Budget 2016 : l’augmentation de la part de l’agriculture vivement attendue

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Le projet du budget national 2016 présenté hier à l’Assemblée nationale est une nouvelle occasion pour les élus du peuple, du moins ceux qui sont soucieux de leurs électeurs, de penser à l’augmentation du budget de l’agriculture en vue de promouvoir le développement de ce secteur vital en Rdc. Surtout que le Chef de l’Etat fait de l’agriculture l’une de ses priorités, allusion faite au gigantesque projet des parcs agro-industriels, les députés doivent veiller là-dessus pour un budget consistant de l’agriculture. Plus de dix ans après avoir ratifié la Déclaration de Maputo, pour l’augmentation du budget national de l’agriculture jusqu’à 10 %, la Rd Congo n’a jamais dépassé les 3,66 % de la part allouée au secteur.

Le premier ministre Matata Ponyo Mapon a présenté hier à l’Assemblée nationale, le projet de budget pour l’exercice 2016. Lequel est évalué à environ neuf milliards de dollars américains. C’est ici l’occasion d’interpeller les élus du peuple pour l’augmentation de la part allouée au secteur de l’agriculture, pêche et élevage et au développement rural dans ce budget national 2016. Ce, en vue de l’amélioration des conditions de vie de leurs bases respectives. Puisque, plus de 70 % de la population congolaise vit de ces deux secteurs vitaux.

Selon un récent rapport de la FAO, cette population congolaise est à ce jour confrontée à l’insécurité alimentaire, le pays étant cité comme l’épicentre de la malnutrition dans le monde à cause de sa forte dépendance aux importations des vivres. Donc, le pays ne produit pas. Ce qui est paradoxale dans la mesure où, avec toutes ses énormes potentialités (quatre-vingt millions des terres arables dont seulement 10 % est utilisé), la Rdc est un pays à grande vocation agricole. Le secteur agricole est donc un secteur vital pour les Congolais. Il devrait ainsi être priorisé.

Pourtant, le budget de l’agriculture n’a jamais dépassé les 3,66 % du budget national. La Rdc est ainsi loin de l’application de l’Accord de Maputo qu’elle a ratifié avec d’autres pays de l’Union africaine le 12 juillet 2003 à Mozambique, pour la mise en œuvre rapide du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique, en augmentant la part de l’agriculture jusqu’à 10 % des budgets nationaux respectifs dans les cinq ans qui suivaient.

Pour un fonctionnement efficace des services étatiques

D’après les organisations des producteurs agricoles, les précédents budgets nationaux de l’agriculture en Rd Congo n’ont jamais permis un fonctionnement efficace et efficient des services étatiques de l’agriculture et du développement rural, ni un appui conséquent aux organisations paysannes. Et cela entraîne plusieurs conséquences dont le désintéressement de la population à l’agriculture, la faible productivité du secteur agricole, un faible pouvoir d’achat des petits producteurs agricoles, l’exode rural, une agriculture familiale de plus en plus mise en cause, etc.

Ceci est une interpellation aux représentants du peuple, de penser à leurs électeurs et d’œuvrer pour un budget consistant à l’agriculture pour l’exercice budgétaire de l’année 2016. « Nous souhaitons que cette session parlementaire soit une opportunité offerte aux élus du peuple de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de leurs électeurs, les petits producteurs agricoles, en augmentant sensiblement le budget destiné à l’agriculture et au développement rural, la Déclaration de Maputo pouvant constituer la base de départ, en accordant 10 % du budget national à ce secteur », déclarait un activiste de la société civile.

Sur les 10 %, au moins la moitié devrait être destinée directement à l’amélioration des conditions de travail à la base, notamment en ce qui concerne l’accès à l’outil de production amélioré et adapté, l’accès au marché, l’encadrement technique, etc. « Nous sommes confiants, comme beaucoup d’autres congolais, qu’une fois le budget de l’agriculture augmenté, il y aura l’amélioration notamment au niveau des infrastructures agricoles (dont les routes de desserte agricole, les entrepôts de stockage, les unités de transformations, etc.) et au niveau de la formation des paysans, la vulgarisation des recherches, etc », a ajouté cet activiste, soulignant que ceci va certainement permettre le développement de l’agriculture familiale, qui est la véritable solution à la faim et à l’insécurité alimentaire en Rdc.

Ce budget peut aussi permettre aux producteurs agricoles de bien organiser leurs structures parce qu’il y a dans le budget une partie pour soutenir la structuration des organisations paysannes. Il faut donc, une bonne volonté politique afin que ce vœu révolutionnaire se réalise.

 

(LepetitBaende)

 

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