Ce qu’a dit Kabila… Congrès 2015 : l’intégrité du territoire national

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Le dernier discours du Président de la République sur l’état de la nation fait des vagues dans des salons huppés. Selon du côté où l’on se trouve, les commentaires vont dans tous les sens. Mais il convient de réverbérer dans cette série d’articles sur les mots et le contexte dans lequel Joseph Kabila les a employés devant le Congrès 2015, objectivité, réalisme et nationalisme obligent.

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« Je suis devant vous ce jour, une fois de plus, afin de rendre compte de l’état de la Nation », a commencé le Chef de l’Etat, faisant allusion à l’article 77 de la constitution du 18 février 2006. Cela, même si Joseph Kabila n’a pas employé le mot ‘’Constitution’’ dans sa bouche, comme d’aucuns voudraient l’en entendre parler.

A ce sujet, comme escompté, il a de prime abord évoqué la catastrophe naturelle que viennent de connaître plusieurs villes et localités de la Rd Congo, du fait des inondations causées par des pluies diluviennes, et qui ont entraîné la perte de plusieurs dizaines de vies humaines.

Intégrité du territoire

Au-delà de cette tâche noire, exprimant au nom de la Nation attristée et en son nom personnel, ses sincères condoléances à toutes les familles éprouvées, en mémoire des victimes de ces inondations, comme de ceux des compatriotes qui, au cours de l’année 2015, sont tombés sur les différents théâtres des opérations militaires ou ont simplement passé l’arme à gauche, dans l’exercice de leurs charges publiques ou non, une minute de silence a été gardée. Une attitude responsable du père de la nation.

Mais motif de satisfaction, voire de fierté légitime, le Président de la République a relevé le fait qu’en dépit de multiples défis, l’héritage commun légué par les héros et martyrs de l’indépendance demeure préservé, à savoir ‘’un Congo uni, libre et véritablement souverain, dans les limites de ses frontières internationales héritées de la colonisation’’. Comme qui dirait : les acquis du 30 juin 1960 ne sont pas hypothéqués.

Et d’ajouter en guise de fière chandelle à tous les fils du Congo : « Nous y sommes parvenus grâce à nos forces de défense et de sécurité et au concours de tous les Congolais,… la complicité exemplaire entre le peuple et son armée ».

C’est le lieu de mentionner exceptionnellement, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, où les forces négatives, défaites militairement il y a une année, par les vaillantes forces armées. Et de reconnaître que lesdites forces négatives sont passées de la guerre conventionnelle à des actes terroristes ciblés, auxquels les forces de défense et de sécurité s’emploient à mettre fin avec le concours actif et précieux de des populations.

Malgré les flux des réfugiés

La situation dans les zones frontalières du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, a fait également l’objet d’une attention particulière des forces de sécurité, en raison du flux des réfugiés en provenance du Burundi.

La même approche prudentielle et préventive est de mise dans les localités frontalières à la République Centrafricaine, pays où la Rdc a dépêché une unité de ses forces armées afin de contribuer, sous l’égide des Nations unies, à la normalisation de la situation politique et sécuritaire.

« Nous félicitons ici tous les éléments de cette unité, dont l’efficacité opérationnelle reconnue de tous au niveau de la communauté internationale, inspire estime et considération », a dit Joseph Kabila, affirmant que « Fidèle à son hospitalité légendaire et à sa vocation régionale et africaine, notre pays sera toujours aux côtés de nos frères et sœurs d’autres pays en détresse, tout en prenant les dispositions qui s’imposent pour prévenir toute atteinte à sa propre sécurité et à celle de ses habitants », solidarité et prudence obligent.

C’est dans cet esprit que s’inscrit la mise en service d’un système d’identification et de repérage des passagers qui est déjà opérationnel au niveau de 13 postes frontaliers sur les 33 prévus à l’horizon 2017. Ce système permet une information centralisée de contrôle des passagers et des documents de voyage, ainsi qu’une gestion saine et efficace des données migratoires. ‘’Aime ton prochain, plante ta haie’’, convient-il de renchérir.

En définitive, le premier des Congolais a déclaré sans conteste que « l’ensemble du territoire national est aujourd’hui sous le contrôle du Gouvernement de la République », promettant qu’il « le sera chaque jour davantage, en dépit de quelques poches de résistance résiduelles des forces négatives en voie d’éradication … ».

(à suivre).

(Emmanuel Badibanga)

 

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