Briser les frontières économiques, favoriser l’intégration régionale: Henry Yav Mulang attendu aujourd’hui à l’Assemblée nationale

par -
0 964
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Membre du COMESA, organisation regroupant 19 pays d’Afrique, la RD Congo qui a adhéré librement à ce marché commun ne doit pas seulement vivre en autarcie, mais aussi doit aller en compétition avec les autres pays membres de cette organisation. Mais pour y parvenir, il faut briser les frontières. C’est la raison même de la présentation le vendredi 27 mars à l’Assemblée nationale du Projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance-loi n°011/2012 du 21 septembre 2012 instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’importation.

Henry Yav Mulang, ministre des Finances a du pain sur la planche, pour apporter des explications convaincantes à la représentation populaire pour obtenir le vote de ce projet d’une haute importance pour l’intégration de la RD Congo à la COMESA.

Il faut dire que plusieurs élus du peuple, ont pris parole pour défendre l’intégration pour les uns, et la rejeter pour les autres. A constater le débat engagé au sein de l’hémicycle, sur quinze intervenants, neuf semblent pencher en faveur de cette intégration, mais avec les observations et préoccupations pertinentes.

Les avantages de l’intégration

Pour les tenants de cette intégration, l’exemple type est celui de 1885 lorsque Léopold II laissa le fleuve Congo à la liberté de commerce qui permit de construire le Congo. A cette époque, le pays était mieux économiquement car, traversée et côtoyée par les autres pour son développement. Il s’agit également de l’ouverture de la RD Congo au marché mondial et qu’il faille le voter avec l’application d’un taux direct zéro. Ils soutiennent cependant, qu’on ne peut vivre en autarcie et refuser l’ouverture au monde.

Les élus du peuple voudraient savoir comment le Gouvernement attend prendre des mesures d’accompagnement pour que tous les produits estampés Comesa, soient réellement les produits Comesa ? A ce sujet, ils ont soutenus que nos frontières soient renforcées, nos infrastructures soient modernisées telles les routes, et que le nombre des services à la frontière soit limité.

Dans la même foulée, les élus du peuple voudraient qu’à partir des avantages comparatifs, que les produits non produits en RD Congo s’ils ne paient pas la taxe, la douane, ils seront vendus au prix bas. Cependant, l’inconvénient ce que par rapport aux petites entreprises et les grandes entreprises, les pays voisins développent la politique d’encouragement des industries par l’accès au crédit, l’accompagnement du Gouvernement, la production aux coûts moindre et moins de taxes à la production.

A cet effet, les élus du peuple souhaitent que le ministre des Finances annexe à ce projet la liste des produits, les produits locaux de la RDC qui feront l’objet de la protection.

Partant de tous ces arguments, les élus tenant de cette intégration ont soutenus qu’on ne peut pas prendre le risque de remettre en cause les engagements pris librement par la RD Congo. Il est évident que la RD Congo ne produit pas, car elle est dans une sorte de rendez-vous du donner et du recevoir et que la concurrence est là, tandis que le Gouvernement doit maximiser ses avantages sous contraintes, disent-ils. Du fait que la RD Congo a du mal à mobiliser ses recettes, quel est le fond de fonctionnement de la Comesa et comment cette perte que la RD Congo pourrait enregistrer sera compensée?

Jean-Paul Nemoyato coupe court : la RD Congo doit retrouver sa place de leadership

Le clou de cette soutenance à l’intégration a été l’intervention de l’ancien ministre de l’Economie, Jean-Paul Nemoyato. Ce député élu de la province Orientale, membre de l’opposition parlementaire a donné les raisons de cette intégration, lorsqu’il dit que la configuration géographique de la RD Congo à partir du Sud par le Katanga et le Kasaï sont intégrées à la zone australe ; le Bandundu, le Bas-Congo, l’Equateur intégrées à la CEEAC et la partie Est, notamment la province Orientale, le Nord et le Sud-Kivu, le Maniema sont tournées vers la Comesa. Cette multi-appartenance de la RD Congo, fait de ce géant d’Afrique une plaque tournante de toutes les organisations. Par ailleurs, le choix de cette intégration se justifie par le fait que l’étude faite par un cadre de la DGDA indique que l’adhésion de la RD Congo à la COMESA a une influence négligeable de la perte des recettes douanières du COMESA par rapport à la SADC et que les 19 pays membres du COMESA, aucun d’entre eux n’a le leadership sur les autres et que la RDC a des potentialités. Ces dernières doivent être recadrées économiquement.

Dans une approche dynamique, le COMESA a 450 millions de consommateurs et les projections sur les économies peuvent captiver les autres consommateurs. Il en va de même de la diversification du Parc Agro-industriel dans les autres provinces, à l’instar de ce parc agroindustriel de Bukanga Lonzo qui sera implanté dans la plaine de la Ruzizi, dans le Sud-Kivu. Question d’en faire une politique d’industrialisation avec une production à grande échelle avec un coût à taux faible. Rien qu’avec la production de Bukanga Lonzo et sa diversification dans les autres provinces, la RD Congo peut avoir la place de leadership, a soutenu Jean-Paul Nemoyato.

Tout en appuyant le projet de loi, il appui que l’intégration nationale doit précéder celle d’internationale. « Pour la promotion et la libéralisation du commerce dans le cadre du COMESA, les Etats membres s’engagent à réduire et, en fin de compte, à éliminer conformément au programme adopté par la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Zone d’Echanges Préférentiels (ZEP), les droits de douanes et les autres taxes à effets équivalents, qui sont perçus sur ou en rapport avec l’importation des marchandises remplissent les conditions du régime douanier du marché commun », a souligné Henry Yav Mulang.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse