Ce 28 novembre 2017 Vers un choc MP-RASSOP

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Dans le contexte post-publication du calendrier électoral, allons-nous assister à un face-à-face explosif ou à un choc frontal, ce 28 novembre 2017, entre la Majorité Présidentielle et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement/Limete ? En effet, ces deux formations politiques ont programmé, à la même date, de manifester à Kinshasa soit pour soutenir le calendrier électoral, soit pour le rejeter. Du côté de la Majorité Présidentielle, c’est son Secrétaire général adjoint, Joseph Kokonyangi, qui a saisi le Gouverneur de la ville province de Kinshasa, pour l’informer de la volonté de sa famille politique d’organiser une marche, afin de soutenir le calendrier électoral publié depuis le 05 novembre 2017 par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Nombreux sont les observateurs de la scène politique congolaise qui voudraient savoir, comment est-ce que l’Hôtel de Ville de Kinshasa va procéder, pour organiser les deux manifestations, et ce, le même jour ? Quelle sera l’attitude du Gouverneur André Kimbuta Yango devant deux regroupements politiques dont les étincelles peuvent provoquer des troubles?

C’est ici que les langues se délient. Il y en a qui disent que le Gouverneur ne va pas procéder autrement, qu’en rappelant à l’attention de tout le monde les dispositions de son Arrêté pris dernièrement et qui interdit l’organisation des manifestations dans la ville province  de Kinshasa. Cette interdiction s’est presque rependue sur toute l’étendue du territoire national. A cette réponse qui est du reste connue de tout le monde, le Rassemblement, par le biais de Félix Tshisekedi, affirme qu’il pleuve ou qu’il neige, la marche sera organisée, pour manifester leur rejet du calendrier électoral. Il accuse la Majorité Présidentielle, via son compte Twitter, d’avoir programmé cette manifestation au risque de provoquer la colère du gouverneur, afin d’annuler toutes les marches de ce jour.

Pour une autre opinion, la République démocratique du Congo est allée très loin dans l’interdiction des marches qu’elle est même parvenue à énerver certaines chancelleries internationales. Cette situation, a comme risque de conduire le pays vers un isolement, mieux un bras de fer entre la Rdc qui a besoin d’un appui conséquent de ses partenaires extérieurs pour l’organisation des élections. Sinon, ceux-ci, reçus dernièrement par Aubin Minaku, n’ont pas caché leur mécontentement quant à ce. Comme pour dire que le comportement de la Rdc est non seulement scruté de près, mais aussi sa réaction est attendue. C’est cette réaction qui peut calmer le contexte qui a tendance à s’emballer.

Au-delà de tout ce qui a été dit, soulignons que la République démocratique du Congo évolue dans le mode de l’information en lieu et place de l’autorisation. Ce qui veut dire que l’Hôtel de ville ne pourra que répondre aux deux regroupements politiques pour leur exprimer son incapacité de prendre en charge la sécurité de deux marches simultanément.  Une raison de plus qui risque de ne pas passer à l’opposition et de provoquer le mécontentement du Rassop.

Sinon, au regard des marches de septembre 2016 qui s’étaient muées en des scènes de pillages et de destruction des biens publics, le Gouverneur de la ville province de Kinshasa n’est pas prêt à autoriser ces marches qui risquent de piéger les éléments de l’ordre, obligés d’appliquer la force au cas où ils se sentaient débordés. Signalons que la marche de la Majorité Présidentielle doit partir de la Gare centrale, avec comme point de chute l’esplanade du stade des Martyrs, en passant par l’avenue de la Libération. L’itinéraire de celle de l’opposition reste inconnu.

Qu’à cela ne tienne, logiquement, après la publication du calendrier électoral, les Congolais devraient tous se focaliser à préparer les élections, en tentant de rencontrer les contraintes, qu’à rejeter en bloc ce chronogramme, au risque d’être traité de mauvaise foi. L’opposition qui a toujours été accusée de rejeter les calendriers de la CENI, devait cette fois-ci prouver à la face du monde de quoi elle est capable, en se préparant pour les élections à venir. Voilà qui laisse transparaître aux yeux d’une certaine opinion que l’opposition n’est pas prête à aller aux élections, qu’elle multiplie les zigzags dans l’intérêt de gagner le temps.

Il vous souviendra que depuis un certain temps, le ministre de l’Urbanisme et Habitat et Secrétaire général adjoint de la Majorité Présidentielle, Joseph Kokonyangi, s’est résolu de réagir coup sur coup à tous les mensonges de l’opposition, mieux de Félix Tshisekedi, patron du Rassemblement radicalisé.

(JMNK)

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