Ce 14 août 2018: Joseph Kabila attendu en vedette à Luanda

L’évolution de la situation en République démocratique du Congo, caractérisée par la désignation du dauphin au président Joseph Kabila Kabange, les accords signés dernièrement au Soudan du Sud pour la paix, mais aussi la situation politico-sécuritaire sur le continent occuperont ce mardi l’agenda des chefs d’Etat dans la capitale angolaise, renseigne notre source.

Autour du président angolais Joâo Lourenço, se retrouveront ses pairs africains. Sont attendus à ce rendez-vous, le président gabonais, Ali Bongo; l’Ougandais Yoweri Museveni, le Rwandais Paul Kagame, le Zambien Edgar Lungu, le Congolais Denis Sassou Nguesso et le RD-congolais Joseph Kabila. C’est le ministre angolais des Affaires étrangères, Manuel Agosto qui, au cours d’une conférence de presse tenue le 10 août dernier, a annoncé la nouvelle de cette réunion de haute portée régionale.

Au menu des discussions, l’évolution de la situation en RDC, les accords signés au Soudan du Sud pour la paix mais aussi la situation politico-sécuritaire sur le continent. C’est autant dire que le Soudan du Sud et la RDC seront au centre des préoccupations. Concernant le Soudan du Sud, il est à noter que ce pays a amorcé une nouvelle ère de paix suite à l’accord du partage de pouvoir conclu entre le président Salva Kiir et l’ex-vice-président Riek Machar, lequel a pris effet le 8 août. Comme si cela ne suffisait pas, Salva Kiir est revenu à la charge, en publiant un décret présidentiel amnistiant Riek Machar et d’autres groupes ayant pris les armes contre le gouvernement depuis 2013. Un geste fort qui aura permis de remettre le pays sur la voie du développement sur fond d’une véritable réconciliation nationale. Le sommet de Luanda devrait donc faire une évaluation approfondie de la dynamique de paix insufflée au Soudan du Sud, en interpellant notamment les deux protagonistes de la crise, Salva Kiir et Riek Machar, à enterrer définitivement la hache de guerre pour promouvoir la paix dont les sud-Soudanais ont amplement besoin.

Quant à la RDC qui vient de créer les conditions de la première alternance politique après la désignation par Joseph Kabila de son dauphin à la présidentielle de décembre 2013, synonyme de son renoncement à rempiler pour un troisième mandat, elle sera sans doute au cœur des discussions. La RDC, un des pays les plus pauvres d’Afrique malgré ses ressources, n’a jamais connu de passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique, le 30 juin 1960. Une fierté somme toute légitime pour Joseph Kabila qui, de ce fait, vient d’entrer dans l‘histoire politique de son pays en lâchant du lest là où ses thuriféraires et inconditionnels cherchaient à le pousser à arpenter une voie anticonstitutionnelle.

Joseph Kabila, fort de l’acte historique qu’il a posé, va à Luanda très requinqué par son partenaire traditionnel, Cyril Ramaphosa qui a séjourné le week-end dernier à Kinshasa. A l’issue de cette visite, un communiqué conjoint a été publié, dans lequel les deux chefs d’Etat ont constaté que la situation sécuritaire était calme à travers toute l’étendue du territoire national congolais. Ceci entrainant cela, ils ont pris acte des progrès importants réalisés dans le processus électoral en cours en République démocratique du Congo, au regard des engagements pris conformément au calendrier électoral publié le 5 novembre 2017 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et prévoyant l’organisation des élections présidentielle, législatives, nationales et provinciales à la fin de cette année.

Même si la Rdc va à Luanda, disons qu’elle n’a rien à attendre des pays africains, d’autant plus que ce pays a levé une option de financer les élections sur fonds propres, parce que les élections relèvent de la souveraineté de chaque Etat. Dans cette optique, quiconque voudrait interférer dans le processus électoral à travers un appui de quelle que nature que ce soit, est du reste prévenu.

(JMNK)

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