colonel Amouzoun Codjo Martin, porte-parole militaire de la Monusco depuis la ville de Goma au Nord-Kivu, a indiqué qu’à Kinshasa et dans d’autres provinces situées dans l’Ouest du pays, la situation sécuritaire a été jugée calme. Et dans l’ex Province Orientale, les Forces onusienne et congolaise poursuivent leurs activités militaires, dans le but de neutraliser les éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), « qui continuent de perpétrer des exactions contre les populations civiles dans le Haut et Bas-Uélé ».

Au Nord-Kivu, la situation sécuritaire est généralement calme, mais demeure volatile et imprévisible dans le territoire de Beni. Au Sud-Kivu, l’environnement sécuritaire est globalement sous le contrôle des Forces onusienne et congolaise, et reste dominé par des opérations menées contre les groupes armés, mais également par des redditions volontaires des éléments des forces négatives.

Dans l’ex province du Katanga, la situation sécuritaire quoique généralement calme, demeure cependant tendue. La résurgence des conflits interethniques entre les communautés Luba et pygmées a été rapportée dans le territoire de Manono.

Pour clore ce chapitre, le lieutenant-colonel Amouzoun Codjo Martin a souligné que la Force de la Monusco a mené 1138 patrouilles armées, dont 300 nocturnes, et fourni 48 escortes pendant la période sous examen.

La Monusco toujours prête à rejoindre les FARDC dans l’opération Sukola II contre les FDLR

La séance des questions-réponses a permis aux journalistes de Goma et de Kinshasa d’être éclairés sur leurs différentes préoccupations. D’éléments de réponse leur ont été fournis en majorité par le général Jean Baillaud, commandant adjoint de la Force de la Monusco.

Répondant à une question concernant la reprise de la collaboration entre la Monusco et les Fardc dans le cadre de l’opération Sukola II contre les FDLR, le général Baillaud a indiqué que « Nous (Monusco) sommes prêts. Nous avons, depuis maintenant des années, parce que notre expérience remonte aux combats contre le M23, d’excellentes relations avec toute la hiérarchie des FARDC. Nous avons aussi des principes et des conditions de soutien auprès des troupes déployées ici en Rdc qui sont parfaitement clairs et qui nous permettent d’agir. Nous avons aussi des capacités. Et donc le message que je vais vraiment apporter très fermement, aussi à l’attention des populations qui sont affectées par cette insécurité, est claire .Lorsque les conditions politiques seront déterminées par des autorités compétentes, nous seront prêts à nous engager ».

Il a été appuyé par le porte-parole de la Monusco, Félix Prosper Basse en ces termes : « Effectivement, l’arrivée de M. Maman Sidikou en Rdc suscite des attentes. Evidemment, la présence de la MONUSCO en Rdc a été décidée par le Gouvernement congolais, c’est une volonté des autorités congolaises. Et tous les représentants spéciaux qui se sont succédés jusqu’à ce jour en Rdc, ont mis tout en œuvre pour travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises. Comme vous le savez, le contact n’est pas rompu. Les contacts se poursuivent et des discussions sont entreprises, justement, pour que très rapidement, cette coopération reprenne au plus vite pour le bien des populations civiles. Car nous avons aussi tous constaté que c’est en unissant nos forces, en fédérant nos efforts, mais aussi, en mutualisant nos équipements et nos matériels que nous arrivons à avoir des résultats positifs pour le bien des populations civiles que nous sommes sensés défendre ».

(Lepetit Baende)

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