Ce matin à l’hôpital du cinquantenaire : Le personnel congolais reprend service

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Une vue de l' entrée principale de l' hôpital du cinquantenaire, à Kinshasa. Ph.R.Okapi
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C’est l’épilogue d’une courte action syndicale qui a eu le mérite d’avoir révélé à la face du monde, le malaise profond, mieux, le climat de terreur insoupçonné instauré au sein de la prestigieuse institution médicale du pays par ses gestionnaires indiens. Trois jours ont suffi pour le corps médical de l’hôpital du cinquantenaire de crier sa colère et sa désolation pour que l’autorité compétente se saisisse de la question. Après moult discussions, infirmiers et médecins congolais, employés dans cet établissement hospitalier ont décidé de suspendre leur arrêt de travail perlé qui n’aura duré que 72 heures. Une levée de grève qui intervient au lendemain de la rencontre entre le ministre de la fonction publique assumant l’intérim de son collègue de la santé, en vacances, et les employés mécontents.

« (…) On a eu des négociations avec le gestionnaire. Le gestionnaire a dit qu’il est prêt maintenant pour pouvoir répondre à nos exigences et puis respecter le code du travail (…) », confirme sur Top Congo Fm, Emmanuel Ngenge, chef du charroi automobile du prestigieux hôpital congolais.

Le mouvement a été suspendu sur demande expresse du gouvernement qui est actuellement en discussions avec la firme indienne, chargée de la gestion quotidienne de l’hôpital renseigne la même source, pour qui, vigilance et prudence s’imposent.

 « (…) Le gouvernement nous a demandé de lever la grève et on l’ a fait et puis on attend encore parce que les négociations continuent  (…) » , confie M.Ngenge qui évoque des pourparlers en cours avec l’ inspection générale du travail au sujet du licenciement massif d’ une centaine de ses collègues.

Il faut dire qu’en plus de ce qu’ils qualifient de ‘’congédiement non conforme aux textes en vigueur de 100 de leurs collègues’’, les grévistes réclamaient également le paiement de plusieurs mois d’ arriérés de salaire.
« (…) Depuis vingt-quatre mois, nous sommes demeurés impayés. Ce qui n’est pas le cas pour nos collègues Indiens employés comme nous. Car, ils n’accusent aucun retard de paiement de leurs salaires mensuels. Nous déplorons la nonchalance coupable des dirigeants de notre pays qui ne se sont jamais souciés de nos conditions de travail, ni sur le plan statutaire, ni du point de vue salarial (…) », déplorait lundi, les grévistes qui menaçaient de radicaliser le mouvement.

Jean Pierre KAYEMBE

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