Ce qu’a dit Kabila…

par -
0 539
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Congrès 2015 : le dialogue et la non-violence

Le dernier discours du Président de la République sur l’état de la nation fait des vagues dans des salons huppés. Selon le côté où l’on se trouve, les commentaires vont dans tous les sens. Mais il convient, après l’article sur l’intégrité du territoire national, paru ans l’Avenir du 16 décembre courant, de réverbérer sur les mots ‘’dialogue’’ et ‘’violence’’ et le contexte dans lequel Joseph Kabila les a employés devant le Congrès 2015 ; objectivité, réalisme et nationalisme obligent.

Abordant cette question du dialogue, le Président de la République a reconnu, à sa juste valeur, que les progrès réalisés au cours de l’année 2015 l’ont été à la faveur de la paix et de la stabilité politique et économique retrouvées. Voilà pourquoi au plan politique, tout en se félicitant de la mise en place de la nouvelle équipe de la CENI, et en vue de permettre à celle-ci d’accomplir sa mission à la satisfaction de tous, Joseph Kabila vient «  d’engager la Nation sur la voie du Dialogue politique national inclusif ».

Le Dialogue s’impose

La mise en place, en cours, du Comité Préparatoire, et celle prochaine de la facilitation internationale, permettront, à brève échéance, le démarrage effectif dudit dialogue, « avec pour objectif de trouver des solutions consensuelles aux questions majeures qui minent le processus électoral, ouvrant ainsi la voie à des élections crédibles et apaisées », dixit le Chef de l’Etat, gardant tendue sa main et soucieux que la sauvegarde des acquis primât sur tout conflit postélectoral.

« Une fois de plus, j’encourage vivement les Congolaises et Congolais à tirer avantage de notre tradition séculaire du dialogue comme mode de règlement des divergences politiques et sociales », a-t-il dit courageusement.

Et de renchérir : « en effet, ce n’est pas par la violence que nous réglerons nos divergences. Ce n’est pas non plus des Nations-Unies, de l’Orient ou de l’Occident que viendront les solutions à nos problèmes. Mais plutôt de nous-mêmes, et par le dialogue entre des Congolaises et des Congolais, mus par la fibre patriotique, et inspirés par l’appel à l’auto-détermination et à l’auto-prise en charge, toujours d’actualité, de nos deux héros nationaux, Patrice Emery Lumumba et M’zee Laurent Désiré Kabila ».

Cette péricope, bien qu’ayant valu des ovations à n’en point finir à Joseph Kabila, n’en reste pas l’une des plus interprétées. Mais l’on retiendra mot à mot que le chef de l’Etat est radicalement opposé à toute forme de violence, d’une part. Et d’autre part, sans s’en prendre aux Nations-Unies ni à d’autres partenaires bi et multilatéraux comme distillé par une certaine opinion, le Garant de la Nation prêche le ‘’made in Congo’’, ‘’Consommer congolais’’,… la prise en charge des Congolais par eux-mêmes, comme du reste ceux à qui généralement l’on tend la main le font pour leurs pays. Quoi de plus normal !

« En ma qualité de Garant de la Nation, J’en appelle, une fois de plus, au sens élevé de responsabilité de chacun et de tous, afin qu’au sortir du Dialogue National, nous soyons plus unis qu’avant, dans la mise en œuvre d’un processus électoral authentiquement congolais, fruit d’un consensus librement dégagé, avec pour objectifs la consolidation de notre jeune démocratie, et la préservation de la paix chèrement acquise, de la sécurité, de la stabilité et des progrès enregistrés sur la voie du développement de notre pays », .

Paradigme de deux projets de sociétés

Un vocable qui fait couler encre et salive, c’est le ‘’projet de société’’, entendant par-là que le Président se veut éternel. Rassurant l’ensemble du peuple et refusant de permettre que les sacrifices consentis ensemble au cours de ces dernières années pour bâtir la paix et la sécurité en Rdc et dans la région, balisant ainsi la voie vers l’émergence, soient compromis, sous quelque prétexte que ce soit, par ceux qui, de mauvaise foi et de manière délibérée, choisiront de rester enfermés dans leurs postures négativistes, refusant le dialogue au profit des complots contre la République et promettant sang et sueur au peuple, Kabila est catégorique : « Il n’y aura ni l’un, ni l’autre ».

« Que notre peuple sache donc que ses intérêts et ses aspirations légitimes à la quiétude et au bien-être seront, en tout temps et en toutes circonstances, sauvegardés et promus par les Institutions de la République », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Là où il lui est promis la mort, nous l’assurons que tout sera mis en œuvre pour protéger la vie. Là où on veut tout détruire, notre engagement c’est de construire et de développer sans relâche nos villes et nos campagnes ». Et de trancher démocratiquement : « A notre peuple de choisir, lors des élections, lequel des deux projets de société lui convient le mieux. A lui aussi de se choisir librement ses dirigeants à tous les niveaux ».

A ce sujet aussi, Joseph Kabila demeure une fois de plus persuadé que l’option à lever sur les modalités de vote prévues à l’article 47 de la Loi électorale : soit le vote par bulletin à papier, soit le vote électronique, pourrait contribuer à réduire substantiellement le coût des opérations électorales.

(à suivre).

(Emmanuel Badibanga)

 

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse