Calendrier électoral et libertés publiques: L’UE, les USA, la Suisse et le Canada chez Minaku

Aubin Minaku s’entretenant hier avec les diplomates occidentaux/Ph. Rémy
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Une délégation des diplomates occidentaux conduite par l’ambassadeur Bert Ouvry, chef de la délégation de l’Union européenne, a été reçue, hier jeudi 16 novembre par le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko. Au menu de ces discussions, les élections en Rdc avec les différentes étapes assorties au calendrier électoral publié par la Commission électorale nationale indépendante.

D’autres matières législatives, notamment, la loi portant amendement à la loi électorale, la loi en cours d’examen à l’Assemblée nationale sur les Associations sans but lucratif, ou encore des questions d’actualité telle que la liberté de manifestations, ont été évoquées par les deux parties.

Au sortir de l’audience, le chef de la délégation de l’Union européenne, entouré des diplomates américain, canadien et européens, s’est exprimé en ces termes : « Nous avons parlé tout d’abord des élections. Et nous estimons qu’une étape importante a été franchie avec la publication du calendrier électoral. Maintenant nous avons échangé sur la manière de procéder. C’était une bonne discussion parce que nous avons parlé sur l’organisation du scrutin, le fait qu’il faut s’en tenir aux différents rendez-vous des scrutins dans le calendrier et aussi le rôle que devra jouer l’Assemblée nationale », dit-il.

Avant de renchérir que c’est par exemple en votant dans les meilleurs délais les amendements à la loi électorale, essentielle pour l’organisation des élections. Nous avons aussi parlé de certaines législations en ce moment en discussion à l’Assemblée nationale. C’est entre autres, une loi sur les associations et une loi sur les défenseurs des droits de l’homme. Nous avons échangé sur certaines inquiétudes qui se posent. Il était important qu’on transmette au président de l’Assemblée nationale les inquiétudes que le débat autour de ces lois pose dans un contexte où on se prépare aux élections et on veut un climat apaisé, un climat dépolarisé pour avoir des élections crédibles. Nous avons finalement échangé sur les droits à manifester en rapport avec les événements qui ont eu lieu hier. Nous avons transmis nos inquiétudes, nos craintes et nos espoirs pour un climat apaisé permettant d’organiser les élections crédibles à la fin de l’année ».

De la déclaration

A l’issue de cette réunion avec le président de l’Assemblée nationale, la Délégation de l’Union européenne a publié une déclaration en accord avec les Chefs de Mission des pays membres de l’Union européenne présents à Kinshasa, des Etats Unis, de la Suisse et du Canada : « Nous sommes vivement préoccupés par les déclarations récentes, attribuées à un certain nombre de responsables des forces de police congolaises et de Gouverneurs de provinces ayant annoncé de manière anticipatoire la perturbation de manifestations pacifiques organisées par la société civile et des partis d’opposition ce 15 novembre », indique-t-elle, avant d’ajouter que de telles déclarations ne correspondent pas aux principes démocratiques et au respect des libertés d’expression et de réunion. Ils sont également contradictoires avec l’engagement du gouvernement de la RDC de soutenir un processus électoral crédible, libre et apaisé en 2018.

Et de souligner que le droit de se rassembler et le droit d’organiser des réunions publiques sont inhérents à tout processus démocratique crédible. Plutôt que de travailler à interdire et perturber ces réunions, le gouvernement congolais pourrait travailler avec la société civile et les représentants de l’opposition pour s’assurer que ces événements se déroulent en toute sécurité et sans incident.

(JMNK)

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