Catastrophe naturelle dans le territoire de Nyiragongo: Le chef de groupement de Kibumba appelle Kinshasa à la rescousse

par -
0 332
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Dans une descente effectuée au courant de cette semaine dans le groupement de Kibumba, en chefferie de Bukumu, dans le territoire de Nyiragongo, le constat dégagé par les fins limiers du Groupe L’Avenir  est plus qu’alarmant vu le lendemain incertain, l’allégresse et les inquiétudes  qu’on pouvait lire sur les visages de plusieurs habitants du coin, victimes d’une série d’érosions issues des eaux des pluies qui non seulement ravagent tous les champs de pomme de terre, choux, carrottes, petits pois, haricots et autres cultures régulièrement retrouvées dans cette zone agro-pastorale du territoire de Nyiragongo. Il s’agit de l’unique territoire de la RDC n’ayant pas de cour d’eau, moins encore une source d’eau ou une rivière. Mais aussi des tôles des maisons emportées par les eaux de pluie et les intempéries, ainsi que des murs des écoles et églises écroulées par ce désastre vécu il y a de cela deux mois dans cette entité pour la première fois de son histoire.

En effet, des eaux de pluie sont canalisées par le Gouvernement Rwandais et à partir de la frontière congolo-rwandaise de Gasizi se déversent sur plusieurs villages et localités de ce groupement dont la population vit majoritairement des activités agro-pastorales. Des milliers d’hectares des champs sont régulièrement ravagés par ces eaux de pluie poussant ainsi les paisibles populations du coi n dans une misère accrue, d’autant plus que toutes les cultures  auxquelles elles attendaient les dividendes pour subvenir à plusieurs besoins sociaux primaires dans leurs ménages sont emportées par les eaux et ça crée déjà le désespoir dans le milieu des habitants qui savent même pas à quel saint se vouer.

Des témoins et victimes de cette calamité rencontrés sur le lieu en train de refaire leurs champs avec l’espoir de bien reprendre la saison culturale précisent que la pluie a tout ravagé et continuerons à aménager leurs champs jusqu’à ce qu’ils arriveront à produire des bons résultats, malgré les contraintes climatiques auxquelles ils font face plus de deux mois aujourd’hui, lesquelles ayant débouché sur la  disparition d’une jeune fille de 16 ans emportée par ces eaux mystérieuses qui débordent même de leur lit habituel de canalisation jusque dans les champs des paysans vivant exclusivement de ces activités champêtres.

Loin de ce désastre qui affecte le secteur agricole dans plusieurs groupements de Kibumba et Buhumba dont Kalangala et Hehu pour ne citer que ceux-là, des ponts facilitant non seulement la traversée entre les deux groupements et le ravitaillement des militaires congolais commis à la frontière Congolo-Rwandaise pourtant engagés à défendre l’intégrité et la souveraineté nationale, mais aussi ceux facilitant l’évacuation des produits agricoles vers les grands centres de consommation notamment Goma et autres milieux dont ces produits sont beaucoup plus consommés,  sont sur le point de céder si rien n’est fait à l’urgence par les autorités de la Republique, indiquent-ils.

Une famine exagérée est envisagée dans les jours à venir dans ces deux groupements qui nourrissent des milliers des Congolais vivant à Goma dont le parcours est de plus ou moins 30 Kilomètres. Ainsi donc, la misère de la population est vivement accentuée. Pire encore, plusieurs ménages  victimes de cette catastrophe passent la nuit à la belle étoile et d’autres construisent des maisons de fortune en bâches, car n’ayant pas les moyens susceptibles de soulever une maison soit en planches ou encore en blocs ciment. Face à tous ces faits ci-énumérés, le désastre s’est installé et l’espoir d’un lendemain meilleur s’est envolé. Nombreux parmi eux, sont soucieux de revoir le chemin de leurs champs sans beaucoup de peines. Eric Amani Safari, préfet des études à l’institut Kalangala où l’incident a touché à plus ou moins 80%,  pense que le reboisement serait aussi parmi les solutions palliatives. D’où la nécessité d’inviter les enfants du terroir à planter les arbres anti-érosifs et cela pourra contribuer massivement et durablement à la prévention de ces genres de catastrophes qui ne font qu’appauvrir une population aussi laborieuse et dynamique comme celle des groupements de Buhumba et Kibumba.

De la stratégie prise par l’autorité coutumière locale et son cri de détresse

Le chef de groupement de Kibumba très touché et émotionné par cette situation qui affecte la population de sa contrée  abandonnée à son triste sort sans une moindre oreille attentive des autorités gouvernementales par le biais du ministre provincial des affaires sociales et actions humanitaires au Nord Kivu dont les efforts pour le joindre restent sans suces estime que l’intervention urgente du Gouvernement de la république devra être placé parmi les priorités qui devra tiré de la misere  les Bakumu de Kibumba et autres  compatriotes y vivant comme ceux bénéficiaires de leurs produits de champs. MATUNGULU BATACHOKA Samuel qui lance un  message de compassion à ses administrés victime de ce drame qui a failli encore emportée une dame sauvée de justesse par les passants appelle le Gouvernement à plus d’actions humanitaires en faveur des sinistres qui ne font que croupir dans la misère après le drame et aux organisations humanitaires à avoir un œil regardant sur la situation qui se passe sur place car selon lui si rien n’est fait Kibumba risque d’être invivable dans un avenir très proche d’autant plus la récolte a perdu plus ou moins la moitié de la production.Seule,la canalisation ordonnée de ces eaux de pluie reste la solution durable à cette situation qui ne fait qu’accentuer la misère de la population pourtant vouée à l’accroissement socio-économique et perpétuer l’image agro pastorale qu’incarne la province du Nord Kivu et particulièrement la chefferie de Bukumu dans le territoire de Nyiragongo.

(Marty Da Cruz OLEMBA/Rtga-Goma)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse