Candidat commun des invalidés: Fayulu, un “kamikaze” contre les élections

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Le peu de temps écoulé après la désignation-surprise d’un poids mouche pour représenter l’opposition à l’élection présidentielle avec pour tout programme l’abandon de la machine à voter et le retour de l’«exilé » Moïse Katumbi au pays, n’a pas illusionné longtemps. Les ultra-radicaux de l’opposition à la manœuvre à Genève n’avaient pour objectif que d’empêcher les scrutins d’avoir lieu le 23 décembre 2018. Une simple analyse des propos de leur porte-voix Martin Fayulu. En effet l’éphémère candidat commun de l’opposition à l’élection présidentielle avait déclaré  que « les élections prévues le 23 décembre 2018 devaient se tenir sans machine à voter et  avec un autre fichier électoral que l’actuel qui est corrompu ». Une impossible équation dont il s’est gardé de révéler les voies et moyens de résolution.

Les « bases » respectives de l’UDPS/T Félix Tshilombo Tshisekedi et de l’UNC Vital Kamerhe ne se sont guère laissées berner et ont condamné sans réserve l’étourderie de leurs leaders respectifs qui ont dû, à leurs corps défendant, opérer un revirement à 180° en retirant leurs signatures du sulfureux accord, 24 heures seulement après les y avoir apposées.

De fait, la fameuse plateforme « Lamuka » née à Genève s’inscrit dans la logique du boycott des scrutins prévus en décembre prochain.

Une autre question, toute aussi simple, permet de s’en persuader encore mieux. Puisque, selon Martin Fayulu, faute de tenir les élections à la date du 23 décembre 2018, Corneille Nangaa le président de la CENI devrait quitter ses fonctions avec toute son équipe et partir, de même que Joseph Kabila, le Président de la République en exercice. Ce qui ne serait possible qu’aux termes d’une longue procédure de constitution de nouvelles structures (plénière et bureau) de la centrale électorale qui, d’expérience, n’ont jamais pris moins de trois mois et d’une révision de l’article 70 de la Constitution stipulant que le Président de la République en exercice reste en fonction jusqu’à l’installation du Président de la République issu des élections. Une véritable quadrature de cercle…

La déduction à tirer de cette posture est simple : entre la participation à des élections redoutées et la relance de l’impossible schéma de la  « Transition sans Kabila », c’est la logique de nouvelles négociations politiques avec à la clé le renvoi ‘sine die’ des scrutins.

Par ailleurs, ceux qui doutaient des dispositions de Jean-Pierre Bemba et de Moïse Katumbi à soutenir Félix Tshisekedi ou Vital Kamerhe semblent avoir eu raison. Il apparaît de plus en plus qu’en aucun cas les deux candidats invalidés par la Cour constitutionnelle n’auraient accepté de battre campagne en faveur de l’un ou de l’autre candidat demeuré en lice dans leurs bases respectives des provinces de l’Equateur voire du Haut Katanga.

‘In fine’, Genève n’aura donc été qu’un vrai marché de dupes, avec pour seul objectif la mise sur orbite du ‘kamikaze’ chargé exclusivement de boycotter les élections et saboter tout le processus. Ironie du sort, ledit ‘kamikaze’ vient d’exploser lui-même en plein vol.

 

JMNK

 

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