Ce qu’a dit Kabila…

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Congrès 2015 : enseignement, eau et électricité

Le dernier discours du Président de la République sur l’état de la nation fait des vagues dans des salons huppés. Selon le côté où l’on se trouve, les commentaires vont dans tous les sens. Mais il convient, après l’article sur l’intégrité du territoire national, paru ans l’Avenir du 16 décembre courant et ‘’dialogue’’ et ‘’non-violence’’ publié le jour suivant, de réverbérer aujourd’hui sur les mots et le contexte dans lequel Joseph Kabila a parlé du développement de la Rdc devant le Congrès 2015 ; objectivité, réalisme et nationalisme obligent.

Pour garantir une croissance économique significative et durable en République démocratique du Congo, ainsi que l’émergence d’un entrepreneuriat national et la compétitivité internationale, Kabila reconnait qu’ « il est impératif que notre système d’enseignement universitaire et supérieur permette à nos jeunes d’acquérir des savoirs, des compétences et des aptitudes susceptibles d’aider à réduire la fracture de l’inadéquation formation-emploi ».

Pour ce faire, il a prôné l’enseignement élitiste et non populiste : « la priorité sera accordée à l’éducation et à la formation professionnelle et technique, avec un accent particulier sur la promotion de la science, de la technologie et de l’innovation, facteurs essentiels de la puissance économique de tout pays émergent », a-t-il dit.

Des améliorations progressives

Passant par-là, et en dépit des défis importants restant à relever dans ces secteurs, Joseph Kabila affirme que « l’amélioration progressive des conditions de vie de nos populations et de leur bien-être s’est poursuivie à travers les efforts menés, en partenariat avec le secteur privé, dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable et en électricité, tant dans les milieux urbains que dans les milieux ruraux ».

A l’en croire, cette amélioration se fait à travers la réhabilitation des infrastructures existantes gérées par la Snel et la Regideso, la construction de nouvelles infrastructures, la recherche des solutions palliatives, notamment solaires, et l’importation d’énergie.

Libéralisation du secteur de l’électricité

Elle passe aussi par la réforme et la libéralisation du secteur de l’électricité, la construction et l’exploitation des centrales à moyenne puissance, et la promotion de kits solaires pour réduire l’utilisation des lampes tempêtes et des bougies en milieux ruraux. La compagnie ayant la fourniture d’électricité dans ses attributions ayant du plomb dans l’aile, le Chef de l’Etat a épinglé quelques projets spécifiques dans le secteur de l’électricité. Ce, à court terme.

Il s’agit de la construction achevée du barrage de 13,8 MW à Matebe, dans le territoire de Rutshuru ; inauguré deux jours après ce discours ; la réhabilitation en cours des centrales d’Inga au Kongo Central, de Tshopo dans la Province de la Tshopo ainsi que de Nseke et Nzilo au Katanga qui devrait porter le productible de 800 MW à 1.300 MW et permettre d’améliorer le réseau électrique de Kinshasa, à fin 2016.

D’autre part, la construction largement engagée des centrales de Zongo 2, Kakobola et Katende qui, ensemble, devraient produire près de 230 MW d’ici la fin de 2017, améliorant ainsi la desserte en électricité de plus ou moins 30 millions de Congolaises et de Congolais des anciennes provinces du Bandundu, du Kasaï-Occidental, du Kasaï-Oriental et de Kinshasa.

A moyen terme, il y a lieu de mentionner la construction d’Inga 3 basse chute devant produire 4.800 MW, dont 2300 destinés à la satisfaction de la demande intérieure.

L’entrée en opération de ces différents ouvrages devrait améliorer le taux de desserte en électricité de notre pays qui, quoiqu’étant passé de 9 à 15% ces 3 dernières années, reste encore faible par rapport à la moyenne africaine de 30%.

De l’eau potable pour tous

Dans le secteur de l’eau, les travaux achevés au cours de l’année 2015 sont ceux de réhabilitation et de renforcement des installations d’alimentation en     eau potable de Tshikapa, Mwene Ditu, Ngandajika, Lodja, Kabinda, Lisala, Tshimbulu, Bulungu, Masimanimba et Matadi.

Sont en cours d’achèvement et devraient être livrés d’ici fin décembre 2015 ou juste après, les travaux de réhabilitation et de renforcement des installations d’alimentation en eau potable de Mbuji-Mayi, Kinshasa et Lubumbashi.

Le taux de la desserte nationale en eau potable, aujourd’hui de 26% contre une moyenne africaine de 60%, devrait s’en trouver nettement amélioré.

Si les choses avancent, elles le sont probablement à un rythme non désiré : toutes les populations voudraient voir changée leur situation en en clin d’œil. Mais l’essentiel c’est que même à pas de tortue, dans un pays-continent comme la Rd Congo, des améliorations sont de plus en plus une réalité, peut-on déduire de ce discours et conclure ainsi avec le Président de la République.

(Emmanuel Badibanga)

 

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