Budget 2017 : les députés invités revoir à la hausse la part de l’agriculture

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Un champ de production de boutures améliorées de manioc/Ph. Tdr
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Près de quatorze ans aujourd’hui après la ratification de la Déclaration de Maputo pour l’augmentation du budget national de l’agriculture jusqu’à 10 %, la Rd Congo n’a jamais dépassé les 3,66 % de la part allouée au secteur. Les paysans producteurs agricoles comme d’autres acteurs du secteur ne cessent de s’alarmer à ce sujet. Ils continuent d’attirer l’attention des autorités compétentes pour l’augmentation du budget de l’agriculture. Ce, en vue de promouvoir le développement de ce secteur vital pour trois-quarts de la population congolaise.

Le Président de la République Joseph Kabila Kabange fait de l’agriculture une priorité. Allusion faite au gigantesque projet des parcs agro-industriels. Cependant, les producteurs agricoles congolais,  travers leurs faîtières nationales, réclament jusqu’à ce jour l’application de l’Accord de Maputo.

Lequel accord a été ratifié par la République démocratique du Congo et d’autres pays de l’Union africaine le 12 juillet 2003 au Mozambique, pour la mise en œuvre rapide du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique, en augmentant la part de l’agriculture jusqu’à 10 % des budgets nationaux respectifs dans les cinq ans qui suivaient.

Et les paysans producteurs agricoles congolais fustigent le fait que depuis la ratification dudit Accord de Maputo, déjà près de quatorze ans aujourd’hui, la part allouée à l’agriculture n’a jamais dépassé les 3,66 % du budget national en République démocratique du Congo. Ils estiment que le budget national de l’agriculture en Rdc ne permet pas de fonctionnement efficace et efficient des services étatiques de l’agriculture et du développement rural, ni un appui conséquent aux organisations paysannes.

Et cela entraîne plusieurs conséquences dont le désintéressement de la population à l’agriculture, la faible productivité du secteur agricole, un faible pouvoir d’achat des petits producteurs agricoles, l’exode rural, une agriculture familiale de plus en plus mise en cause, etc.

Voilà pourquoi, les petits producteurs agricoles congolais réclament-ils l’augmentation de la part allouée à l’agriculture et au développement rural dans les prochains budgets nationaux. Et, exhortent-ils les députés nationaux de penser cette fois-ci à leurs électeurs, en œuvrant pour un budget consistant de l’agriculture.

D’autant plus que le calendrier des travaux de la session ordinaire de mars 2017 et répartition des matières en commissions de l’Assemblée nationale prévoit aussi le contrôle budgétaire. Ce qui fera que cette session parlementaire en cours soit une véritable opportunité offerte aux élus du peuple, pour pouvoir contribuer véritablement à l’amélioration des conditions de vie de leurs électeurs, les petits producteurs agricoles.

Ce, en augmentant sensiblement le budget destiné à l’agriculture et au développement rural, la Déclaration de Maputo pouvant constituer la base de départ, en accordant 10 % du budget national à ce secteur. A savoir les paysans constituent plus de 70 % de la population congolaise. Donc, un  l’électorat non négligeable.

Les organisations congolaises des producteurs agricoles estiment que sur les 10 % du budget de l’agriculture, au moins la moitié devrait être destinée directement à l’amélioration des conditions de travail à la base. Cet effort devrait répondre à des préoccupations relatives notamment à l’accès à l’outil de production amélioré et adapté, l’accès au marché, l’encadrement technique, etc. Ces organisations plaident aussi pour que l’Etat appuie et accompagne les organisations paysannes, en vue d’améliorer leur travail.

« Nous avons besoin d’un encadrement de l’Etat. Maintenant que nous sommes organisés, de la base jusqu’au sommet, et nous constituons 70 % de la population congolaise, nous sommes confiants que notre voix sera entendue », a indiqué un jour à la presse, le président de la Confédération national des producteurs agricoles du Congo (CONAPAC), M. Paluku Mivimba.

Il est aussi confiant qu’une fois le budget de l’agriculture augmenté, il y aura l’amélioration notamment au niveau des infrastructures agricoles (dont les routes de desserte agricole, les entrepôts de stockage, les unités de transformations, etc.) et au niveau de la formation des paysans, la vulgarisation des recherches, etc. « Ce budget peut aussi nous permettre de bien organiser nos structures parce qu’il y a dans le budget une partie pour soutenir la structuration des organisations paysannes. Mais, il faudrait qu’il y ait aussi la volonté des autorités », avait-il ajouté.

(LepetitBaende)

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