Campagne contre la fièvre jaune en RDC: Dr Nancy Lokuli révèle les stratégies du Centre de santé « La Gazelle »

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La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aigue transmise par des moustiques infectés. En Afrique centrale elle venait de frapper l’Angola depuis le mois de décembre 2015 avant de se propager jusqu’en République démocratique du Congo.

Une vingtaine de cas ont été confirmés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que  par les autorités congolaises. Parmi des personnes malades, on note 3 cas à Kinshasa et 18 au Kongo Central.

Intervenant sur la VOA/Afrique, le docteur Benoit Kebela Ilunga, directeur de la lutte contre les maladies épidémiologiques au ministère de la santé précise que : « Toutes les personnes reconnues comme atteintes sont des Congolais malades venus de l’Angola. Elles sont revenues au pays pour se faire soigner. Il n’y a donc pas un autochtone parmi elles ». Cependant, aucune personne n’a encore contractée cette maladie  sur le territoire congolais.

Toutefois, les populations sont  invitées à éviter les actions, si petites soient-elles, qui pourraient faciliter la prolifération des moustiques dans notre environnement car ces bestioles se développent facilement dans des flaques d’eau. Il faut savoir couvrir soigneusement les ustensiles content l’eau que l’on garde à la maison pour le ménage afin que les moustiques ne puissent y pondre leurs œufs et proliférer à perfection», prévient le docteur Kebele Ilunga.

Cependant, il y a un brin de l’espoir. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une campagne de vaccination ciblant 6,5 millions de personnes pour tenter d’empêcher la propagation de la maladie mais il y a des catégories des personnes  qui sont exclues de la vaccination: -les nourrissons de moins de 9 mois, sauf lors d’une épidémie quand les enfants âgés de 6 à 9 mois doivent également être vaccinés dans des zones ou le risque d’infection est élevé ;

-les femmes enceintes, sauf au cours d’une flambée quand le risque d’infection est élevé. Parlant de la fièvre jaune et des précautions prises pour contenir cette épidémie ainsi que de ce qu’on entend par les consultations prénatale et postnatale, Mme Nancy Lokuli, Médecin superviseur du Centre de santé « La Gazette » à Yolo nord dans la commune de Kalamu nous donne des précisions suivantes : La consultation prénatale est un examen qu’on fait aux femmes enceintes juste avant leur accouchement tandis que la postnatale que le corps médical appelle C.P.S., entre dans le période allant de 45 jours après l’accouchement du bébé.

En ce qui concerne le message passé aux  femmes qui viennent en consultation, Mme Nancy Lokuli dit qu’elle les informe sur des mesures d’hygiène qu’il faut prendre pour éviter d’être attrapées par la fièvre ainsi que par d’autres infections endémiques. Elles doivent évoluer dans la jurisprudence et vulgariser l’information  pour que celles qui n’ont pas eu le temps de venir au Centre puissent aussi savoir comment se comporter dans la société.

Avantages des consultations prénatales et post natales

Il y a plusieurs avantages. Cela évite à  la femme des complications qui peuvent  arriver lors de l’accouchement et il y a une série de vaccins pour protéger le bébé contre des maladies et des infections.

Une bonne vaccination, un bon suivi aide  à garder l’enfant en bonne santé. Les femmes qui ne viennent qu’à l’accouchement, doivent éviter ce comportement parce que la consultation est vraiment importante. Celles qui ne viennent pas se faire consulter se mettent, sans le savoir à la porte des conséquences néfastes qui peuvent entrainer des morts nés et parfois aussi la mort l’accouchée. Souvent on intervient chirurgicalement par la procédée dite césarienne qui n’est pas une bonne chose.

Cependant, dans l’exercice de notre métier, nous nous butons à certaines difficultés dues au manque criant des matériels adéquats, de vaccin par rapport à la population cible. Les femmes vendeuses ne sont pas régulières au rendez-vous. Surtout en ce qui concerne les finances, nous avons l’impression que tout le monde n’a pas des moyens d’acheter  les fiches de consultation. Dans la plupart de cas, des femmes enceintes qui ne viennent  pas en consultation nous disent qu’elles sont dans l’impossibilité de payer les frais hospitaliers par manque d’argent.

Il y a lieu de demander aux autorités compétentes de mettre en prime un important Centre de santé ainsi que des kilos de vaccin pour protéger toutes les femmes enceintes afin d’éviter de multitudes des morts tant des accouchées que de leurs rejetons.

(Shamy Amisi Betty/Stagiaire)

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