Ce mardi à Kinshasa: Début des travaux du Comité préparatoire

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Joseph Kabila et Mgr Djomo tiennent au Dialogue politique. Ph/Pius Romain Rolland
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Plus rien ne se met sur le chemin de la tenue du dialogue politique inclusif. Après la libération de quelques prisonniers d’opinion, par la grâce présidentielle, l’ombre de contraintes s’amenuise pour la tenue effective du dialogue. Pour y parvenir, le Comité préparatoire doit se mettre au travail, lequel a pour mission d’élaborer l’ordre du jour ; le chronogramme ; analyser les cahiers de charge de parties prenantes aux assises de Kinshasa, avec comme finalité : baliser le chemin du processus électoral. De ce fait, l’opposition politique, la Majorité présidentielle et la société civile doivent mettre l’intérêt supérieur de la nation avec leurs égos. Ici, c’est le Congo avant toute chose. Ainsi donc, chaque partie prenante au processus électoral ne doit privilégier que l’intérêt de la population.

Il faut dire que la Majorité présidentielle qui avait déposé sa liste dès l’annonce par le Facilitateur, compte l’actualiser au regard des enjeux qui se profilent à l’horizon. Cette famille politique qui affute déjà ses armes, attend prendre part active au dialogue, puisque, la famille politique du Chef de l’Etat se veut pacifique, malgré les accusations formulées contre elle, du fait du refus de pouvoir financer ledit processus, en ce que les élections ne seront pas organisées dans les délais constitutionnelles.

Faudrait-il le rappeler que trois calendriers proposés par la Commission Electorale Nationale Indépendante à la classe politique avaient été rejetés par l’opposition, soutenue par la Communauté internationale à l’époque, soit le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, Martin Kobler, puisque jugé à l’époque indigeste, incohérent et non consensuel. Pourtant, le consensus ne peut se dégager qu’aux travers des assises de l’arbre à palabre africain, à l’instar du dialogue politique. Ce dernier, semble être une lettre morte du côté du Rassemblement, du fait de sa récusation contre Edem Kodjo qui jouit encore de la confiance de ses pairs de la communauté internationale. Qu’adviendrait-il si la communauté internationale continue à témoigner de sa confiance au togolais, tandis que l’opposition radicale se refuse de prendre part au dialogue ?

A en croire les analystes et observateurs de la scène politique : « Rien n’adviendra à la République démocratique du Congo ; le ciel ne tombera jamais et la vie va continuer comme d’ordinaire ».

La MP harmonise sa liste

Pour ce faire, la classe politique consciente de la nécessité de la tenue dudit dialogue, affûte ses armes pour y prendre part active, tandis que les autres en appellent à la ville morte. Laquelle, en cette période curiale, n’a de sens que si la communauté internationale à laquelle le Rassemblement s’est appuyé pour toutes revendications abdiquait le Facilitateur.

Somme toute, la Majorité présidentielle s’est réunie depuis dimanche au Fleuve Congo Hôtel. Le Bureau politique de la Majorité présidentielle élargit aux représentants de cette famille politique du Chef de l’Etat au Comité préparatoire, conduit par son Secrétaire général Aubin Minaku a examiné les questions de l’heure susceptibles de leur permettre d’affuter leurs armes en vue de la participation aux assises. A en croire son porte-parole, André Alain Albert Atundu Liongo, la réunion de la MP est très importante du fait qu’elle se tient à la veille de la convocation du Comité préparatoire. « Cette réunion nous a servi à confirmer la liste des membres de la Majorité présidentielle au Comité préparatoire, à élaborer la liste des membres qui vont participer au dialogue et enfin à évaluer de façon générale la participation de la classe politique à cet important rendez-vous », a-t-il indiqué. Ceci pour dire que la MP se prépare à répondre à l’appel d’Edem Kodjo, qui, à l’état actuel de choses, ne peut être reproché d’avoir manqué de patience pour mettre tous les Congolais et toute la classe politique autour d’une table. «          Aujourd’hui, la tendance essentielle et significative est pour le dialogue qui n’en perd pas son caractère inclusif. Voilà pourquoi, aujourd’hui tous ceux qui ont la passion du Congo et qui ont une conscience républicaine agissante doivent, mardi être présent à l’invitation ou à la convocation du facilitateur », a précisé le porte-parole de la Majorité présidentielle.

Malgré le volte-face d’une frange de l’opposition radicale, et malgré la bonne volonté du Président de la République de libérer l’espace d’expression médiatique par l’ouverture de Canal Futur et Canal Kin TV, puis la grâce présidentielle sur certains prisonniers, le Rassemblement n’est pas rassasié de sa gloutonnerie politique. C’est alors que, certains estiment que trop c’est trop de la part de l’opposition qui, du reste n’a pas gagné les élections, mais se permet de placer la barre très haut.

Dans ce cas, la MP à travers son porte-parole se dit préoccupé des intérêts supérieurs de la Nation et du peuple au dialogue politique inclusif, tandis que l’opposition du Rassemblement continue à s’occuper de leur frustration personnelle et de la façon à prendre le pouvoir par la force.

L’opposition est comptable du processus électoral

Somme toute, il est évidant que l’opposition ne fait rien pour rien. Dans sa gibecière, elle tire les choses en longueur à l’approche de leurs dates fétiches et fétichistes en vue de mettre le gouvernement devant ses responsabilités et l’accuser de n’avoir pas su organiser les élections dans le délai constitutionnel. Ainsi, l’opposition veut se substituer de ses responsabilités d’avoir récusé à trois reprises les calendriers de la Ceni. Lesquels prévoyaient la tenue dans le délai constitutionnel, des élections à tous les niveaux. Cette malice de l’opposition s’avère trop dangereuse au regard de la nécessité d’organiser les élections, mais en dehors du délai constitutionnel.

C’est alors que l’opinion ne cesse de s’interroger sur l’opposition et ses motivations : A quoi joue-t-elle ? Pourquoi s’entient-elle à la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies ? Pourquoi dire une chose le matin et son contraire le soir ?

Selon les indiscrétions, le comportement de l’opposition à cet effet est la stratégie de vouloir reposer encore un autre préalable en ce qui concerne les cas de deux frères greco-congolais. Raphaël Katebe Katoto, l’un des cerveaux moteur du financement de la guerre du 02 août 1998 ; candidat président de la République à Sun City et son jeune frère Moïse Katumbi qui doit répondre de l’atteinte à la sureté de l’Etat devant la justice. Ces deux frères seraient les tireurs de ficelles via G7 interposé pour la simple et bonne raison qu’ils sont réellement le patron du Rassemblement, avec comme guide Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Pour certains, le Rassemblement n’a plus d’arguments valables susceptibles de discuter sur le processus électoral, du fait de ses responsabilités politiques dans ledit processus. Comme en 2005, l’opposition avait invité ses partisans à ne pas s’enrôler ; de même son implication ou son refus de croire que la Rdc n’a plus d’électorat au regard de plusieurs impératifs dont le redimensionnement et/ou la reconfiguration de la carte administrative et politique du pays, qui a aujourd’hui 26 provinces au lieu de 11 provinces. Juridiquement, les cartes d’électeurs en cours sont obsolètes. Y tenir et insister sur l’organisation des élections coûte que coûte risque d’ouvrir une série des procès contre la République si jamais un candidat malheureux venait à soulever l’inexistence des certaines provinces, alors que les anciennes cartes ont conduit au vote. En plus de cela, plusieurs Congolais qui sont morts, dont leurs noms se trouvent dans les fichiers électoraux, ne peuvent participer à ce processus, et enfin la circulation de fausses cartes d’électeurs avec la perte et/ou vol des matériels emportés dans les pays limitrophes du Congo. Somme toute, rien ne sert à vouloir s’accrocher à l’organisation des élections dans un climat malsain, alors que, un peu de patience, la République sortira vainqueur.

Programme de la réunion d’ouverture

A en croire le programme en notre possession, dès le matin aux alentours de 9 heures, c’est l’arrivée, l’inscription et retrait des badges des participants ; installation des participants, cérémonie d’ouverture qui va intervenir à 10h15 et allocution du Facilitateur à 10h20. Après une suspension de séance par le retrait des médias, à 11h15, les participants vont reprendre les travaux à huis-clos et la présentation de l’avant-projet de feuille de route et distribution du document aux participants, a-t-on appris de sources concordantes.

(Pius Romain Rolland   )

       

 

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